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10/05/2011

après le 9, le 10 mai...

Putain, 30 ans...

 

 

Je viens de réaliser deux choses :

1) toutes les personnes qui ont moins de 48 ans n'ont pas voté le 10 mai 1981 pour la victoire de Mitterrand...et cela fait beaucoup de monde !

2) sur ces trente dernières années, Mitterrand a été président presque la moitié du temps, moins deux fois deux ans de cohabitation, mais en ajoutant cinq années de gouvernement Jospin, cela fait donc quinze ans à droite et quinze ans à gauche...

 

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été intéressé par la vie politique : 1958 : le retour de De Gaulle, la guerre d'indépendance de l'Algérie, avec, à Paris les attentats et les manifestations (en particulier le jour des morts du métro Charonne).

 

Mais le tournant de l'engagement date de 1965 : la première élection du candidat de la République au suffrage universel, François Mitterrand candidat unique de la gauche, ma demande d'adhésion à la FGDS, pourtant motivée, mais refusée par Charles Hernu,  parce que je n'avais que 16 ans ; ma première rencontre avec celui qui n'était alors que l'ex candidat à la présidentielle, à l'occasion de la sortie de son livre "Ma part de vérité". Il me pose des questions sur ce que je fais, et me parle de Jean-Christophe, comme moi étudiant en Histoire à Vincennes.

Nouvelle rencontre en 1978, alors que je suis le suppléant de Jacques Guyard, futur ministre, et que François Mitterrand vient nous soutenir dans notre campagne.

Rencontre avant 81,  alors qu'il est Premier secrétaire du PS, et que je suis Secrétaire général des cheminots socialistes,  et qu'il s'intéresse de près aux socialistes militants dans les entreprises, qu'il veut détacher de l'influence du CERES de Chevènement.

1981 : Mes collègues socialistes français qui partent dans les cabinets ministériels, alors que je reste au groupe socialiste du parlement européen (putain, 30 ans !)... 

J'ai vu François Mitterrand deux fois au Parlement européen, avec quasiment quatorze ans d'écart. Les deux fois, il a donné, de façon magistrale, une impulsion à l'Europe.

Regret de ne jamais avoir été à l'Elysée, alors que je fréquentais assez souvent Matignon,  de 1981 à 1984.

Dernière rencontre, émouvante, au siège du PS où il vient "faire un tour" après ses deux septennats.

09:56 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique

26/04/2011

ce que pourrait faire le directeur du FMI

DSK au FMI

 

Enquête sur une renaissance

 

Stéphanie Antoine

 

Editions du Seuil

 

 

Le moins que l'on puisse dire est que cette journaliste de "France 24" n'est pas très critique à l'égard du "managing director" du FMI.

 

Il est arrivé à la tête d'une institution déconsidérée par ses méthodes ultralibérales,  face à la crise asiatique de la fin des années 90, ou dans les pays africains."Réconcilier le FMI avec les pays qui perçoivent l'institution comme un despote". Institution au bord de la faillite.

 

Elle démontre qu'il a changé le FMI, "avec une volonté politique de produire du changement". Il l'a rendu légitime et efficace, non pas en dépit du fait qu'il soit socialiste, mais justement parce qu'il ne croit pas en la toute puissance des marchés, à l'instar de son lointain prédécesseur, Keynes. Et c'est justement cela qui a permis de faire face à la crise mondiale,  causée par les dérives de la spéculation financière.

"Mettre en place un plan de relance afin de soutenir la demande intérieure. On ne peut pas s'en remettre exclusivement à la politique monétaire".

"Si la relance était globale et coordonnée, elle aurait un impact important". "Il n'y a pas de solution nationale".

 

Il est "parvenu à vendre l'or de l'institution pour créer des prêts à taux zéro à destination des pays pauvres". Enfin une partie (1/8e)...

Il a nommé le ministre des finances sud-africain à la tête du comité sur la réforme de gouvernance du FMI.

 

"DSK affirme que les gouvernements du monde doivent se préoccuper avant tout de l'humain"

 

 

"En politique, il faut un puissant moteur d'agressivité"

 

"Le Fonds passe pour être le flic de la planète alors qu'il est en fait le médecin du système financier"

 

"Il faut lutter jour après jour pour corriger les inégalités et faire en sorte que le résultat de son action ne soit pas seulement l'enrichissement de la collectivité pour elle même, mais la réalisation de chacun en termes d'éducation, de santé.

Un programme que vous pouvez mettre en œuvre en tant que maire d'une ville ou comme directeur général du FMI." (DSK)

08:39 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk

27/03/2011

si vous pouvez voter aujourd'hui...

Dimanche, c’est élection dans le canton !

 

Il y a des gens, comme moi, qui n’ont pas la chance de pouvoir voter aujourd’hui : pas le bon canton.

Il y a beaucoup d’endroits où j’aimerais voter aujourd’hui : des endroits où je voudrais favoriser l’élection de quelqu’un(e) qui me semble bien ; beaucoup d’endroits où je voudrais pouvoir voter pour empêcher l’élection d’un(e) malfaisant(e) ; certains départements où la majorité pourrait changer à 1 ou 2 sièges près…

Malheureusement chez moi, comme dans la moitié de la France, nous ne votons pas aujourd’hui. Alors, si vous,  vous pouvez voter, s’il vous plait : faîtes le pour moi !

 

21/03/2011

Diffusion des idées xénophobes, racistes, anti-musulmanes

Quand on diffuse les idées du Front National...

 

 

 

Quand un ministre de la République est condamné, deux fois, pour propos racistes, quand son successeur, qui semble pourtant si bien élevé par l'ENA, tient des propos de même tonalité, les idées de l'extrême droite se diffusent, infusent, se banalisent.

 

Tout le monde sait que lors de la dernière élection présidentielle, le candidat de la droite avait tout fait, avec un succès certain,  pour rallier les suffrages xénophobes.

Mais aujourd'hui le mécontentement est tel que ces électeurs en quête de boucs émissaires préfèrent voter pour l'original que pour la version édulcorée.

Le Front National fait donc un score historique. Comme l'abstention. Mais n'est-ce pas le même symptôme d'affaiblissement de l'esprit civique, républicain ?

 

L'UMP n'a qu'à s'en prendre qu'à ses choix politiques...ou à sa trop grande proximité d'idées.

Il est clair maintenant que la majorité présidentielle ne pourra gagner les prochains scrutins, présidentiel et législatif, qu'en faisant alliance morale et idéologique,  sinon politique,  avec l'extrême droite. Le refus d'appeler à voter pour les candidats de gauche face aux candidats d'extrême droite n'est qu'un signe de plus de cette alliance implicite.

Cela nous promet des moments difficiles dans le proche avenir...

 

Faire barrage au Front National : évident si un candidat de gauche est en face, mais si c'est un candidat UMP professant les mêmes idées que le FN ?

J'ai voté Chirac contre Le Pen, traumatisé par l'élimination de Lionel, mais, malgré tous ses défauts, Chirac, s'il a joué sans scrupule sur la corde sécuritaire, ne peut être soupçonné de trop grande proximité avec les idées des Le Pen.

Si j'avais, malheureusement,  à choisir entre un candidat du Front National et Mr Hortefeux, ne serais je pas tenter de les considérer comme "blanc bonnet et bonnet blanc" ?

 

 

Le PS a fait un bon score, aidé par le fait que le type de scrutin favorise les sortants qu'il avait en nombre. Le mode de scrutin va lui permettre de gagner des cantons, par dizaines ? Par centaines ? J'espère de gagner quelques départements, pour conduire une autre politique.

Mais le PS n'a pas fait le score exceptionnel que j'espérais du fait de l'impopularité du pouvoir en place.

Il y a eu beaucoup d'abstentions, surtout chez les jeunes. Comment vont voter ceux-ci lors du prochain scrutin présidentiel ?

15:37 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

08/03/2011

8 mars

100 ans de luttes

 

Nous célébrons aujourd'hui la journée internationale des droits de la femme, dont ce 8 mars 2011 est d'ailleurs également le centième anniversaire. Combien de progrès ont été réalisés en cent ans de lutte pour l'émancipation féminine et l'égalité des chances entre hommes et femmes! Mais il reste encore bien du chemin à faire, et les droits acquis dans ce domaine, comme d'ailleurs dans tout le champ de l'action sociale, doivent être défendus et approfondis au titre de valeurs universelles.

 

Je relève dans le rapport voté aujourd'hui au  Parlement européen sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'Union européenne :

 

- Les femmes ayant des enfants consacrent moins d'heures au travail que celles qui n'en ont pas, contrairement aux pères de familles, qui travaillent plus que les hommes sans enfants. Ils attendent que le repas soit prêt pour rentrer à la maison ?

 

- Pour les 2/3 ce sont les femmes qui assument la prise en charge des personnes dépendantes adultes. Après les enfants...

 

- 58,9% des diplômés, dans l'Union européenne, sont des diplômées. Une grande avancée par rapport au début du siècle passé, ou comparé à la situation dans les pays les moins développés, où les petites filles sont moins scolarisées que les garçons.

 

- "Insiste sur le fait que l'éducation joue un rôle central pour inculquer aux enfants, dès leur plus jeune âge,  la notion d'égalité hommes/femmes, ainsi que pour leur faire accepter des cultures différentes et comprendre l'impact de la discrimination et des préjugés"

 

- "Invite à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives."

 

Les combats continuent...

 

13:19 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, politique