16/11/2007
Qu'est ce qu'un blog ?
A cette question, dans son "Abécédaire mal-pensant", et dans l'hebdomadaire Marianne, Jean-François Kahn propose la réponse suivante :
"C'est un journal intime transformé en lettre ouverte.
Cela permet d'être entendu quand on parle tout seul.
Seul Sarkozy n'en a pas besoin : la télévision lui en fait office".
Je ne me reconnais pas tout à fait dans cette définition :
- ce blog n'est pas mon journal intime ;
- ce blog est, parfois, une lettre ouverte aux 500 visiteurs qui viennent, chaque mois, le lire, une ou plusieurs fois ;
- je sais qu'il me permet d'être entendu, au moins par certain(e)s ;
- L'avantage de l'écriture sur la parole, même quand on parle "tout seul", c'est de ne pas être interrompu.
Un commentateur, courageusement anonyme, se plaint que "depuis peu la liberté d'expression est devenue inexistante" sur mon blog.
Mon blog n'est pas un forum, même si je me suis toujours réjoui des échanges d'idées.
C'est parce que certains commentaires étaient ouvertement insultants que j'ai pris la décision de payer le supplément qui permet de les modérer.
C'est parce que la suite du commentaire cité plus haut était directement insultant, qui plus est pour d'autres personnes que moi même, que j'ai décidé de ne pas le publier.
Il était d'autant plus inacceptable qu'il était signé "vrai socialiste", ce qui est insultant pour les vrai(e)s socialistes.
Si être un(e) vrai(e) socialiste, c'est insulter les gens, je n'en suis pas.
Ayant été Secrétaire général du Parti Socialiste Européen, qui regroupe les socialistes, les sociaux-démocrates et les Travaillistes de toute l'Union européenne, je sais, qu'heureusement les "vrai(e)s socialistes" ne sont pas comme ça.
Si le "vrai socialiste" tient à sa liberté d'expression, qu'il/elle n'hésite pas à créer son blog. Qu'il/elle le laisse ouvert aux commentaires. Nous ne manquerons pas d'aller lui rendre visite...sans insultes !
08:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)
15/11/2007
Des questions sans réponses
Sauf nous !
Aujourd'hui, tous les socialistes du département vont voter pour désigner leurs candidat(e)s à l'investiture du Parti, et les premier(e)s des socialistes pour les élections municipales, sauf nous, et cela nous fera un pincement au cœur.
J'ai appris, par René Masclet, Secrétaire de la section du canton d'Aire-sur-la-Lys, que, contrairement à tous les adhérents socialistes du département, nous n'aurions pas à voter le jeudi 15 novembre, le canton étant "réservé".
J'ai appris, par la même occasion, que non seulement le canton, mais la ville était également "réservée", la liste étant même "verrouillée" et ce, avant même le vote des militants de la section d'Aire-sur-la-Lys pour désigner le "premier des socialistes".
J'ai eu confirmation de cet état de fait par une déclaration de notre député dans "La Voix du Nord" du dimanche 11 novembre : "le canton est certes dit "réservé", mais depuis longtemps".
Comme de nombreux camarades de la section d'Aire-sur-la-Lys je me pose les questions suivantes que j'ai posées, sans succès à ce jour, au Premier Secrétaire de la fédération départementale :
1) Sur la décision :
a) Le Conseil fédéral étant le seul organisme statutaire habilité à prendre une décision de "réservation", à quelle date se rapporte ce "depuis longtemps" et quel a été le résultat du vote ?
b) Pourquoi n'y-a-t-il eu aucune concertation avec les socialistes du canton, avant de proposer cette décision au Conseil fédéral ?
c) Quels arguments ont été avancés au Conseil fédéral pour l'amener à prendre cette décision ?
2) Sur l'information :
a) Une fois la "décision" prise par le Conseil fédéral, par quel(s) moyen(s) les militants en ont-ils été informés ?
b) Pourquoi, si le canton était "réservé", l'appel à candidatures incluait-il néanmoins le canton d'Aire-sur-la-Lys ?
c) Pourquoi ne pas avoir informé les candidats à l'investiture du parti que leurs candidatures n'étaient pas recevables, le canton étant "réservé" et avoir demandé un RIB et une autorisation de prélèvement à Maïtena Delassus ?
Tant que je n'aurai pas de réponses claires, précises et satisfaisantes à ces questions simples, je me considérerai comme "en congé" de ce parti au sein duquel je milite depuis plus de 40 ans et auquel je dois tant.
07:25 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (21)
14/11/2007
Dissolution du groupe d'extrême droite au parlement européen
Le groupe d'extrême droite du parlement européen a été officiellement dissous à Strasbourg. Cinq parlementaires roumains qui avaient permis sa constitution lors de leur arrivée en janvier 2007, ont claqué la porte de la formation composée notamment du Front National (FN).
Les membres du Parti de la grande Roumanie n'ont pas supporté les propos tenus par Alexandra Mussolini, membre italienne du groupe, après une série de crimes imputés à des immigrés roumains en Italie. La petite fille du Duce avait décrit les Roumains comme des "délinquants d'habitude" et demandé l'expulsion de l'ambassadeur roumain à Rome. Le groupe qui comptait 23 membres est donc passé en dessous de la barre des 21 députés qui lui permettait de se constituer en groupe avec les moyens qui y sont associés.
Les Français du Front national en constituaient le noyau avec sept parlementaires, aux côtés de députés belges, roumains, bulgares, italiens, d'un Autrichien et d'un Britannique
18:24 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)
L'extrême droite européenne victime des nationalismes
Les députés socialistes se sont félicités, aujourd'hui à Strasbourg, de l'annonce officielle de la dissolution du Groupe d'extrême-droite présidé par le français Bruno Gollnisch.
"Nous nous réjouissons que ce groupe qui n'appartient pas à la démocratie européenne ait été dissous", a déclaré Martin Schulz, le chef de file des Socialistes européens après l'annonce officielle de la dissolution du Groupe Identité-Tradition-Souveraineté, par le président du Parlement européen.
L'internationale des ultranationalistes n'existe plus et ne pourra plus utiliser l'argent du contribuable européen pour ses campagnes xénophobes et néo-fascistes et c'est une très bonne nouvelle.
L'annonce de la dissolution de ce groupe, avec effet immédiat, a été accueillie par des applaudissements nourris dans l'hémicycle strasbourgeois.
14:41 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)
Union ratée
L'Echo de la Lys titrait il y a peu : "un mariage de raison est possible".
Ce "mariage de raison" est-il encore possible aujourd'hui ? Sur ce blog, je précisais : "je ne crois pas au succès des mariages forcés". Comment accepter un mariage, même forcé, après un viol ?
Car c'est bien de viol qu'il s'agit : viol de nos consciences et de nos convictions.
Contrairement à ce que les violeurs tentent de faire croire, les violé(e)s ne sont pas consentant(e)s et ne pardonnent pas. Leurs cris sont légitimes.
Dans le cas présent, pas de tentative de séduction, ou de conviction : la prise en force, dans la douleur, de la majorité des socialistes de la ville !
En prétendant qu'une décision a été prise "depuis longtemps" par le Conseil fédéral.
En décidant sans aucune concertation.
En prétendant, contre toutes évidences, que les candidat(e)s à l'investiture étaient informé(e)s de cette pseudo-décision, l'irréparable a probablement été commis.
En septembre de l'année dernière j'avais écrit à une personne, qui se sentait une vocation charismatique irrésistible à constituer une liste, afin que nous puissions examiner la possibilité de joindre nos forces, pour la victoire de la gauche dans notre ville : il n'a jamais répondu : probablement assuré déjà qu'il serait imposé par l'appareil du parti, contre la volonté de la majorité des socialistes locaux.
Celles et ceux qui ont décidé d'agir ainsi porteront la lourde responsabilité d'une défaite annoncée et méritée : rien ne peut être imposé de cette façon aux électrices et aux électeurs.
07:45 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (4)


