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29/10/2009

accord de pêche

Guinée : faut-il donner l’argent de la pêche à la junte ?

 

Au mois de décembre de l’année dernière, l’Union européenne a signé un accord de pêche avec le gouvernement de Conakry.

Signé, mais pas encore ratifié. Avec les péripéties du Traité de Lisbonne, tout le monde a une petite idée de la différence entre signer et ratifier.

Selon cet accord, l’Union européenne doit verser, avant la fin de l’année, un million d’euros à la Guinée.

Seulement, peu de temps après la signature,  le Président guinéen est mort, et le gouvernement a été renversé par une junte militaire.

Pire : le 28 septembre,  les opposants qui manifestaient pour réclamer la démocratie ont été sévèrement réprimés : 150 morts, plus de 1.000 blessés.

Le Commissaire européen chargé de la pêche a proposé de suspendre l’accord de pêche, pour ne pas verser l’argent aux militaires. Le Conseil européen des ministres de la pêche a décidé de ne pas ratifié tout de suite.

J’ai rédigé une résolution du Parlement européen demandant de ne rien verser avant l’établissement de la démocratie, quitte à payer des intérêts pour compenser le retard.

La Droite a voté contre… et l’a emporté à une voix de majorité.

Comme quoi, au Parlement européen, un député de gauche de plus, cela peut compter !

 

08:51 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

28/10/2009

lait : jusqu'où ?

Lait : la crise n’est pas terminée

 

80% des producteurs de lait de l’Union européenne à 10 pays ont disparu.

Le prix du lait est à 21 centimes, alors que le prix de revient moyen est à 35 centimes.

A Pour les consommateurs, le prix a augmenté de 14%, ce qui a réduit la consommation de 4%.

La Commission européenne, suivie par le Conseil, donc les ministres, s’est débarrassée, pour des raisons idéologiques, des régulations protectrices, sans imaginer la moindre alternative pour maintenir la production dans les zones les moins prospères.

Conclusion : en l’absence de solution, la crise n’est pas terminée, et tous ceux qui se sont endettés, par exemple pour se moderniser, vont se trouver en grandes difficultés.

Comme pour toute l’économie, la régulation du système agricole doit être repensée, en cessant de croire que « la main invisible du marché » va tout solutionner.

Même pour l’aide immédiate, le compte n’y est pas : la commission de l’agriculture du Parlement européen avait demandé, à l’unanimité, 600 millions d’euros. En plénière la Droite a coupé la somme de moitié…

 

08:03 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

05/10/2009

comme en 81 !

Grèce : là où la droite est allée se faire voir...

 

Le "club Med" se gauchise, à part l'Italie (pour combien de temps ?), et la France...

Dans ce climat politique dans lequel tous les médias français annoncent la mort du socialisme démocratique, européen et réformateur, il est agréable de saluer la victoire du Président de l'Internationale Socialiste !

 

Et une belle victoire, puisqu'il dépasse de plus de 10 points le Premier ministre sortant, et qu'il a largement la majorité absolue au Parlement, avec une stricte parité hommes/femmes parmi ses député(e)s.

 

Bien sûr sa victoire est d'abord la défaite de la droite, mais il en est souvent ainsi en politique : la victoire des uns et (souvent d'abord) la défaite des autres.

Les électeurs ont massivement rejeté la politique favorable aux riches.

Mais pour rejeter la Droite, les électeurs avaient le choix : les deux organisations communistes ont obtenu, l'une 7,5%, l'autre moins de 5%. Les Verts, avec 2,5% ne peuvent entrer au Parlement.

D'après mes ami(e)s grecs qui étaient sur place, l'enthousiasme était aussi grand qu'en 1981, en France comme en Grèce. Le chemin est donc tracé.

Mais les difficultés seront grandes car l'héritage est effrayant : le déficit public est vertigineux (encore pire qu'en France, ce qui n'est pas peu dire !), et le remboursement de la dette absorbe une grande part des ressources.

 

13:40 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, grèce

03/10/2009

à propos du OUI irlandais

Un « OUI » de résignation

 

Les Irlandais ont fini par dire « oui ». Pas par enthousiasme, par résignation. Et nous devons nous en satisfaire, pas avec enthousiasme, mais avec résignation.

Quand ce texte sera mis en pratique,  nous verrons s’il apporte les améliorations de fonctionnement indispensables.

Il peut difficilement être pire que le Traité de Nice actuellement en application.

Et, au-delà des grandes questions théoriques sur l’Europe dont nous rêvons, l’Europe qui serait trop « ceci » et pas assez « cela », la seule question, trop rarement posée, probablement parce que trop simple,  était et reste celle-ci : ce Traité de Lisbonne est-il mieux ou moins bien que celui de Nice ?

Même s’il est mieux, il ne faut pas se faire d’illusions : le fonctionnement de l’Europe ne dépend pas uniquement du Traité qui le régit.  Même s’il n’est pas bon, la leçon tirée par tous les dirigeants des pays européens est unanime : on ne touche plus à rien avant très, très longtemps, plus question de changer de Traité plusieurs fois par décennie : trop risqué, trop compliqué.

Conclusions : il faudra vivre avec, et le paradoxe est que celles et ceux qui se sont battus contre lui ont tout fait par le pérenniser et le rendre inamendable…Mais peut-être ont-ils un plan « B » ?

19:54 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, irlande

30/09/2009

Le Parlement européen est-il une usine à gaz anti-communiste ?

Une usine à gaz anti-communiste ?

 

 

Dans un entretien à "Midi-Libre", Jean-Luc Mélanchon déclare que le Parlement européen est un "usine à gaz", et qu'il y règne un "anticommunisme écœurant".

 

Je connais assez bien Jean-Luc. Je l'ai connu avant qu'il ne devienne, à 35 ans, ce qui était alors l'âge légal minimum, le plus jeune sénateur de France, représentant l'Essonne.

Il a passé plus de 20 ans au Sénat. Il est tout nouveau député,  apparenté communiste,  européen, élu du Sud-ouest.

 

Les procédures sont-elles plus simples, plus compréhensibles,  pour un non initié, au Sénat qu'au Parlement européen ?

 

Ce qui est certain, c'est que le Parlement européen, comme son nom l'indique, n'est pas franco-français : il y a des député(e)s de 26 autres pays, chacun(e) avec sa langue, ses habitudes, sa culture, y compris sa culture institutionnelle et politique.

 

Un des principes de fonctionnement du Parlement européen est la proportionnelle absolue. Chaque groupe reçoit sa part, de responsabilités et de rapports, arithmétiquement,  proportionnellement au nombre de député(e)s qui le composent. C'est pour cela que, contrairement au Sénat, il y a toujours eu au Parlement européen un président de commission communiste. Mais il faut reconnaître que le communisme n'est pas, n'est plus,  une force très importante à l'échelle de l'Union européenne.

Anticommunisme ? Pas que je sache. Le Président sortant de ce Groupe, Francis Wurtz, était unanimement respecté dans la maison. Les communistes n'ont jamais souffert du "cordon sanitaire" invisible qui entoure les élu(e)s d'extrême droite et les ostracise.

Il est possible que les élu(e)s issu(e)s de l'ex bloc soviétique n'aient pas une haute opinion du communisme non pas idéal,  mais réel,  qu'ils ont subi pendant plusieurs décennies.

Pour certains, comme les Baltes, pour des raisons historiques et géographiques, c'est de la Russie impériale qu'ils ont peur, bien plus que du retour du communisme...

11:26 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe