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18/12/2016

Marine et ses amis

La face crashée de Marine Le Pen

 

Enquête : Saïd Mahrane (rédacteur en chef au Point)

Scénario et dialogues : Richard Malka (avocat de Charlie Hebdo)

Dessin : Riss (Directeur de la rédaction de Charlie Hebdo)

Mise en scène : P'tiluc (dessinateur)

éditions Grasset

 

Tout sur Marine, son enfance, sa vie quotidienne, ses amis disparates, les rivalités avec son père puis avec sa nièce. Avec l'opposition entre la ligne "sociale" de Philippot et la ligne "tradi".

Avec le rappel de quelques déclarations condamnées pour racisme, venant de cadres du FN qui n'ont pas compris la "dédiabolisation" censée permettre d'accéder au pouvoir.

Sans oublier les questions internationales avec la proximité avec Poutine. Il est vrai qu'elle n'est pas la seule !

Avec ce que pourrait être son gouvernement si...

" Au coeur du "système" qu'elle prétend combattre."

A lire avant de voter, ou de laisser faire.

 

 

 

 

07:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, politique, fn

02/12/2016

Hollande contre la Gauche ?

Le livre des trahisons

sous la direction de Laurent de Sutter

éditions PUF

 

L'heure du bilan est en train de sonner. Ce livre regroupe une quarantaine de contributions, dont une majorité venant de philosophes, sous la direction de Laurent de Sutter, auteur par ailleurs de "Métaphysique de la Putain", dont j'ai parlé dans ce blog.

Contributions à charge, parfois tellement exagérées qu'elles en deviennent ridicules.

Beaucoup de preuves de trahison par rapport à la déclaration de Hollande "mon ennemi, c'est la finance". La plus lucide est sans doute Barbara Formis, philosophe : "On ne peut pas être d'une part pour la croissance et d'autre part contre la finance". En allégeant les charges des entreprises françaises pour les rendre plus compétitives Hollande n'a créé quasiment aucun emploi...et s'est aliéné son électorat.

Mais se moquer de Fleur Pellerin qui a avoué ne pas avoir lu Modiano et "ne lire que deux livres par semaines"...

Mais reprocher comme "néocoloniale" l'intervention salvatrice au Mali qui a permis d'arrêter les djihadistes qui fonçaient sur la capitale...On sait pourtant à quel point il est difficile de reprendre une ville abandonnée à la terreur islamiste.

Autre reproche, à mon avis exagéré, celui qui concerne de ne pas avoir été assez loin en ne permettant pas la fécondation pour autrui qui aurait ainsi ainsi aux couples homosexuels hommes d'avoir des enfants. Le mariage pour tous, la possibilité d'adopter, la possibilité pour les homosexuelles femmes d'avoir des enfants, tout cela est donc considéré comme minime...

"L'histoire de la gauche peut être lue comme l'histoire d'une longue suite de trahisons, dont celles signées François Mitterrand ou Lionel Jospin". Laurent de Sutter ne devrait pas s'arrêter là. Il oublie de citer Léon Blum. La question est de savoir si tout homme au pouvoir ne trahit pas ses idéaux, et encore plus ceux de ses électeurs ?

Possible quand on lit dans la conclusion que l'exemple à suivre est "Podemos" qui se garde bien d'aller au pouvoir et se contente de bloquer toute alternative au pouvoir en place. Syriza, cité en exemple par tous les "purs" de gauche s'est heurté aux réalités du pouvoir.

Dernière proposition de la post-face : "inventer une contre-société" dans le cadre du mouvement "Nuit debout" renaissant de ses cendres...Dois-je préciser que je n'y crois pas ?

 

08/11/2016

François Hollande s'explique

"ça n'a aucun sens"

Elsa Freyssenet

"François Hollande s'explique enfin sur ses choix et ses erreurs"

éditions Plon

 

François Hollande était 1er Secrétaire du PS alors que j'étais Secrétaire général du Parti Socialiste Européen. A la sortie des Sommets de nos leaders (à l'époque la famille social-démocrate avait 11 Premiers ministres sur 15) François Hollande se caractérisait par le groupe de journalistes au milieu desquels il s'asseyait pour bavarder. Oui, François Hollande aime parler avec les journalistes. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'Elsa Freyssenet, alors jeune journaliste au Figaro, aujourd'hui aux Echos. C'est parce que je l'ai connue que j'ai choisi son livre parmi les trois  pubiés, basés sur des entretiens avec le Président de la République. Ce n'est pas celui dont on a le plus parlé... Peut-être parce que le lecteur n'y trouve pas vraiment d'explications sur les choix et les erreurs ?

"Il y a des moments où l'on souhaiterait presque qu'il y ait un plan caché, du machiavélisme derrière les transgressions" (et c'était avant la sortie du livre de ses confrères du Monde...)

En juin 2012, quand la Cour des comptes remet son audit sur les comptes publics, le constat est clair : non seulement les caisses sont vides, mais la France est très endettée. Le Président "veut encore croire qu'il sera sauvé par la croissance", en vertu de "la théorie des cycles économiques".

En décembre 2013, il propose "un pacte de responsabilité : une baisse massive des cotisations patronales contre plus d'embauches et plus de dialogue social." "40 milliards de baisse de charges pour les entreprises sur cinq ans", "pour permettre aux entreprises d'embaucher et d'accélérer la croissance."Aujourd'hui, le patron du MEDEF nie avoir promis quoi que ce soit.

"Les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui ont réussi à bâtir des relations sociales harmonieuses et un cadre à la négociation collective. C'est pourquoi j'ai voulu la loi travail sur les accords d'entreprises." (FH) Chacun a pu voir à quel point le projet de loi "travail" avait rendues harmonieuses les relations sociales...

Le dernière phrase du livre explique le titre : "François Hollande fait face à un défi majeur : donner du sens à sa reconduction alors qu'il n'a pas (encore) donné de sens à son action."

 

"Quand il n'y a plus de passion, on ne voit plus pourquoi on fait de la politique" (Alain Bergougnoux)

"En cas de défaite, les ambitions et les rancoeurs accumulées ces cinq dernières années ne demandent qu'à se déchaîner."

 

12/09/2016

Mémoires de Louis Mermaz

Il faut que je vous dise

Louis Mermaz

éditions Odile Jacob

 

Il y a Louis Mermaz l'homme politique: fondateur, avec François Mitterrand de la"Convention des institutions républicaines", membre de la direction du PS, Président de l'Assemblée nationale, président du Groupe socialiste, plusieurs fois ministres, maire de Vienne, Président du Conseil général de l'Isère, après quelques tentatives infructueuses en Normandie ("celui qui ne buvait pas n'était pas un homme").

Il laisse percer de l'amertume de ne pas avoir été choisi par François Mitterrand pour être Premier Ministre, et de ne pas avoir pu devenir Premier secrétaire du PS pour remplacer Jospin. "Je regrettais dans mon for intérieur que François Mitterrand ne meut pas appelé en son temps comme Premier ministre, ni soutenu plus tard pour parvenir à la tête du parti."

Je me souviens que dans les années 70, alors que j'étais Secrétaire national des cheminots socialistes, il nous expliquait que notre but devait être de "refaire à l'envers ", d'effacer,  la coupure du Congrès de Tours de 1920, quand les socialistes s'étaient séparés des communistes.

Aujourd'hui, il est toujours aussi virulent contre le capitalisme et pour les droits de l'Homme.

Je ne savais rien de l'homme. Sa vie aurait pu être un roman, parfois tragique. "Fils naturel", "batard" comme il l'écrit, d'un ministre de la IIIe République. Situation plus honteuse alors, en 1931, qu'aujourd'hui ("une souffrance jamais cicatrisée"). Père de trois enfants, deux garçons et une fille. Jeune adulte,  un de ses fils, étudiant brillant,  meurt dans un accident de surf qui aurait pu être évité. Son autre fils abandonne des études différentes mais non moins brillantes pour vivre sa passion pour le théâtre. Passion exigeante mais peu rémunératrice qui le plonge dans des périodes de dépression aggravée par le décès de son frère.

Louis Mermaz rentre souvent dans les détails. Une excellente mémoire, et probablement beaucoup de notes conservées qui font revivre des périodes pleines d'espoirs, et de socialistes que j'ai croisés, comme "Roger Fajardie, esprit fin, subtil et rusé dans un corps qui se mouvait avec difficulté".

"Se pencher sur sa vie, ses émotions, ses souffrances parce que chaque homme de sa naissance à sa mort porte en lui un fragment de l'humanité."

 

"Je n'aime pas Napoléon. Il a laissé la France plus petite qu'il ne l'avait trouvée" (François Mitterrand)

"François Mitterrand ne voulait jamais donner à penser qu'il escomptât quelques chose de qui que ce fût."

"François Mitterrand supportait mal qu'on pût manquer  un rendez-vous fixé à sa seule convenance. Il souhaitait nous voir nous implanter à travers la France, mais s'étonnait qu'on ne répondît pas, toutes affaires cessantes, à ses invitations."

"Ceux que François Mitterrand réunissait n'avaient aucune affinité entre eux, et lui retiré de la vie politique ou disparu, ils se disperseraient."

"La vie, ça passe comme ça. C'est déjà fini. On aperçoit qu'on a à peine eu le temps de rien faire." (François Mitterrand)

 

 

 

11:43 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

11/03/2016

Guillon dans les pas de Bedos

Stéphane Guillon

Certifié Conforme

Théâtre Déjazet

jusqu'au 30 avril

 

 

En 2012, le soir de l'élection de François Hollande, Stéphane Guillon a distribué des roses à la fin de son spectacle. Sur le modèle des "alcooliques anonymes", il met en scène une réunion des "hollandais anonymes". Salutaire quand les notions de droite et de gauche deviennent incertaines.

Stéphane Guillon ne parle pas que de politique, même s'il commente la formation du gouvernement . Il fait également des sketchs sur des questions de société : le mariage pour tous, les familles recomposés, l'agonie de Vincent Lambert, l'islamisme extrémiste,   etc. 

Il se livre également, avec succès, à quelques imitations, politiques, ou non. Lucchini est particulièrement réussi.

Certifié conforme, pas jamais conformiste !

Plus de deux heures d'humour, que je n'ai pas vues passer.

 

08:12 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, politique