24/09/2013
Angela, pour et par les Allemands
Les Grecs n'ont pas voté dimanche
Ni les Grecs, ni aucun autre Européen, seulement les Allemands, et ils sont contents d'Angela.
Pendant toute la crise, la chancelière n'a pas été guidée par une vision de l'Europe, mais tout simplement par son échéance électorale. Elle a fait ce que son électorat attendait d'elle, et celui-ci l'a remercié en se mobilisant massivement en sa faveur.
En France nous avons eu trois cohabitations, mais il est peu probable de voir dans le même gouvernement des responsables du grand parti de Droite avec des responsables du grand parti de Gauche. En Allemagne, les coalitions sont la règle habituelle, mais ce qui vient d'arriver aux Libéraux, le fort recul subi par le SPD après sa dernière coalition avec la Droite donne à réfléchir, au delà du désir légitime d'exercer des responsabilités gouvernementales.
Au moment de voter, ceux qui sont contents votent pour le parti au pouvoir, et ceux qui ne le sont pas votent pour l'opposition. Les partenaires minoritaires dans une coalition, ceux qui apportent une nuance, en font les frais. Les Libéraux viennent d'en faire les frais. Il est normal que les sociaux-démocrates hésitent avant d'accepter une telle coalition.
17:01 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne
22/09/2013
Catherine Deneuve taille la route
Elle s’en va
D’Emmanuelle Bercot
Avec Catherine Deneuve
Une sexygénaire atypique, indépendante et au caractère affirmé, patronne d’un restaurant en difficulté financière, sort acheter des cigarettes, et se retrouve à l’autre bout de la France avec son petit fils, et le grand père paternel de celui-ci.
Un « road movie » d’une femme qui n’aime pas conduire et ne sait pas lire une carte routière.
En chemin toute une variété de rencontres : le bal du samedi soir dans un bled perdu, le gardien de nuit dans une zone commerciale, la réunion d’anciennes miss de nos provinces, un maire qui va perdre les élections, etc.
Un film qui parle des relations familiales. Avec sa mère, incarnée par Claude Gensac (qui jouait l’épouse de Louis de Funès dans de nombreux films). Avec sa fille, incarnée par la chanteuse Camille. Avec son petit-fils, joué par le fils de la réalisatrice. Toute une famille dont elle ne s’était guère souciée jusque là.
Le critique cinéma du Monde y voit une « apologie du 3e âge ». J’ai trouvé que la vieillesse y était présentée de façon plus pathétique qu’attractive, et la route bien longue pour nous expliquer que la vie peut recommencer à plus de soixante ans.
08:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
21/09/2013
Hundertwasser au musée en herbe
Dans la peau de Hundertwasser
Au « musée en herbe »
21 rue Hérold, Paris 1er
J’ignore si Hundertwasser est très connu en France.
A Vienne, sa ville, j’avais visité, il y a quelques années un immeuble collectif « soigné » par lui.
Hundertwasser ne supportait pas les lignes droites. Il adorait la nature. Et cela se reflète dans son travail. Bien qu’il soit peintre et non architecte, il est intervenu dans la réhabilitation de plusieurs édifices, en Autriche et en Allemagne. Par le dialogue avec les habitants, y compris les enfants, en collaboration avec des architectes, il a transformé des immeubles gris et tristes en compositions colorées qui seraient aujourd’hui qualifiées de « kitch ».
Plusieurs maquettes de ces réalisations, y compris une église, sont présentées dans cette exposition, à côté des dessins et peintures.
Cela m’a donné l’occasion de découvrir « le musée en herbe », dont je n’avais jamais entendu parler, je l’avoue.
Il a été créé spécialement pour les enfants à partir de trois ans.
Quand j’y suis allé, un groupe de petits était assis en rond autour d’une animatrice qui les sensibilisait à Hundertwasser.
L’idée est de leur donner envie de retourner dans les musées quand ils / elles seront adultes.
Des classes viennent tous les jours de la semaine.
08:00 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo
20/09/2013
Promenade à Richelieu, dans les pas du Cardinal
Ville close
Franck Maubert
Editions "écriture"
La ville close, c'est Richelieu, 2.000 habitants, en Poitou, construite par la volonté du cardinal du même nom, avec l'idée d'en faire une "cité idéale", bien entendu aux formes géométriques. "Une île de pierre au milieu de la campagne".
L'architecte choisi est Jacques Le Mercier qui venait de reconstruire la Sorbonne et avait construit, pour Richelieu, le "Palais-cardinal" devenu depuis le "Palais-royal".
"Ne pas se fier à la place paisible d'une petite ville de province avec ses tilleuls taillés et ses bancs repeints."
Un critique gastronomique décide de s'y retirer, pour fuir Paris et tenter de retrouver ses souvenirs d'enfance.
Pas grand monde dans les rues. Tout le monde semble épier tout le monde derrière les volets.
Cela n'empêche pas les morts suspectes (suicide ou assassinat ? morts violentes dont tout le monde semble connaître les auteurs, sauf la gendarmerie).
Notre journaliste, affecté à la rubrique nécrologique depuis sa "désertion", rencontre des personnages hors du commun, et une femme avec qui il aime passer du temps.
Les passages consacrés aux visites du cardinal, hypocondriaque, dans "sa" ville ne sont pas les moins intéressants.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
19/09/2013
Morandi aux Beaux-Arts de Bruxelles
Rétrospective Giorgio Morandi
Grand choc culturel moins d'une semaine après l'exposition Lichtenstein à Beaubourg. La différence est patente. Adieu les couleurs criantes et les grands aplats, bonjour les formes douces et les couleurs reposantes.
Morandi, peintre phare d'Emilie Romagne du XXe siècle. Influencé par les cubistes. Très peu par les impressionnistes. A peine par l'art abstrait. Une peinture qui reste très classique.
Ce qui m'a frappé dans cette exposition, qui présente des œuvres de 1924 à 1958, est la dominante des natures mortes et des paysages. A part quelques autoportraits, pas de trace d'êtres vivants. Mais une salle entière est consacrée aux bouquets de fleurs, aux couleurs très sages. Contrairement à Lichtenstein, Morandi a sa place dans la chambre à coucher. Pas de risque d'être réveillé.
J'avoue ignorer si Morandi a eu droit à une exposition de ce genre à Paris, ou ailleurs en France.
08:51 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo


