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01/11/2012

Philosophie magazine, spécial BD

La vie a-t-elle un sens ?

 

Philosophie magazine, hors série

Spécial Bande Dessinées

 

"La question du sens de la vie est comme le fameux sparadrap du Capitaine Haddock"

"Dans le visage de Charlie Brown, la version de la condition humaine."

"La comédie est le seul moyen sérieux de considérer la condition humaine, car elle dit la vérité avec le plus d'éloquence".

"Je pense que j'ai découvert le secret de la vie : tu tournes en rond jusqu'à ce que tu t'y habitues" (Charlie Brown)

"Rantanplan nous avertit que les mots ne doivent pas être coupés de la réalité sensible"

"Superman est l'archétype de la somme d'aspirations collectives"

"Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" (Spiderman)

"Le monde de Lucky Luke propose bel et bien une subtile mise en cause de la paranoïa sécuritaire de notre temps"

"La bande dessinée nous rend sensible à une empathie généralisée"

"Ce que Manara avait dessiné il y a 40 ans, et que les filles d'aujourd'hui portent en étendard, c'est qu'être une femme n'est évidemment pas être un objet, mais, plus subtilement : un objet quand je veux, si je veux"

 

Une vingtaine de philosophes, parmi les plus connus nous parlent de bandes dessinées, non moins célèbres.

 

Avec des planches originales de Lewis Trondheim (grand prix d'Angoulême 2006), Aurélia Aurita (auteur de l'époustouflant "Fraise et chocolat", pas pour les enfants), JUL (auteur de "Silex and the city"). Celles que j'ai préférées sont de Marc-Antoine Mathieu, auteur de "3''", qui en une petite histoire de six planches, pose les questions essentielles :" A quoi servirait l'illusion d'agir ?" - "A vivre, par exemple !"

 - "Alors la vie serait vide de sens ?" "Oui, mais pleine de directions !"

 - "A nous la liberté de faire, d'agir libre, et tant pis si c'est une illusion"

 - "Après être revenu de tout, il est bon de repartir de rien"...

 

08:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, philo

28/10/2012

Octobre 1943

La paix des dupes

Philip Kerr

Livre de poche policier n°32732

 

1943. Roosevelt, Churchill et Staline, qui à cette occasion quitte l’URSS pour la première fois, se retrouvent à Téhéran pour parler de l’ouverture d’un deuxième front contre l’Allemagne, à l’ouest.

Les suspicions sont grandes et les arrières pensées sont lourdes. Chacun de leur côté Roosevelt et Staline ont pris des contacts avec Hitler pour envisager une paix séparée. « La paix des dupes ». Le degré de division entre les alliés était évident, « soucieux de la forme que revêtira l’Europe de l’après-guerre ». « Seul l’imbécile descend de l’arbre pour aller regarder le tigre blessé droit dans les yeux ».

Staline avait-il peur que l’armée russe se mutine, comme en 1917 ?

Après Stalingrad et el-Alamein, Hitler a compris qu’il ne pourrait pas gagner la guerre. Mais il est décidé à ne pas la perdre. Himmler espérait-il secrètement que les Américains exigeraient qu’il remplace Hitler à la tête du Reich ?

Le secret de la rencontre n’est pas bien gardé et un général SS organise un commando chargé d’assassiner les dirigeants alliés, afin de forcer les alliés à négocier.

Il est question également des atrocités commises à Katyn, des milliers d’officiers polonais assassinés par l’armée rouge en 1940, ainsi que dans les camps des 250.00 Allemands prisonniers des Russes après les défaites de Stalingrad.

A partir de cette trame historique, Philip Kerr, l’auteur de « La trilogie berlinoise » nous offre un mélange de roman d’espionnage et d’enquête policière, avec son style imagé habituel, mais sans son héros récurent, Bernie Gunther.

Philip Kerr est Britannique, et sa sympathie va sans conteste à Churchill, « le seul homme au monde susceptible d’incarner la vérité et de faire preuve d’un courage qui soit à la hauteur de cette vérité ».

 

« Etre empirique, c’est se laisser guider par l’expérience, et non par les sophistes, les charlatans, les prêtres et les démagogues »

« Ma stupidité n’est pas aussi profonde que votre intelligence »

« Si Dieu ne peut altérer le passé, les historiens eux en sont capables, et c’est peut-être ce qui Le persuade de tolérer leur existence »

« A la fin de sa vie, aucun honnête homme ne souhaiterait revivre sa propre existence » (Schopenhauer)

 

08:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

25/10/2012

Que sais-je ? sur l'histoire de l'Arménie

L'Arménie

 

Claire Mouradian

 

"Que sais-je ?" n°851  (PUF)

 

 

Ce livre nous dit peu sur l'Arménie d'aujourd'hui : "un espace étriqué et enclavé, des potentialités naturelles limitées, des voies de communication et d'approvisionnement contrôlées par des voisins plus ou moins hostiles.". Seul le dernier chapitre parle de l'époque contemporaine. Il est plus consacré aux Arméniens, et en particulier à la majorité d'entre eux, ceux de la diaspora,  qu'à l'Arménie.

 

L'Arménie antique et médiévale nous explique la fierté de la Nation arménienne. L'Ourartou dès le IXe avant J.C. Tigrane le Grand (95/55) et son Empire arménien de la mer (Noire) à la mer (Méditerranée).

 

L'Arménie victime très tôt de l'hégémonisme de ses puissants voisins. L'Empire perse de Cyrus au VIe siècle avant J.C., puis iranien, qui met fin  à l'Etat arménien pour quatre siècles en 428, peu de temps après avoir été "le premier Etat à adopter le christianisme comme religion officielle en 301". Avec l'intermède de l'Empire romain, représenté par les légions de Pompée.

 

Plus tard, "Byzance, en ruinant les capacités combatives des Arméniens a favorisé l'expansion turque en Anatolie". Dès lors, les Turcs deviennent l'"ennemi héréditaire". Les Azéris n'étant qu'une version de Turcs.

 

"Les destinées des Arméniens (de la Méditerranée) vont être solidaires de celles des Croisés". Le dernier roi du royaume arménien de Cilicie, Léon de Lusignan,  meurt en exil à Paris, et son cénotaphe se trouve dans la basilique des rois de France à Saint-Denis.

 

Du XVe au XIXe, les Arméniens vivent sous le joug des Ottomans et des Iraniens qui parviennent à un accord de partage en 1639. Pris entre Turcs et Persans,  les Arméniens se tournent vers la Russie orthodoxe. En 1813, la Russie annexe l'est de l'Arménie, après trente ans de guerres contre les Turcs et les Persans.

 

En  1914, les Arméniens sont divisés, comme leur territoire : 180.000, vivant à l'Est, sont mobilisés dans l'armée russe, 250.000, vivant à l'Ouest, dans la région renommée par les Turcs "Anatolie", sont enrôlés dans l'armée turque.

 

En 1915, les autorités turques décident de régler "la question arménienne" en procédant à un gigantesque "nettoyage ethnique" : entre 1 et 1,5 millions de victimes, soit les 2/3 de la population arménienne.

Un génocide, avant que le mot ne soit inventé.

 

A la fin de la 1ère guerre mondiale, la République est proclamée, dans la partie orientale,  qui était occupée par la Russie, mais dès 1920, la jeune république arménienne devient "soviétique" : "Plutôt les Russes que les Turcs !".

 

En 1991, "les Arméniens plébiscitent l'indépendance à 99% avec une participation de 95%."

La même année, le Karabagh, peuplé à 85% d'Arméniens,  proclame à son tour son indépendance. Le conflit, à ce sujet, avec l'Azerbaïdjan, dure toujours.

 

 

11:27 Publié dans Livre, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

24/10/2012

Bidochon, 21e siècle, 21e album

Les Bidochon sauvent la planète

 

Binet

 

Editions "Fluide glacial"

 

 

Un album qui devrait faire sourire même les "Khmers verts".

Qui n'a jamais eu de problèmes pour savoir dans quelle poubelle mettre tel ou tel emballage ?

Qui n'a jamais pesté contre ces ampoules dont l'allumage est loin d'être instantané et l'éclairage très relatif ?

Qui n'a jamais été dubitatif sur les injonctions à économiser l'eau en se lavant les dents, soit disant pour sauver la planète ?

 

Binet se moque avec gentillesse, non pas des Bidochon, ces Français "moyens", mais de nos petits travers et nos grandes illusions.

Binet nous parle de nous, et cela fait son succès.

 

Ce dernier album, paru en feuilleton dans "Midi Libre",  a égayé mes vacances. Je l'ai relu avec autant de plaisir en ce début d'automne.

 

 

 

09:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bd

20/10/2012

peintre polisson ?

Fragonard

 

L'invention du bonheur

 

Sophie Chauveau

 

Editions Télémaque

 

 

J'ai découvert les livres de Sophie Chauveau en lisant ses excellentes biographies de trois peintres de la Renaissance florentine : Lippi, Botticelli et da Vinci.

 

Pour le "Siècle des Lumières", elle a commencé non pas avec un peintre mais avec Diderot. Elle revient à la peinture avec cette biographie de Fragonard. "Il a commencé à peindre en Marivaux des couleurs, il a fini en La Fontaine cynique après avoir été toute sa vie un Diderot du pinceau. C'est dire s'il a épousé son siècle."

 

 

"Le Progrès est l'idée neuve du règne de Louis XV"

 

"Le règne de la Pompadour a ouvert une ère de modernité et d'intelligence dans les arts."

 

"Il ne voit plus les choses qu'à travers du tableau qu'il pourrait en tirer"

 

"Très froissés mais toujours vides, les lits racontent à l'imaginaire des amours comblées."

 

 

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture