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22/08/2013

Tableaux de la vie à Paris

Un parisien à travers Paris

 

Philippe Meyer

 

Editions Robert Laffont

 

Homme de radio caustique, Philippe Meyer dresse quelques tableaux disparates.

Pas de promenades, pas de scènes de la vie parisienne, mais des descriptions édifiantes qui pourraient passer pour des histoires à dormir debout.

 

Telle celle d’une paumée millionnaire, pour nous rappeler qu’il n’y a pas que dans « Millenium » que les responsables de tutelle ne sont pas toujours exemplaires.

Le récit d’une nuit avec une équipe du Samu social ne peut laisser indifférent.

L’évocation de la messe de la confrérie des charcutiers est encore plus truculente que celle des Bougnats, même si les bars tabac sont massivement rachetés par des Chinois. 

 

Le livre se termine par « Paris plage », grand succès populaire au faible contenu.

 

« Rien n’infantilise plus l’homme que les déplacements en groupe »

 

« La fraction pavlovienne de la Droite croit que le pouvoir lui est dû »

 

 

08:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2013

Paris, la nuit, hier et demain

Au pavillon de l’Arsenal

 

Trois expositions au pavillon de l’Arsenal, ce qui fait un peu trop à la fois.

 

La plus importante, la plus vaste,  est consacrée au développement de Paris, depuis les premières habitations jusqu’aux projets du « Grand Paris », donc de la capitale et de sa banlieue.

J’ai préféré la partie historique, peut-être parce que je me sens peu concerné par les projets du Grand Paris ?

 

Dans un coin, quatre maquettes du projet, mené par un cabinet japonais, de transformation de l’ancien magasin La Samaritaine.

Difficile de se faire une idée…

J’ai cru comprendre que les Parisiens auraient le droit de monter sur la terrasse de l’hôtel 5 étoiles qui fera face au Pont Neuf.

 

Le premier étage est consacré à des photos de « Paris la nuit ». Presque exclusivement des photos de bâtiments.

 

Prévoir d’y rester deux heures. L’entrée est gratuite et il n’y a pas trop de monde.

Jusqu'au 9 septembre.

 

 

 

15:15 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

19/08/2013

Jean-Luc Mélanchon condamné à l'irresponsabilité

Pour se faire entendre, tout simplement pour exister, Jean-Luc Mélanchon est condamné à taper,  avec de plus en plus de virulence,  sur le gouvernement, et à se présenter comme le meilleur adversaire de Marine Le Pen.

 

Il est certain que Jean-Luc n’est pas Marine : pas trace de xénophobie. Il demande même la régularisation de tous les sans papiers ? N’est-ce pas irresponsable ? Quel serait le score du Front National si le gouvernement prenait une telle décision ?

 

Jean-Luc et Marine se retrouvent dans leur refus de la mondialisation. N’est-ce pas irresponsable, non pas de la refuser, mais même de faire croire que la France pourrait s’en sortir, ou tout simplement en sortir ?

 

Même refus de l’Europe, depuis très longtemps, habillé au Parti de Gauche par la description d’une Europe idéale, effectivement très loin de la réalité des possibles.

 

L’irresponsabilité culmine avec le reproche fait à François Hollande de chercher à rembourser la dette de l’Etat. Peut-être faudrait-il commencer par rappeler que le seul gouvernement à avoir réduit la dette depuis un demi siècle est celui de Lionel Jospin, n’en déplaise à la Droite.

N’est-il pas irresponsable de préconiser à la  fois le non remboursement de la dette et la poursuite du financement des dépenses publiques…par la dette ?

Malheureusement, les prêteurs ont une mauvaise habitude : ils ne veulent continuer à prêter que sils sont remboursés !

 

Si la France n’honorait pas les dettes faites sous le quinquennat de Sarkozy, l’actuel gouvernement ne pourrait plus emprunter pour couvrir le déficit budgétaire, en attendant une reprise économique qui ne peut être que mondiale, et favorisée au niveau européen.

 

 

18/08/2013

les "dessous" s'exposent

La mécanique des dessous

 

Musée  des arts décoratifs, rue de Rivoli, jusqu'au 24 novembre

 

 

Il y a un peu de dessous, il y a surtout tout ce qui s’interpose entre le corps et le vêtement.

 

Jusqu’au XVIe siècle, des armatures en fer, même pour les enfants, pour tenir le corps droit, car la droiture morale doit se refléter dans l’attitude corporelle.

Puis les armatures incorporent les vêtements, ou entre les dessous et les vêtements.

C’est le temps des cerceaux, des crinolines, des  « paniers »,  des faux culs, des coussinets qui mettent en valeur la poitrine.

Moins que de « dessous », il faut parler d’échafaudages !

 

Deux originalités dans l’exposition :

-        des mécanismes qui montrent « la mécanique des dessous » ;

-        la possibilité d’essayer ces cerceaux.

 

Puis revient le temps des corps martyrisés, des tailles étranglées, des corsets…

 

Concernant les messieurs, une partie de l’exposition est consacrée aux « braguettes », laissant croire à une virilité volumineuse. Uniquement réservée à l’aristocratie : la « fraise » qui se porte autour du cou, de plus en plus volumineuse, jusqu’à tomber en désuétude. Beaucoup plus tard les messieurs ont également, comme les dames, la possibilité de porter des ceintures ventrales pour affiner leur tour de taille. Moins efficace, mais moins pénible que le corset…

 

10:13 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exposition

17/08/2013

Giordano Bruno enquête

Le temps de la prophétie

 

S.J. Parris

 

10-18

 

1583, Angleterre

 

La prophétie en question, est celle de la fin du monde, une de plus. Tout cela en raison d’un alignement exceptionnel de certaines planètes. L’astronomie ne s’est pas encore détachée de l’astrologie. Ni de la religion, puisque quelques années plus tard Giordano Bruno sera brûlé vif par l’Inquisition, pour avoir osé affirmer que le soleil et non la terre est le centre de l’univers, et que celui-ci est infini.

 

Giordano Bruno, déjà excommunié pour avoir quitté, sans permission, l’ordre des Bénédictins, est supposé être le narrateur menant l’enquête sur l’assassinat d’une, puis deux demoiselles d’honneur de la reine Elizabeth I, fille d’Henri VIII et Anne Boleyn, déclarée « hérétique » par le Pape.

 

Bien qu’excommunié, Bruno se trouve témoin d’une conjuration de catholiques favorables à Marie Stuart, ou à son fils Jacques VI, roi d’Ecosse.

Derrière les conjurés, deux puissances catholiques : le Duc de Guise,  cousin de Marie, leader des catholiques de France, à qui la Saint Barthélémy ne semble pas avoir suffit, et bien entendu,  l’Espagne du très catholique Philippe II.

Cinq ans plus tard, Guise sera assassiné et « l’Invincible Armada » espagnole, chargée d’envahir l’Angleterre, subira une cuisante défaite.

 

Le roman donne une explication des tensions trop liée à la querelle religieuse. L’antagonisme anglo-espagnol était au moins autant économique que religieux.

Elizabeth I a fait tuer sa cousine Marie Stuart, la catholique, point de ralliement de tous ceux  qui menaçaient son trône, mais elle a accepté que Jacques, fils de Marie, tout aussi catholique que sa mère, lui succède.

« Toutes les confessions peuvent être interprétées de  façon à entériner la volonté politique des hommes ».

 

« Quand les illettrés ont peur, ils s’en remettent aux vieilles superstitions »

 

« La plupart des hommes de haut rang préfèrent être divertis qu’éclairés »

 

« S’apitoyer sur son sort est la distraction des faibles »

 

 

21:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature