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25/05/2009

lait : les choix idéologiques de la Droite

Lait : les résultats d'un choix idéologique

 

Le prix du lait baisse pour les producteurs, au point de tomber en dessous du seuil de rentabilité, mais il ne baisse pas pour les consommateurs.

 

La Droite a fait le choix de la dérégulation et de la "libre" concurrence.

Ce choix s'est traduit, en 2003, par la planification de la disparition progressive, d'ici 2015,  des "quotas" laitiers,  à prix garanti, système qu'un gouvernement de gauche avait mis en place en 1984.

Les zones de haute et moyenne montagne, où la productivité et la collecte sont les plus difficiles,  seront les plus touchées.

Une seule solution : rétablir les mécanismes de régulation.

La Politique Agricole Commune, y compris les "quotas" laitiers,  sera un des sujets essentiels du prochain mandat du Parlement européen que nous allons élire le 7 juin.

Et si nous allions, ce jour là, voter,  de façon efficace,  pour lutter contre les dérégulations ?

 

 

13:13 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

Temps de travail des routiers

LES ROUTIERS INDEPENDANTS DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉS COMME LES AUTRES

 

Sous la pression des eurodéputés socialistes, le Parlement européen a rejeté,  par 332 contre 307, une proposition de la Commission qui aurait abouti à exclure les routiers indépendants de la législation européenne sur l'aménagement du temps de travail.

 

Il est essentiel que tous les transporteurs routiers soient logés à la même enseigne.

 

Les socialistes européens sont parvenus à rallier un front contre une proposition qui aurait abouti à un recul de la protection sociale pour une partie des travailleurs de secteur.

 

Lorsque la santé des travailleurs et la sécurité routière sont en jeu, tout le monde doit être traité sur un pied d'égalité. L'adoption de la proposition de la Commission aurait créé une discrimination inacceptable entre les routiers salariés, protégés par la réglementation européenne, et les indépendants. Elle aurait encouragé les entreprises à recourir à de faux -indépendants et ouvert la voie au dumping social.

 

La Commission européenne a pris note du résultat du vote. Le Parlement européen issu des élections européennes de juin sera saisi à nouveau du dossier.

 

Les Socialistes européens militeront pour inclure de manière permanente les routiers indépendants dans la réglementation européenne.

 

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

24/05/2009

A la recherche du temps perdu

A la recherche du temps perdu

Adaptation du texte de Marcel Proust et dessins de Stéphane Heuet

Cinq volumes parus : « Combray », « A l’ombre des jeunes filles en fleurs » (2) et « Un amour de Swann » (2)

Editions Delcourt

 

« Longtemps je me suis levé de bonne heure » : tout le monde connait cette entrée en matière. Marcel Proust avait raison de le signaler : dans le monde qu’il décrit,  il est  évident que ce n’était pas l’habitude.

« Combray » : les souvenirs d’enfance, déclenchés par la fameuse madeleine,   l’attente du baiser de maman le  soir avant de dormir, une grand-mère qui s’inquiète pour l’avenir de son petit-fils.

« A l’ombre des jeunes filles en fleurs » : les émois des amours adolescentes, le fantasme du premier baiser. « Ce désir de vivre qui renaît en nous chaque fois que nous prenons de nouveau conscience de la beauté et du bonheur ». « On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi même ».

« Un amour de Swann » : la vie oisive faite de dîners et de réceptions, l’amour de soi plus que de l’autre, la jalousie. « Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres ». « Les bourgeois d’alors se faisaient de la société une idée un peu hindoue, en la considérant de castes fermées où chacun, dès sa naissance, se trouvait placé dans le rang qu’occupaient leurs parents, et d’où rien ne pouvait vous tirer ». « L’acte de la possession physique, où d’ailleurs l’on ne possède rien ». « L’habitude qu’elle avait des hommes lui permettait de conclure que du moment qu’ils étaient amoureux, il était inutile de leur obéir, qu’ils ne le seraient que plus après ».

Mais aussi « le genre déplorable des jeunes gens négligés, dans les idées de l’époque actuelle », l’homosexualité, féminine et masculine (« avoir eu un moment l’illusion de s’être évadés de leur âme scrupuleuse et tendre, dans le monde inhumain du plaisir »), et l’anti sémitisme, en particulier celui d’Albertine qu’il tente pourtant d’embrasser : Proust se vantait d’avoir été le premier « Dreyfusard ».

 Ces albums me ramènent imparablement en classe de terminale. « Comme un aviateur, décollant brusquement, je m’élevais lentement vers les hauteurs silencieuses du souvenir ».  Je m’étais porté volontaire, je ne sais comment, pour faire un exposé sur  « la recherche du temps perdu », mais j’ai occupé mon temps à tant d’autres choses, qu’après avoir fait repousser à plusieurs reprises la date fatidique, sans en avoir lu la première ligne, même en me levant de bonne heure,  je crus, à tort, m’en sortir par des généralités sorties de résumés. La prof de française ne fut pas dupe, la note et le commentaire sur le bulletin trimestriel furent à la hauteur de la tricherie manquée.

Le texte et les dessins s’équilibrent parfaitement et les couleurs ajoutent encore à cette harmonie.

J’attends donc la parution des tomes suivants.

En attendant je suis le conseil de monsieur Legrandin, je m’efforce de garder toujours un morceau de ciel au-dessus de ma vie, en sachant que « On ne connaît pas son bonheur. On est jamais aussi malheureux qu’on croit »…

13:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd

23/05/2009

Le jugement dernier

Le jugement dernier

Iain Pears

Editions Belfond

 

Iain Pears est historien d’art. Il a créé le personnage d’un jeune marchand d’art qui, de par sa fonction, est entraîné dans des aventures à énigmes.

A partir d’un « jugement dernier », ce roman pose le problème de la spoliation des Juifs pendant la dernière guerre, et plus largement la question de l’attitude à avoir face à l’occupant, face à la trahison et la torture. Facile d’être un héros après coup…

 

« Discussions en coulisses sur la manière de contourner les Directives de Bruxelles. Comment obéir à la lettre tout en contournant l’esprit ? »

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

22/05/2009

je l'aimais

Je l'aimais

 

De Zabou Breitman

 

Avec Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze

 

 

Un petit entrepreneur emmène sa future ex bru, qui vient de se faire plaquer, dans son chalet de montagne.

Au coin de la cheminée, il se laisse aller aux confidences. Il raconte qu'il est tombé amoureux, lors d'un de ses voyages en Asie. Il n'a pas quitté sa famille pour autant et retrouvait, ou non,  sa belle au gré des ses voyages professionnels partout dans le monde. Des 5 à 7 qui changent de l'ordinaire mais ne sont pas à la portée de toutes les bourses. A-t-il eu raison de ne pas refaire sa vie avec cette femme réduite à l'état de fantasme et magnifiée, avec le temps, pour cette raison ? Quelle aurait été leur vie de couple s'ils avaient partagé la vie quotidienne au lieu de se retrouver de temps à autre dans des hôtels de luxe dans des endroits exotiques ?

 

Deux problèmes :

1) Daniel Auteuil est plus crédible en grand-père assis au coin du feu se remémorant des moments intenses de sa vie qu'en amoureux éploré. La scène de pleurs dans les jardins du Palais-Royal ne sonne pas particulièrement juste.

 2) Je ne pense pas avoir été le seul à avoir eu du mal à m'intéresser à cette histoire. Choisir c'est renoncer. Il a laissé la vie choisir pour lui. Courage ou lâcheté ? Mon impression est que tout le monde s'en fout.

 

08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma