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12/08/2014

Happy Birthday, Mr President...

Jusqu'ici tout va mal

Cécile Amar

 

éditions Grasset

 

Cécile Amar est journaliste politique au "Journal du dimanche", qui roule ostensiblement à droite.

Elle a suivi les campagnes de François Hollande, pour la primaire puis la présidentielle.

Elle se livre à un véritable réquisitoire politique contre celui qu'elle appelle "le président des lobbies".

"Il a fait de la lutte contre le chômage sa priorité, mais face à une chômeuse, il tourne les talons."

"François Hollande ne lit jamais de romans, il ne sait pas que les hommes sont toujours plus complexes qu'ils n'en ont l'air". (à propose de Cahuzac)

"Il prend des risques en politique internationale. Il ne se sent ni prisonnier de ses alliances, ni surveillé par les électeurs".

"L'honneur des civilisations islamiques est d'être plus anciennes, plus vivantes, et plus tolérantes que certains de ceux qui prétendent abusivement aujourd'hui parler en leur nom. Il est l'exact contraire de l'obscurantisme qui anéantit les principes et détruit les  valeurs de l'islam en portant la violence et la haine"

Le portrait qu'elle dresse de l'homme n'est pas tendre non plus.

"La principale qualité d'un homme d'Etat, je voudrais dire que c'est la sincérité, mais c'est l'indifférence" (François Mitterrand). "A cette aune là, François l'indifférent est bien président de la République".

"La politique, c'est sa vie. La question du bonheur, il ne se la pose pas aujourd'hui."

"Le rapport de forces, voilà ce que Hollande comprend".

"Le solitaire qu'il était en arrivant au palais de l'Elysée s'est recroquevillé sur lui-même."

 

"Il y a une profonde déception, palpable, si la courbe du chômage s'inverse, ça se retournera" (Manuel Valls)

 

 

 

30/07/2014

Monsieur le Ministre

Binet

éditions "Fluide glacial"

 

Réédition, en un seul volume, de deux tomes parus en 1989 et 1990.

Il est fascinant de voir à quel point la caricature de Binet est toujours actuelle. Les moeurs politiques, les ambitions, les magouilles, les coups bas, les passages à la télé, les bagarres internes au parti,  ne semblent pas avoir changé.

Déjà à l'époque, il fallait jouer sur l'émotion et non sur la raison.

Bien entendu tout cela est satirique, donc exagéré, mais tellement drôle.

08:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, politique

03/07/2014

Sarkozy victime ?

Berlusconi sans les « Bunga-Bunga »

 

Sarkozy est-il coupable d’avoir enfreint les lois ? La justice le dira un jour, peut-être.

Il a bénéficié d’un « non-lieu » dans l’affaire Bettencourt, par manque de preuves « suffisantes ». Il n’est pas dit qu’il n’a pas touché d’argent de la vieille dame, mais les juges n’étaient pas certains qu’il ait « abusé d’un état de faiblesse ».

Difficile de croire qu’il ne savait rien du financement des fausses factures et des dépassements du financement de sa campagne électorale. Qui va être condamné à sa place, comme Juppé l’avait été pour Chirac ? Le Parlement européen lèvera sans doute l’immunité parlementaire de Lavrilleux.

Concernant sa récente « mise en examen », puisque l’on ne dit plus « inculpation » sa défense se base sur la contestation de la procédure. Paul Bismuth a-t-il, oui ou non, cherché à avoir des informations sur une affaire concernant Nicolas Sarkozy ? On peut contester la méthode des juges et des policiers, mais a-t-il dit, oui ou non, ce qu’ils ont entendu ?

L’ancien Président a adopté la même stratégie que Berlusconi, relayée par Morano et autres proches : attaquer les juges « rouges », dénoncer un complot politique contre lui, attaquer la procédure, jurer de son innocence…jusqu’à la condamnation et surtout l’inéligibilité.

Comme pour Berlusconi, son parti est pris en otage : il est obligé d’être solidaire, face à la « victimisation » !

Comme pour Berlusconi, il est probable que les électeurs resteront fidèles à la « victime »…jusqu’à l’inéligibilité. Après l’UMP risque de subir le même sort que « Forza Italia ».

 

 

 

13/05/2014

Comprendre François Hollande

Charles n°8

 

Comme dans les autres numéros du trimestriel Charles, un dossier central. Cette fois-ci consacré au Président de la République.

Pour mieux le comprendre,  des  regards croisés :

Celui de son chauffeur quand il était Premier Secrétaire du PS, pendant plus de dix ans (un record !).

Le témoignage le plus consistant est celui de Jean-Pierre Mignard, avocat, parrain de deux des enfants, complice des "transcourants" et de "Démocratie 2000".

"Hollande pense que la constitution d'une puissance publique européenne nous permettra de retrouver, au niveau européen, des leviers de puissance que chaque pays a perdus au niveau national."

 Le secrétaire de la section socialiste de Tulle raconte la lente conquête de la Corrèze, à partir de Tulle.

Conquête racontée également par Raymond-Max Aubert, camarade de promotion de l'ENA, chiraquien, l'ayant parfois battu dans les confrontations électorales :

"Il est soutenu  par une détermination exceptionnelle. Il ne fait rien qui ne soit profondément muri. Il a été élu dans les pires conditions depuis la Libération. En toute logique le cycle économique remontera sur les dernières années de son mandat. Il a une réelle perspective : sa cote de popularité dans trois ans. C'est pour cela qu'il y a une incompréhension totale entre les journalistes et lui.

Julien Dray, "ami de trente ans du couple" : "on ne le transformera pas en Johnny Hallyday. Contrairement à ce qu'on dit, il passe son temps à prendre des décisions."

François-Olivier Giesbert le voit "n'en faisant qu'à sa tête, laissant son homme-lige, Stéphane Le Foll régler les conflits à sa place." "Jamais en panne de formules, rebondissant sur tous les sujets, c'était le client idéal.".

Un abécédaire reprend tous les surnoms dont l'ont affublé ses adversaires, en particulier au sein du PS. Peut-être que "culbuto" se révélera le plus approprié.

 

En plus de ce dossier :

- Une histoire graphique du FN. Le tournant de Marine s'est traduit dans les "visuels" du parti ;

- Un reportage de l'écrivain Yann Moix en Corée du Nord ;

- Un entretien avec Charles Berling : "je suis allé voir un psychanalyste et je sais désormais que la vérité n'existe pas". "Les hommes politiques ont des carapaces, parce que c'est invraisemblable ce qu'ils prennent dans la gueule."

 

 

27/03/2014

L'autobiographie de Nelson Mandela

Un long chemin vers la liberté

 

Nelson Mandela

 

Livre de poche n°14063

 

 

L'autobiographie de Nelson Mandela, qui a inspiré le film qui porte le même titre.

 

Sa naissance en 1918. Son enfance au sein du clan Madiba de la nation xhosa.

"C'est l'éducation plus que la nature qui façonne la personnalité".

"L'éducation est l'ennemie des préjugés".

"Humilier quelqu'un, c'est le faire souffrir inutilement. J'ai appris à vaincre mes adversaires sans les déshonorer."

Ses études, jusqu'au Doctorat de droit préparé par correspondance.

 

"En amour, contrairement à la politique en général, la prudence n'est pas une vertu".

 

La lutte pour l'égalité des droits qui lui vaut de passer vingt-sept ans de sa vie en prison, dont dix-huit à Robben Island.

"La prison est conçue pour que l'on se sente impuissant".

Le prix Nobel de la paix en 1993.

Un témoignage unique et souvent bouleversant.

 

"L'Eglise réformée hollandaise faisait des Afrikaners le peuple élu de Dieu".

"L'ANC était la seule organisation qui accueillait tout le monde" "L'apartheid avait pour but de diviser les différents groupes raciaux et nous montrions qu'ils pouvaient travailler ensemble"

"Je savais beaucoup plus contre quoi je me battais que pour quoi"

"Un slogan est un lien vital entre l'organisation et les masses. Il doit synthétiser une revendication précise en une phrase simple."

"Je me demandais s'il était ou non justifié de négliger sa famille afin de lutter pour le bien être des autres. La politique n'est-elle qu'un prétexte pour se dérober à ses responsabilités?"

"Il n'y a rien de plus dangereux qu'un leader qui formule une demande qu'il sait inaccessible"

"Être optimiste c'est en partie avoir la tête dirigée vers la soleil et les pieds qui continuent à avancer"

"La mort de sa mère amène chaque homme à se retourner sur son passé et faire le bilan de sa vie"

"Dans chaque rencontre avec un adversaire, on doit s'assurer qu'on donne exactement l'impression qu'on a l'intention de donner."

 

"Après avoir gravi une haute colline tout ce qu'on découvre, c'est qu'il reste beaucoup d'autres collines à gravir."

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, afrique