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27/03/2008

L'Union européenne et l'Irak

L'union européenne doit-elle s'impliquer plus en Irak ?

 

 

 

Les médias ont largement évoqué le 5ème "anniversaire" de la chute du dictateur irakien.

 

Triste anniversaire pour les Américains dont 4.000 des leurs sont morts en Irak. Sans parler des milliers de jeunes Américains blessés ou traumatisés à vie...et des centaines de milliers de victimes irakiennes ! Sans que l'on aperçoive le "bout du tunnel".

 

 

Il n'est, bien entendu, pas question pour l'Union européenne de s'impliquer militairement en Irak. Il n'en a jamais été question. Contrairement aux USA, l'Union européenne n'intervient que sur mandat de l'ONU. Et uniquement pour des opérations de maintien de la paix ou/et humanitaires.

 

 

En cinq ans, l'Union européenne a déboursé un milliard d'euros pour aider à la mise en place d'un Etat de Droit : justice, respect des Droits de l'Homme, bonne gouvernance, ainsi qu'une action humanitaire en faveur des centaines de milliers de personnes déplacées. Sans parler de l'aide humanitaire aux deux millions de réfugiés irakiens dans les pays voisins.

 

 

Que faire pour aider à la construction d'un Irak prospère et démocratique ?

 

Prospère, il l'était, un des plus riches de la région, grâce au pétrole. Ses infrastructures sont aujourd'hui largement détruites.

 

Démocratique, il ne l'a jamais été, pas plus que ses voisins.

 

Peut-on construire la démocratie avec des forces d'occupation ? Même "invitées" par le gouvernement qu'elles ont mis en place ?

 

L'Union européenne aide le Parlement et la "société civile".

 

Lénine disait que le communisme, c'était l'électricité + les "soviets".

 

Le rêve, pour l'Irak, serait le retour de  l'eau,  de l'électricité, la sécurité pour toutes et tous,  et des institutions capables de diriger le pays, en demandant l'avis des Irakiens.

 

  Comme d'habitude les Américains mènent la danse, à leurs dépens,  et les Européens sortent leurs chéquiers.

 

26/03/2008

Tibet : la position du Président du groupe socialiste européen

"il n'y a pas de doute: la solidarité internationale envers le Tibet est nécessaire, mais parler d'un boycott contre les prochains Jeux Olympiques de Pékin serait bel et bien une erreur".

 

 

"Il ne faut pas faire payer aux sportifs et aux citoyens les déficits politiques d'un pays ou d'un gouvernement". "Un boycott à un tel événement sportif n'avancerait à rien ni ne servirait à arranger la situation au Tibet. Bien au contraire, la célébration des Jeux peut être vécue comme une opportunité de dialogue entre la Chine et le monde, où nous pouvons convaincre les autorités chinoises sur la nécessité de protéger les minorités, les droits fondamentaux et la démocratie",

 

 

Le Président du Groupe Socialiste a insisté sur le fait que la communauté internationale a l'obligation morale de s'engager, dans les mois à venir et avant l'inauguration des Jeux, à faire un appel constant aux Chinois et aux Tibétains "pour qu'ils renoncent à l'usage de la violence dans ce conflit, comme le Dalai Lama l'a lui-même proclamé de façon très courageuse et sans cesse".

 

 

Tibet

REPRESSION AU TIBET

Le Parti Socialiste condamne avec la plus grande fermeté la répression des Tibétains qui

manifestaient pacifiquement, notamment à Lhassa et à

Dharamsala, par les forces de l’ordre et l’armée chinoises. Cette répression a fait une

dizaine de morts selon le gouvernement chinois et près d’une centaine selon d’autres

sources, parmi les moines et civils tibétains.

Le Parti socialiste appelle les autorités chinoises à l’arrêt immédiat de la violence contre les

manifestants et au respect de ses engagements internationaux pris en matière de respect

des droits de l’homme.

Il réitère son souhait ardent d’une concertation sur l’avenir du Tibet entre les autorités

chinoises et les responsables tibétains en exil, et notamment le Dalaï Lama, dans un esprit

de préservation de l’identité culturelle et linguistique du Tibet et de développement pour les

populations locales.

Le Bureau national du Parti socialiste s’adresse au Président de la République pour savoir

quelle initiative il compte entreprendre auprès du gouvernement chinois pour qu’il mette fin

à la répression et facilite une issue pacifique à ce drame.

Le Parti socialiste estime qu’il convient d’envisager tous les moyens de pression

internationale en cas de poursuite de la répression contre les Tibétains

08/02/2008

Gaza : ne pas reconstituer le ghetto !

 Tous les murs  finissent un jour par s'effondrer. Le mur de Jéricho, celui du ghetto de Varsovie, le mur de Berlin, le mur de l'Atlantique.              Ou encore le mur de l'indifférence. Le mur de Rafah, par son poids symbolique, fait partie  de cette poussée aveugle des hommes vers la liberté.            Mais qu'ont-ils fait les Gazawi de cette liberté retrouvée? Ont-ils fui vers l'Egypte ? Sont-ils allés s'armer de kalachnikovs?  Non hélas,  car les armes, avec ou sans mur, arrivent toujours à destination. Les Gazawi sont allés se ravitailler en produits de première urgence! Ils ont été faire leurs courses, chercher des médicaments et du lait pour bébé, introuvable à Gaza. Des vélomoteurs,  des chèvres et des vaches soulevés par des grues ont pénétrés par les airs à Rafah devant les acclamations de la foule.  Surréaliste. Et puis, chacun est rentré chez soi. Tout est dans ces images: l'impossible d'hier, soudain à portée de main, et la vie prosaïque qui reprend ses droits.

            La responsabilité de l'Union européenne est historique. Il ne s'agit plus de savoir qui va ouvrir les portes d'une prison à ciel ouvert mais qui osera les refermer pour toujours . ? Qui osera renvoyer les Gazawi à leur lente asphyxie ? Depuis le début d'Annapolis, l'Union européenne perdait pied. Elle, à la base de la Road Map, avait passé la main du processus de paix aux Etats-Unis. Obtenir la co-présidence de la Conférence des donateurs de Paris a été un vrai tour de force. Mais pour les accès à Gaza, depuis 2005, les Européens ont un mandat. Allons-nous avec les Egyptiens, avec l'Autorité palestinienne, avec le Hamas et avec Israël parvenir à renouer le dialogue et gérer les accès des Palestiniens au monde extérieur ou, au contraire, allons-nous assister en observateurs à l'inévitable répression qui ne manquera pas de surgir? C'est toute la question.  Au delà de la mission de l'EU Ban, cette question engage le sort de l'unité palestinienne, du processus de paix, le respect du droit international et l'honneur de l'Union européenne.

22/01/2008

l'Egypte : oui, mais...

L'Egypte : oui, mais...

 

 

L'Egypte, c'est bien pour l'histoire, c'est bien pour la romance, c'est bien pour les vacances, mais...

 

Tous les journalistes ont parlé de la visite de notre Président dans ce pays. Tout le monde sait qui l'accompagnait, mais...

 

 

L'Egypte, c'est aussi un pays où sont emprisonnés des journalistes, des militants pour  les Droits humains, et plus largement les militants de nombreuses organisations non gouvernementales. Le candidat de l'opposition aux dernières élections présidentielles (comment a-t-il osé ?) est également en prison, malgré une santé précaire. C'est un pays où la maison des syndicats a été fermée. C'est un pays où les opposants sont harcelés, y compris par des mesures judiciaires, souvent même torturés.

 

C'est un pays où la liberté de religion, et plus encore à l'égard des religions, n'est pas respectée, pas plus que la liberté d'association, et encore moins la liberté d'expression.

 

C'est un pays toujours sous "état d'urgence" et "Loi martiale", sans réelle indépendance de la justice.

 

Notre Président ne parle-t-il des Droits de l'Homme qu'avec Kadhafi ?