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15/01/2011

Le meunier hurlant

Le meunier hurlant

Arto Paasilinna

Folio n°2562

 

J’ai bien aimé ce « Meunier hurlant », plus que le « Lièvre de Vatanen », du même Paasilinna, livre qui avait pourtant connu un certain succès et avait même été adapté au cinéma.

Souvenirs du nord de la Finlande, de la région de Kemi, à la frontière suédoise (Tornio), pas loin de Rovaniemi, où j’étais allé soutenir un psychiatre, justement,  candidat socialiste aux élections européennes, avec mon petit fils Arthur, tout petit, et sa maman, Peggy, qui venait en stage,  pour quelques mois,  dans ces contrées,  loin du centre le ‘Europe. Souvenirs de nuées de moustiques, présents également dans le roman, qui se déroule en été. L’hiver, dans cette région, se construisent des maisons de glace, et les rênes emmènent le Père Noël vers d’autres cieux.

Questions sur la « normalité » psychique, et de l’intolérance dont est victime ce meunier qui hurle la nuit, quand il souffre trop. Il réagit trop fort, mais sans violence contre autrui. Il aurait pu être guéri par l’amour, si celui-ci avait été autorisé.

« S’il avait souffert d’une tumeur à la poitrine, on l’aurait laissé vivre en paix. On l’aurait plaint, aidé, mais comme son esprit était différent des autres on ne le supportait pas, on le rejetait à l’écart de toute vie humaine ».

 

08:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

09/01/2011

Intrigues à Versailles

Le noyé du grand canal

Jean-François Parot

Les enquêtes de Nicolas Le Floch

10/18 n°4369

 

Je sais bien que ce n’est pas le dernier tome des aventures du commissaire au Châtelet, mais celui là vient de sortir en format « poche » !

Premières années du règne du jeune Louis XVI, et de sa non moins jeune, mais plus imprudente épouse. « La reine n’admettait plus qu’on gênât ses plaisirs par de lassantes précautions ».

Les intrigues se croisent et semblent avoir peu d’importance. L’essentiel est de reconstituer l’atmosphère de l’époque, à Versailles et au centre de Paris.

Les personnages sont attachants (sauf « le noyé du grand canal » vite emporté…) et la langue est exquise.

Je persiste à préférer les livres de Parot aux adaptations qui en sont faites pour la télévision.

 

« Ceux que nous aimons, c’est à l’aune de leurs vertus et de leurs défauts confondus qu’il nous faut les apprécier ».

 

08:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature

08/01/2011

La mort du roi Tsongor : toujours actuel

La mort du roi Tsongor

Laurent Gaudé

Editions « Actes Sud » / Babel n°667

Prix Goncourt des lycéens 2002 et Prix des libraires 2003

 

Deux hommes,  entourés chacun d’une armée, s’affrontent pour une « promise ». Nouvelle guerre de Troie, en moins « homérique ».

Le roi Tsongor préfère mourir plutôt que de voir « ça ».

La femme n’est que prétexte symbolique à l’affrontement. On s’entretue pour montrer sa puissance. En Côte d’ivoire aujourd’hui la convoitée se nomme « présidence de la république ».

Au bout de quelques années les hommes ne se souviennent même plus de la raison, du prétexte de la guerre. Comment ne pas penser à 14/18 ?

A la fin tout est mort, ruines, et errances des survivants à qui ne reste que la honte.

 

« Est-ce que je pourrai dire que j’ai été heureux ? Et ceux que je laisse, que penseront-ils de moi ? »

08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

26/12/2010

Pas seulement une enquête policière

Qui a tué Palomino Molero ?

 

Mario Vargas Llosa

 

Prix Nobel de littérature 2010

 

Folio 2035

 

 

« Bordel de merde, de vérole de cul ! », ainsi commence ce roman du futur prix Nobel de littérature qui, longtemps, n’a pas du se lever de bonne heure…

 

Le cadavre, affreusement mutilé, d’un jeune homme est retrouvé dans la campagne.

Le lieutenant de gendarmerie Silva, et son adjoint, le sergent Lituma, mènent l’enquête, qui les mène rapidement vers la base militaire.

 

L’enquête policière est l’occasion de montrer la pauvreté de la population, le racisme à l’égard des métis, l’impunité dont profitent les militaires, et une galerie de portraits de personnages attachants.

 

 

« Jamais un amour ne lui avait paru assez impérieux  pour risquer sa vie, ou pour défier le monde entier. »

« L’amour avait brisé les préjugés sociaux et raciaux, l’abîme économique ».

 

« Chaque fois que rote une mouche, toi tu chies dans ton froc »

08:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

18/12/2010

Roman policier sud-africain

Jusqu'au dernier

 

Deon Meyer

 

Grand prix de littérature policière 2003

 

Points n° P 1072

 

 

Avez-vous réalisé qu'en ce moment, au Cap, c'est l'été,  et que tout le monde va se retrouver à la plage au moment des fêtes de fin d'année. Le père Noël sur une planche à voile...

Si, comme moi, vous ne pouvez en profiter, reste la possibilité de rêver un peu en lisant un roman policier de Deon Meyer, bien ancré dans sa ville du Cap.

 

Comme souvent chez Deon Meyer, deux enquêtes s'entrecroisent, car les policiers ne peuvent pas s'occuper d'une seule affaire à la fois :

- D'une part des meurtres en série, perpétrés à l'aide d'une arme ancienne,  qui remonte à la guerre des Boers. Y-a-t-il un lien entre les victimes ?

- D'autre part des hold-up de banques par un homme seul, toujours aimable,  et qui aime se déguiser. Y-a-t-il un lien entre les deux affaires ?

 

Au delà de l'intrigue policière, le roman vaut par les descriptions de l'atmosphère du Cap, de l'Afrique du Sud post apartheid, des personnages, et en particulier l'inspecteur Matt Joubert,  toujours pas remis de la mort, en service, de sa femme.

 

Un livre qui montre à quel point il est difficile de s'en tenir à un régime alimentaire, d'arrêter de fumer, ou de boire, même pour tenter de sauver sa santé !

 

 

"Cela réveillait une peur primitive : celle de la mort sans motif, le pire destin qui soit"

 

"L'insignifiance de la vie était tout aussi triste que l'irrévocabilité de la mort"

 

 

08:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature