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20/04/2008

Meilleurs voeux

Bonne année...bengalaise !

 

 

 

"Shubho Nababarsha" : bonne année en langue bengali.

 

L'occasion pour rappeler que ce pays vit toujours sous l'état d'urgence, les libertés et la démocratie ayant été "suspendues" par les militaires, "à titre provisoire", un "provisoire" qui dure...

 

Rappeler également que les habitants de ce pays, dont les basses terres sont de plus en plus souvent inondées,  sont parmi les premières victimes du changement climatique.

 

Et l'occasion de vous souhaiter une très bonne année 1415  du calendrier bengali. Calendrier totalement laïc, ce qui a amené quelques obscurantistes religieux à attaquer sa célébration...

Raison de plus pour fêter le Nouvel An !

 

 

 

 

17/04/2008

Echanges avec le 1er ministre irakien

Echanges avec Nouri al-Maliki Premier ministre de la République d'Irak

 

 

"Au nom de Dieu, le tout puissant et le miséricordieux",  le Premier Ministre irakien a donné à la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, un bel exemple de langage officiel :

 

- la situation n'est pas bonne mais bien meilleure qu'il y a deux ans, et elle sera bien meilleure encore avec l'aide des amis du peuple irakien (qu'ils en soient remerciés) ; il faut avoir confiance, la stratégie est fructueuse,  il n'y a pas de guerre civile,  ni de guerre religieuse, seulement une guerre contre le terrorisme, et la victoire est proche ;

 

- mais si les alliés repartaient maintenant, ça serait le retour du chaos ; il faut attendre que les forces de sécurité irakiennes soient en capacité de maintenir l'Etat de Droit ;

 

- il faut poursuivre la lutte contre le terrorisme, mettre en échec al-Quaida ;

 

- la réconciliation nationale a été favorisée par des lois de justice et d'amnistie ; le gouvernement (d'union nationale) continue à travailler à l'unité nationale ; la partition du pays a été évitée ;

 

- les forces armées sont au service de l'Etat ;

 

- la pacification ne pourra pas être obtenue uniquement  par des mesures sécuritaires : il faut également des solutions politiques, des investissements en faveur du développement économique, des services publics...

 

- les activités économiques reprennent ; le pays est potentiellement riche : il faut aider à sa mise en valeur,  en reconstruisant les infrastructures et en investissant ; une loi pour favoriser les investissements est en préparation ;

 

- il n'y a pas de "minorités", il n'y a que des Irakiens égaux en droit, ayant également droit à la protection de l'Etat, sans considération d'appartenance religieuse ;

 

- la dictature est terminée, les médias, y compris étrangers sont libres : c'est la liberté et le pluralisme garantis ;

 

- la Constitution garantit l'égalité des femmes ;

 

- une commission indépendante garantit le respect des Droits de l'Homme ;

 

- en octobre auront lieu les élections provinciales : pour qu'elles soient libres, il faut mettre fin aux milices (interdites par la Constitution, donc hors la loi) ; les partis qui ont des milices ne pourront pas participer aux élections ;

 

- la répartition des compétences est claire entre l'Etat fédéral et les provinces ;

 

- les déplacés pourront voter ; ça sera plus difficiles pour les réfugiés dans les pays voisins ; le gouvernement souhaite leur retour (surtout les cadres) mais seule la stabilité le permettra vraiment ; que l'Union européenne soit remerciée pour son aide ;

 

- le gouvernement irakien veut sortir de l'isolement hérité de l'ancien régime, et souhaite multiplier les échanges et les coopérations ;

 

 

- l'Irak souhaite avoir de bonnes relations avec tous ses voisins, et espère que ce  souhait est réciproque ; l'Irak dialogue avec tous pour obtenir des accords réciproques de non ingérence et de respect.

 

08:09 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak

08/04/2008

Le Dalaï Lama à la cérémonie d'ouverture ?

"Pour un monde meilleur" : la fête gâchée

 

 

 

Il était vraiment minimaliste et très général ce badge "pour un monde meilleur", que les athlètes français avaient décidé de porter hier, à l'occasion du passage de la flamme olympique : c'était pourtant encore trop. Comme cela semblait être encore trop, pour la police française, encouragée par les Chinois, de déployer le drapeau tibétain.

 

Etait-ce pour un début de commémoration des 40 ans de Mai 68 que la police française a voulu prouver qu'elle maniait toujours aussi bien la matraque ? Les CRS de 68 doivent être à la retraite aujourd'hui. D'autres ont repris...le flambeau !

 

 

 

Le passage de la flamme olympique devrait être partout l'occasion d'une fête. Après Londres et Paris tout le monde voit bien que les manifestations dégénèrent,  "pour un monde meilleur", avec un Tibet "libre" (pourquoi seulement le Tibet ? les autres n'ont pas droit à la liberté ?). Comme souvent, la cause est bonne, les débordements, y compris ceux de la police,  brouillent le message.

 

 

L'attribution des Jeux Olympiques à Pékin aurait pu être une extraordinaire opportunité pour la Chine de s'ouvrir au monde, et vice-versa. Le malentendu semble être total.

 

 

L'idée d'un boycott des Jeux Olympiques s'éloignent. On sait maintenant qu'ils seront très "encadrés" par les forces de l'ordre chinoises, qui n'auront rien à envier aux parisiennes.

 

 

La question se porte maintenant sur la cérémonie d'ouverture. Daniel Cohn-Bendit, jamais à court d'idées depuis 40 ans propose d'y inviter le Dalaï Lama. J'imagine celui-ci arrivant à Pékin entouré de tous les Chefs d'Etats et de gouvernements de l'Union européenne : bien plus fort que le boycott (boycottage si vous préférez...) !

 

Mais y-a-t-il la moindre chance que les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se mettent d'accord sur une position et une action commune ?

 

Une politique étrangère commune de l'Union européenne ? Cela serait sans doute les prémisses "d'un monde meilleur"...

 

11:38 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jo, tibet

07/04/2008

Chypre

Chypre : un pas vers la réunification

 

 

 

Je me souviens très précisément du moment de ma dernière visite à Chypre : c'est là bas que j'ai appris le décès de François Mitterrand.

 

Je me souviens très bien de cette ville coupée en deux, en particulier d'une rue étroite coupée par un barrage gardé par des "casques bleus".

 

Je me souviens de la tentation d'aller voir de "l'autre côté", dans la partie turque, dans cet Etat reconnu par la seule Turquie qui y a envoyé ses troupes et ses colons venus d'Anatolie. Souhait freiné par la nécessité de signer une demande officielle valant quasiment reconnaissance de cet "Etat".

 

Je me souviens des minarets des mosquées dans cette partie de la ville.

 

Je me souviens de l'énorme différence de niveau de développement entre la partie hellénophone et la partie turcophone.

 

Je me souviens que mes camarades socialistes, qui soutenaient la demande d'adhésion à l'Union européenne,  plaidaient pour que cette demande ne soit pas repoussée à cause de la partition de l'ile et donc ne pas être punis deux fois.

 

 

Aujourd'hui Chypre est membre de l'Union européenne, et une partie de son territoire est toujours occupée par l'armée d'un pays candidat à l'adhésion.

 

Cette semaine la rue Ledra, fermée depuis 1963,  a vue disparaître sa barricade gardée par les soldats de l'ONU. Temporairement fermée, à cause d'un incident avec la police turcophone, j'espère qu'elle restera ouverte durablement, et que cette ouverture deviendra le symbole du premier pas vers la réunification du pays et la coexistence pacifique des deux communautés linguistiques.

 

 

 

 

 

30/03/2008

Afghanistan : de sérieuses questions

Afghanistan : de sérieuses questions !

 

 

 

Le Président de la République française a réservé au Parlement britannique la primeur  de l'annonce de l'envoi de 1.000 militaires français supplémentaires (il y en a déjà 2.000) en Afghanistan.

 

Cela en dit long sur sa considération pour le Parlement français, dont l'avis n'est pas demandé.

 

Pendant la campagne électorale le candidat Sarkozy avait déclaré ne pas être favorable à la présence à long terme des troupes françaises dans ce pays.

 

Pourquoi répondre aujourd'hui positivement à la demande américaine d'un renfort, alors que les Canadiens menacent de partir, faute de moyens appropriés (en particulier le manque d'hélicoptères) ?

 

Pourquoi le faire sans débat, au Parlement français, sur le rôle et la stratégie de l'opération internationale, qui dure depuis 7 ans maintenant ?

 

Faire partir les talibans était une bonne chose, mais maintenant ?

 

La reconstruction ne peut se faire sans sécurité.

 

Les talibans détruisent la nuit les écoles construites dans la journée, et menacent de mort les ouvriers qui construisent les routes.

 

Faut-il,  comme aujourd'hui, dépenser 1 euro en aide au développement contre 9 euros pour faire la guerre aux talibans ?

 

Faut-il continuer, comme aujourd'hui, à alimenter 80% du budget de l'Etat afghan en sachant qu'1/3 de la somme disparait du fait de la corruption ?

 

Comment sortir du cercle vicieux de la violence et de la pauvreté ?

 

Il n'est, malheureusement,  pas certain que 1.000 soldats français supplémentaires (il y a déjà plus de 20.000 soldats de l'OTAN) pourront y contribuer de façon décisive.