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05/09/2013

Pour mieux comprendre l'Afrique

Congo

Une histoire

 

David Van Reybrouck

 

Prix Médicis "essai"

 

Editions "Actes Sud"

 

 

Ouvrage hybride.

En partie livre d'histoire, puisqu'il retrace l'histoire du Congo ex belge depuis la préhistoire. Mais pas un livre d'historien, puisqu'il se base essentiellement sur des témoignages oraux, dont les historiens connaissent les faiblesses, et même les contradictions.

En partie livre de journaliste d'investigation, carnet et stylo à la main.

En partie livre d'"écrivain-voyageur" qui consigne ses souvenirs de voyage.

 

Au final, un livre utile qui rappelle la "traite" des esclaves,  "l'immonde saloperie" de la politique coloniale de Léopold II, la honte de l'assassinat de Lumumba par les Belges, avec l'aide de la CIA, la complaisance des mêmes à l'égard de Mobutu, pour cause de "guerre froide", la lutte sans pitié, et sans guère d'espoir, après la chute du dictateur, les vains efforts de l'Union européenne pour éviter de nouveaux massacres.

 

 

"Officiellement le but de Léopold était de mettre un terme à la traite afro-arabe des esclaves et de faire progresser les sciences."

 

"Tout comme l'arbre à caoutchouc était arrivé juste à temps pour remplacer le commerce de l'ivoire, l'exploitation minière du cuivre arriva juste à temps pour prendre la relève."

"Des gains fabuleux qui furent engrangés, la majorité de la population n'en a pas reçu une miette"

 

"Le jour de l'indépendance, le pays comptait seize diplômés de l'université, pas un seul officier noir, pas un seul médecin indigène, pas un seul ingénieur, pas un seul juriste, agronome ou économiste."

 

"L'Etat ne devient l'Etat qu'à mesure qu'il parvient à monopoliser la violence sociale, tribale, territoriale."

 

"Le Zaïre, l'un des pays les plus fertiles au monde devint extrêmement dépendant de coûteux produits alimentaires importés."

 

"Au Zaïre, l'esprit humain s'est avéré particulièrement inventif pour concevoir les tortures."

 

"De grandes parties du Congo sont gérées depuis la guerre par des organismes caritatifs internationaux".

 

"Le post matérialisme est un luxe de riches. Le pauvre respecte le frimeur."

 

 

07:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

04/09/2013

Cuba : changement de génération

Cuba, père et fils

Jacques et Pierre Ferrandez

Extrait de « Grands reporters »

Editions « Les Arènes XXI »

 

Il y a un demi-siècle l’épopée de Fidel et du Che a bercé toute une génération.

Que pensent aujourd’hui les Cubains, en particulier la jeune génération qui veut vivre sans entendre parler ad libidum des idéaux de la Révolution ? Expliquer que tout est de la faute des Yankees ne passe plus.

Cette problématique est traitée à travers les relations entre un père castriste combattant, mais mis au rencart par des bureaucrates, et son fils qui rêve d’ailleurs.

Les touristes occidentaux qui ont de l’argent, les vieilles voitures américaines rafistolées, les difficultés pour survivre au quotidien, tout est traité avec sensibilité.

 

07:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

03/09/2013

l'Union europénne et la Syrie

Syrie : grandeurs et limites de l'action de l'Union Européenne

 

Tous les chiffres concordent : le nombre de Syriens réfugiés dans les pays voisins a dépassé les deux millions, dont plus d'un million d'enfants.

Donner une réponse à cette catastrophe humanitaire ne peut être laissé aux seuls pays voisins.

L'Union européenne peut et doit jouer un rôle de coordination de son aide propre et de celles de ses pays membres.

 

Bien sûr, il est possible de regretter que l'Union européenne n'ait pas une politique étrangère commune dépassant un peu le jeu des "déclarations" communes.

Son rôle dans l'aide humanitaire sauve,  sa dignité morale, face à son impuissance à influencer  ce qui se passe dans le pays.

 

31/08/2013

La suite du "don du roi"

L'ami du roi

 

Rose Tremain

 

Editions JC Lattès

 

1683 - 1685, Angleterre, France, Suisse

 

 

La prolixe romancière Lady Rose Tremain, anoblie par Sa majesté la Reine, a connu, il y a vingt ans, un succès certain avec "Le don du Roi", porté à l'écran.

J'ai revu le DVD pour me remémorer l'histoire. Le "don" du roi, à l'égard du Dr Merivel, médecin doué mais désargenté,  courtisan,  est celui d'un titre de noblesse, d'un manoir, contre un mariage fictif avec la favorite du moment. Une seule interdiction : ne pas tomber amoureux de son épouse, maîtresse du roi. Bien entendu, comme dans l'histoire d'Adam et Eve, il sera chassé du paradis. "Peu importe combien nous travaillons et luttons, nous ne pouvons jamais savoir quand une chose nous sera donnée ni à quel moment elle nous sera reprise."

 

Le roi, c'est Charles II d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, arrière petit fils de Marie Stuart, décapitée par sa cousine Elisabeth 1ère, fils de Charles 1er, décapité par Cromwell. Après la période de puritanisme de celui-ci, la Restauration est un temps de plaisir, au moins pour les riches.

C'est le temps aussi de la "Société pour l'amélioration de la connaissance naturelle par l'expérimentation", encouragée par le Roi. Amélioration dont la médecine de l'époque aurait bien eu besoin.

Dans cette suite, Charles et Merivel, l'ami du roi, sont vieillissant.

 

Merivel ne tient pas en place très longtemps dans sa propriété restituée par le roi,  dont il dépend pour sa survie financière, n'étant médecin qu'à temps très partiel.

Le voilà parti pour Versailles, avec une lettre de recommandation du roi pour son cousin Louis, ce qui nous offre une description de la vie à la Cour, difficile pour les nombreux solliciteurs.

Il y rencontre la ravissante épouse d'un colonel de la garde suisse. Il ira la rejoindre quelques temps dans les environs de Neufchâtel. Les voyages sont longs et plein d'imprévus.

 

 

"Montaigne insiste sur le fait que le bonheur d'un homme est déterminé par sa connaissance, acquise petit à petit, de ses propres capacités".

 

"Selon Montaigne, la fin de l'illusion pourrait bien annoncer la fin de la joie".

 

"L'on ne peut connaître à l'avance le nombre infini de choses que l'on ignore."

 

"Les monarques et la mort sont tous deux chargés du fardeau de la terreur qu'ils inspirent."

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

30/08/2013

Selon que vous serez à Londres ou à Paris...

Démocraties

 

Hier, le Parlement britannique était convoqué pour décider d'une éventuelle action en Syrie.

Dans le même temps, le Président de la République française convoquait son "conseil de sécurité", composé de ministres, de généraux, de hauts fonctionnaires,  et promettait que le Parlement serait informé "dans les meilleurs délais".

Les commentateurs politiques ne semblent pas avoir noté cette illustration des régimes parlementaires et présidentiels.

Comme chacun sait, le Parlement britannique a émis un vote négatif.

En France, le gouvernement viendra expliquer au Parlement la décision prise...par le Président.

Les socialistes français se sont totalement coulés dans les institutions de la Ve République !

 

 

08:55 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, syrie