13/10/2013
Daniel Auteuil, Richard Berry et nos femmes
Nos femmes
D’Eric Assous
Avec Daniel Auteuil, Richard Berry, Didier Flamand
Mise en scène de Richard Berry
Trois copains, depuis trente cinq ans. Ils parlent de leurs femmes, des actuelles et de celles du passé, mais le spectateur n’en verra aucune.
Les trois archétypes sont représentés :
- le père de famille tranquille ;
- - le tombeur impénitent, marié à une beauté qui ne l’a épousé que pour sa réussite sociale ;
- Le blessé de l’amour, jamais remis de son divorce au point de refuser de s’engager une nouvelle fois.
Pièce qui parle de l’amitié entre hommes plus que des femmes. Jusqu’où peut aller l’amitié ? Jusqu’au faux témoignage pour « couvrir » le meurtre, bien entendu accidentel, de l’épouse de l’un d’entre eux.
Je me suis senti peu concerné par le sujet. Heureusement Daniel Auteuil et Richard Berry sont excellents, et les répliques sont souvent drôles.
08:18 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre
12/10/2013
une enquête du mandarin Tân
Tran-Nhut
Picquier poche n°164
XVIIe siècle, Vietnam.
Les bonzes du "temple de la grue écarlate", sous influence chinoise, s'entraînent assidument aux arts martiaux.
Pourquoi le temple a-t-il perdu de sa splendeur passée ?
Qui sont ces enfants, tous difformes, qui viennent, chaque soir, trouver refuge au temple.
Le mandarin Tan, tout juste nommé dans la province "de Haute Lumière", enquête sur la mort brutale et successive de plusieurs de ces enfants.
Une occasion de se plonger dans le fonctionnement d'une société marquée par l'enseignement de Confucius, mais où le surnaturel reste présent dans les esprits, même si "en contradiction avec les doctrines bouddhiques, Confucius rejette les éléments magiques d'une croyance religieuse". "Avec cette suprématie confucianiste de l'enfant mâle, les femmes sont laissées pour compte : la femme réduite à une matrice nourricière" (Le livre a été écrit par deux femmes...).
"Dans sa maturité, ses traits étaient empreints d'une poignante séduction"
"La richesse, c'est comme le pouvoir, ça vous donne des droits sur tout : le droit de prendre, le droit d'oublier."
08:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
11/10/2013
Psychanalyse d'un Indien des plaines
Jimmy P
D'Arnaud Desplechin
Avec Benicio Del Toro et Mathieu Amalric
Film inspiré du livre de l'ethnopsychiatre Georges Devereux (Amalric) racontant la psychanalyse de Jimmy Picard (Benicio Del Torro impressionnant), Indien "blackfoot", revenant de la seconde guerre mondiale, souffrant de troubles physiques sans cause physiologique.
Relations avec la mère, avec le père, souvenirs d'enfance, rapport à la sexualité, rien que du classique pour les adeptes du Dr Freud.
L'ethnologie entre en jeu, car l'interprétation des rêves est différente dans le mode de pensée occidentale et chez les Indiens.
Au moins le thérapeute et son patient sont d'accord sur l'importance des rêves.
Le film dure presque deux heures, mais je ne me suis pas endormi sur le divan...
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
10/10/2013
et pendant ce temps là, en Irak...
Le drame syrien ne doit pas faire oublier l'Irak
5.000 morts, 10.000 blessés depuis le début de l'année, dont 1.000 morts et plus de 2.000 blessés pour le seul mois de septembre. La pire situation depuis cinq ans, alors que le peuple irakien aspire à vivre en paix, pour que l'économie puisse redémarrer, et pouvoir profiter des services de base, comme la santé et l'éducation.
Comme toujours, les plus faibles, en particulier les enfants, sont les premières victimes.
Plus que jamais le dialogue doit être rétabli. Dialogue entre provinces, dialogue entre responsables religieux, politiques, et politico-religieux.
08:11 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0)
09/10/2013
Dans la rue
Le monsieur de la rue
Maximilien Le Roy
Extrait de « Grands reporters, 20 histoires vraies »
Editions « Les Arènes XXI »
Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour faire des reportages poignants.
Maximilien Le Roy nous raconte l’histoire d’un « monsieur de la rue », que l’on appelait « clochard » quand j’étais jeune, et aujourd’hui SDF.
Titulaire d’un CAP de plomberie, et d’un CAP de cuisine, Hosni sombre dans l’alcool après une rupture amoureuse qu’il attribue au racisme. Hosni est Lyonnais, de nationalité française, mais son père est venu de Tunis travailler en France, avant de repartir, son usine ayant été « délocalisée ». Hosni ne se sent pas Tunisien, car il ne connait pas le pays de ses parents, mais il sent bien que les Français ne le considèrent pas comme étant des leurs, même au sein de l’armée de son pays, même après la victoire de l’équipe « black/blanc/beur ». Zidane est Français, pas lui !
Dans la rue, « la bouteille est le seul compagnon fidèle » ; « Il ne faut pas imaginer les sans-le-sou solidaires » ; « Le peu que tu as est toujours trop pour qui a encore moins ».
Hosni va de ville en ville, de Paris (la pire) à Pau (la meilleure).
Trois SDF sur dix ont un boulot, avec toutes les difficultés pour se présenter au travail quand les gestes quotidiens sont autant de difficultés.
Jospin (battu) et Sarko (élu) avaient promis, avec beaucoup de sincérité, l’éradication d’un phénomène qui ne va pas disparaitre de si tôt, et dont Maximilien Le Roy nous montre une dimension humaine.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd


