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06/04/2011

pas de marché intérieur sans mesures sociales

IL FAUT REMETTRE UNE BONNE DOSE DE SOCIAL POUR RÉTABLIR LA CONFIANCE DES CITOYENS DANS LE MARCHÉ INTÉRIEUR

 

Le Parlement européen s'est prononcé aujourd'hui à Strasbourg sur un paquet de mesures -  l'acte pour le marché intérieur - destiné à redynamiser le marché unique.

 

Les eurodéputés socialistes et démocrates ont voté ces propositions après avoir obtenu des garanties visant la protection des droits sociaux fondamentaux pour des millions de travailleurs européens.

 

La bataille a été rude avec les conservateurs et les libéraux mais c'est un beau succès.

 

Les socialistes européens oui aux avancées qui seront réalisées pour faciliter la vie des entreprises, stimuler les échanges et la création d'emplois mais elles ne doivent pas aboutir à un recul de la protection sociale ou au dumping social

 

Les citoyens européens ont parfois le sentiment d'avoir été les laissés-pour-compte de ce grand marché qui a surtout bénéficié aux grandes entreprises.

 

Si on veut rétablir la confiance des citoyens, des travailleurs et des consommateurs, il faut remettre une bonne dose de social en Europe.

 

Nous avons tiré les leçons de la libéralisation des services dans l'Union européenne. Les droits sociaux fondamentaux tels que le droit de grève ou le droit de négocier des conventions collectives doivent être respectés. 

 

Il est indispensable de  rappeller  aux Etats membres et à la Commission européenne la nécessité de garantir des services économiques d'intérêt général, y compris des services publics sociaux, de grande qualité et à un coût abordable pour nos citoyens.

 

Il faut sortir ces services publics de la logique pure du marché et éviter la formation d'oligopoles privés dans les secteurs clés tels de la santé, du social ou de la distribution de l'eau par exemple.

15:38 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

28/03/2011

Non à la casse sociale

NON A LA CASSE SOCIALE DANS LE MARCHE INTERIEUR

 

Les eurodéputés socialistes n'ont pas approuvé le pacte pour le "marché intérieur" faute d'avoir obtenu des garanties suffisantes pour la protection des droits des travailleurs.

 

Il est inacceptable que les futures avancées du marché intérieur débouchent sur un recul de la protection sociale en Europe.

 

La mise en oeuvre la directive "services" et la jurisprudence de la Cour européenne de justice conduisent à exiger des garanties.

 

La Commission européenne a proposé 50 mesures pour relancer le marché intérieur. Il ne serait pas acceptable que leur mise en oeuvre remette en cause les droits sociaux fondamentaux tels que le droit de grève, les systèmes de négociations collectives. Elles ne doivent pas déboucher non plus sur du dumping social.

 

Il faut regretter sur ce point l'intransigeance des élus de droite,  alors que le commissaire Barnier est favorable au principe d'une clause sociale. S'il persiste dans cette voie, il peut compter sur l'appui des socialistes européens. Nous continuerons à mener cette bataille.

 

08:21 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

22/03/2011

abus ou corruption ?

Piégés !

 

 

Depuis 30 ans que je suis au Parlement européen, c'est la première fois que je vois une chose pareille :

Trois parlementaires européens, de trois nationalités différentes mais tous trois anciens ministres de leur pays, se sont fait piégés, en caméra cachée,  par des journalistes du Sunday Times se faisant passer pour des "lobbyistes", leur demandant, contre des sommes importantes, de déposer des amendements à un texte législatif sur la protection des consommateurs.

Les documents sont disponibles sur "Youtube".

L'un,  ancien ministre de l'intérieur, s'étant illustré dans son pays pour ses actions contre les immigrés,  répond qu'il est déjà salarié de plusieurs groupes de pression et se qualifie de "député / lobbyiste".

L'autre, ancien vice-premier ministre, explique qu'il a fait déposer l'amendement par un député d'un autre groupe et facture sa prestation pour 12.000 euros.

12.000 euros pour un faire déposer un amendement par un député : je devrais revoir mes tarifs !

Cette affaire fait, bien entendu, grand scandale dans la maison. Deux des trois parlementaires incriminés ont démissionné du Parlement européen. L'un a déjà annoncé son retour...comme lobbyiste.  Le troisième refuse, arguant qu'il n'a rien fait d'illégal, mais a été immédiatement exclu du groupe...socialiste !

 

Les parlementaires sont censés travailler, donc écrire des textes, en particulier des amendements, en fonction des intérêts de leurs électeurs, et de leurs convictions.

Il est clair que certains sont les porte-parole de groupes d'intérêts ou de pressions qui parfois les font élire. Elus, ils ne devraient pas être payés une seconde fois pour déposer des amendements conformes à leurs convictions, et aux intérêts de leurs mandants...Il s'agit alors d'un abus.

S'ils déposent, contre de l'argent, des amendements contraires à leurs convictions, il s'agit alors de corruption.

 

Le bon côté, c'est que cette affaire montre que le Parlement européen a pris de l'importance et possède un véritable pouvoir législatif, avec une réelle marge de manœuvre pour les parlementaires, ce qui n'est généralement pas le cas dans les Parlements nationaux.

 

Le mauvais côté est que cela va alimenter l'extrême droite sur le thème "tous pourris" et les campagnes contre l'Union européenne. C'était d'ailleurs le but recherché par ce journal britannique, qui promet de nouvelles révélations dimanche prochain !

 

15:05 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, politique

01/02/2011

Protéger les consommateurs

LA DROITE MENACE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS EN EUROPE

 

Les conservateurs au Parlement européen tentent de brader les droits des consommateurs en Europe.

 

Les propositions qui mttent sur la table aboutiraient à un recul des droits des consommateurs au lieu de les renforcer. Ils remettent en cause l'approche toujours défendue par le Parlement européen,  d'assurer un niveau élevé de protection des consommateurs à l'échelle européenne.

 

Ces mises en cause visent,  en particulier,  des règles prévues pour les ventes à distance ou le porte-à-porte.

 

L'harmonisation maximale prônée pour ce type de contrat ne permet plus aux Etats membres d'avoir des normes de protection plus élevées, ce qui est inacceptable.

 

Il faudrait,  en outre,  que les services financiers - tels que les propositions de petits prêts par SMS - soient couverts par la législation européenne.

 

Actuellement, aucune protection n'est prévue au niveau européen pour de tels services.

 

17:37 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

24/01/2011

La Présidence hongroise de l'Union européenne commence mal

La loi sur les médias, adoptée par le Parlement Hongrois, semble se trouver en contradiction avec les valeurs européennes, ce qui crée une tension inutile qui empêche la Présidence Hongroise d'avancer et d'apporter des solutions aux vrais problèmes de l'Union, en concertation avec les institutions européennes.

La question peut même être posée : la Hongrie aurait-elle pu entrer dans l'Union européenne avec une telle loi liberticide ? 

 

Par conséquent, la Commission européenne doit procéder au plus vite à un examen juridique du contenu et de l'esprit de cette loi et d'agir éventuellement à l'égard de la Hongrie afin que cette loi soit modifiée de manière à être conforme avec les  valeurs fondamentales sur lesquelles est fondée l'Union Européenne. L'Union européenne, pendant la Présidence Hongroise, aura des problèmes énormes à résoudre,  liés à la crise économique et nous ne pouvons pas nous occuper de cette loi pendant six mois. 

 

Le Conseil de surveillance, institué par cette loi est tenu de veiller à ce que les nouvelles des journalistes soient communiquées de "manière équilibrée". Cela pourrait limiter sérieusement la liberté de la presse et ouvrir la voie à l'arbitraire. En outre, ce Conseil est composé de membres élus par le seul parti au pouvoir. Cette composition ne peut assurer ni l'objectivité des décisions du Conseil de surveillance, ni son indépendance par rapport au pouvoir exécutif. Le pouvoir de contrôler et de sanctionner la presse doit appartenir à la justice et non pas à un organe administratif contrôlé par le pouvoir en place.

 

Le Premier ministre Hongrois, Monsieur Viktor Orban, devrait s'assurer de la modification de cette loi si l'incompatibilité avec le droit européen est avérée, et pour cela, la Commission européenne doit agir en jouant pleinement son rôle qui découle du Traité.

07:57 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe