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26/05/2008

Liban : enfin une sortie de crise ?

Le Liban prêt à surmonter sa crise politique Comment ne pas se féliciter de l'accord interlibanais, conclu sous l'égide de la Ligue Arabe, à Doha (Qatar, 21/05/2008), qui fait renaître l'espoir au pays du Cèdre. Cet accord devrait mettre fin à une crise politique grave qui dure depuis plusieurs mois et sortir le Liban de l'impasse et de l'incertitude. Cet accord prévoit l'élection par le Parlement du nouveau président, le général Michel Sleimane (et oui, encore un général !), la formation d'un gouvernement d'union avec une minorité de blocage pour l'opposition (avec les risques que cela comporte) ainsi que la reforme de la loi électorale, qui conduira à des élections générales en 2009. Toutes les parties concernées doivent respecter à la lettre cet accord historique et  travailler de manière sincère pour renforcer la démocratie et préserver la sécurité des citoyens ainsi que l'unité du pays.

21/05/2008

Birmanie : aider, d'urgence

L'aide à la population birmane est une urgence absolue

 

 

L'Union européenne doit mettre en œuvre tout son possible afin d'aider, dans l'immédiat, la population birmane qui se trouve, suite au typhon catastrophique, dans une situation déplorable. Il n'est pas possible qu'à cause du comportement  inadmissible de la dictature militaire birmane, les gens sur place demeurent, deux semaines après la catastrophe, abandonnés sans aide internationale.

 

 

 LUnion européenne doit insister auprès du pouvoir birman pour supprimer toute sorte d'obstacle, afin de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire internationale  vers la population sinistrée.

 

 

Les socialistes européens, en critiquant sévèrement  l'intransigeance  et l'indifférence totale de la junte face aux problèmes graves de la population birmane, ont invité la communauté internationale à augmenter et à coordonner la pression afin d'obliger le pouvoir en place à changer son comportement inhumain. Malheureusement, la dictature militaire n'a rien de mieux à faire  que d'organiser un referendum pour stabiliser son pouvoir illégitime...

 

 

14/05/2008

Banques et morale

Moi, je n'ai pas d'argent à placer. Mais si vous avez des économies à faire fructifier, faites quand même attention :  vous pourriez être intéressé(e) par la publicité que certaines banques font pour certains de leurs fonds d'investissements .

Elles vous proposent tout simplement de spéculer sur l'augmentation des prix des denrées alimentaires de base. Pendant que des gens meurent de faim dans les pays pauvres, pendant qu'ici en Europe de plus en plus de personnes ont du mal à s'acheter les denrées alimentaires de base à cause de l'augmentation terrible des prix, des banques  proposent de participer au mouvement et de contribuer à une des formes de spéculation les plus cyniques jamais connue.

Pensez-y et faite circuler l'information !

04/05/2008

Droits de l'Homme en Tunisie

Droits de l'Homme en Tunisie : l'amitié ne doit pas empêcher la lucidité.

À l’instar de ceux tenus naguère par Jacques Chirac, les propos de Nicolas Sarkozy

minimisent la gravité des manquements aux droits humains et démocratiques des

Autorités tunisiennes. Tous les témoignages des organisations et des acteurs des droits

de l’homme concordent et indiquent qu’en Tunisie les libertés ont régressé et le

harcèlement policier considérablement augmenté.

La lutte contre le terrorisme ne saurait justifier le renforcement du contrôle policier sur la

population en général et les militants des droits de l’homme en particulier.

L'amitié entre la France et la Tunisie, comme les accords de partenariat entre la Tunisie

et l’Union Européenne, entraîne, a minima, une obligation de lucidité de la part des

responsables politiques européens. L'aveuglement n'est pas une position politique et

l'économie n'est pas la seule réalité à prendre en compte dans les relations entre

pays amis.

Le  Chef de l'État français aurait pu faire preuve de plus de respect pour la dure

réalité quotidienne du peuple tunisien, et en particulier pour celle des journalistes et

militants persécutés.

22/04/2008

crise alimentaire

Contribution à la réflexion sur la crise alimentaire

 

 

La hausse des prix agricoles a des raisons structurelles :

 

- La disparition des excédents européens (il y a deux ans j'avais écrit un article, passé totalement inaperçu, sur les risques que cette disparation fait peser sur les "banques alimentaires". Les plus pauvres que nos pauvres sont frappés les premiers) ;

 

- L'augmentation du pétrole rend plus cher les importations, y compris celle de l'aide ;

 

-  La compétition des agro carburants (allons nous continuer à les subventionner ? Il parait qu'il faut 80 litres de pétrole pour faire 100 litres d'éthanol ? ;

 

- L'augmentation de la demande, pour des raisons démographiques ou de changements des habitudes alimentaires.

 

 

Les mouvements spéculatifs, en particulier à la Bourse de Chicago, n'arrangent rien.

 

 

"Comme nous l'avons vu par le passé, ces questions conduisent parfois à la guerre"

 

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI.

 

 

Comment ne pas craindre, en effet, que ces émeutes n'enfoncent le monde dans des crises régionales aigües ? Combien de déstabilisations incontrôlables à prévoir ?

 

 

Le Darfour et le réveil du problème touareg nous rappellent que la lutte pour la nourriture reste d'actualité.

 

 

L'exemple haïtien me semble également révélateur :

 

- Voilà un pays où la communauté internationale a organisé, à grands frais,  des élections, et entretient sur place une force de maintien de la paix (ce n'est pas une opération PESD, mais ça pourrait l'être...), avec une aide importante pour une tentative de reconstruction de l'Etat.

 

- Les émeutes de la faim y ont fait au moins six morts, dont un "casque bleu" qui tentait de s'interposer, et plus de 200 blessés.

 

- le Premier ministre a servi de "fusible", mais combien de premiers ministres, dans combien de pays devront sauter ?

 

 

 

Qu'avons-nous à proposer ? De nouvelles élections, avec une mission d'observation,  dans le cadre d'une aide à la démocratie et au respect des Droits de l'Homme ? Une force d'interposition de l'Union européenne ?

 

 

Plus de trente pays sont concernés dans le monde.

 

Faudra-t-il monter des opérations de "Politique Européenne de Sécurité et de Défense pour garder les rizières ?

 

Combien de "missions de Petersberg" en perspective ?

 

Notre "Instrument Européen de stabilité" ne suffira pas à faire face.

 

 

En bref, et en résumé, c'est la stabilité du monde qui est en jeu : un problème géopolitique !