10/09/2008
l'Iran sur la voie du progrès ?
Les pendaisons remplacent les lapidations
L'Iran, pays héritier d'une des civilisations les plus brillantes de l'Histoire de l'Humanité, est, peut-être, sur la voie du progrès : en attendant d'avoir la bombe atomique, son droit pénal évolue : la lapidation en tant de mode d'exécution est "suspendue". Pas abolie, car il serait probablement plus compliqué d'y revenir. Donc "suspendue" au profit des... pendaisons ! Qui se multiplient. Y compris pour les mineurs. Est-ce également un signe de progrès que de considérer les délinquants comme passibles de la peine de mort de plus en plus jeunes ?
L'Assemblée générale de l'ONU, en décembre 2007, a demandé à tous les pays d'adopter un moratoire sur la peine de mort. Les USA n'ont rien à faire des votes de l'ONU. L'Iran serait donc sous l'influence pernicieuse des USA ? A qui faut-il jeter la première pierre ?
En attendant, pour être tranquille, le pouvoir iranien jette en prison les citoyen qui se consacrent à la défense des droits humains et font campagne contre la peine de mort.
08:49 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, droits de l'homme, peine de mort
27/08/2008
pour qu'ils ne soient pas morts pour rien
Afghanistan : qu'ils ne soient pas morts pour rien
Le combat mené en Afghanistan est juste.
Faut-il rappeler de quoi sont capables les fanatiques religieux talibans ?
Faut-il rappeler que nos soldats sont là bas avec un mandat de l'ONU ?
Mais si nos soldats sont là bas pour défendre la démocratie et les droits humains, il faut que les USA mettent fin à leur programme de détentions secrètes, il ne faut livrer personne à la justice afghane tant que les conditions minimum de justice ne sont pas respectées. Il faut intensifier l'effort pour que le système judiciaire afghan devienne digne des idéaux pour lesquels nos dix soldats sont morts. Il faut veiller à la démocratisation du Pakistan, car la sécurité en Afghanistan en dépend.
Il faudrait que le gouvernement afghan devienne digne des efforts qui sont faits pour le protéger du terrorisme islamiste et donc irréprochable tant en ce qui concerne le respect des droits humains, la construction d'un Etat de droit, que l'implication dans les trafics de drogue et la corruption.
Il est plus que temps, pour les Européens, de se poser des questions sur les raisons des échecs de ces dernières années.
Il est plus que temps de réexaminer la stratégie des politiques actuellement menées et, immédiatement, de mieux coordonner les efforts de sécurisation et de reconstruction.
Même si les militaires sont indispensables pour assurer la sécurité, y compris la sécurité des actions visant au développement du pays, à la construction d'écoles et de centres de santé, les solutions sont d'abord politiques, dans tous les sens du terme.
08:03 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan
17/08/2008
La Georgie n'est pas l'Afghanistan
Dans les commentaires de la presse, deux me semblent particulièrement inappropriés :
1) Comparer l'invasion russe de la Georgie avec la présence russe en Afghanistan :
- Dans le cas afghan, le gouvernement avait demandé la présence de ces troupes. Ce qui ne semble pas être le cas du gouvernement géorgien ...
Certes, ce gouvernement n'était pas démocratique, mais il était internationalement reconnu.
Il était communiste : si Poutine avait gardé l'étiquette communiste, la tolérance de certains aurait-elle été la même ?
2) Comment parler de "guerre froide" ? Les Georgiens ne la trouvent pas "froide" du tout.
C'est même le contraire de la guerre froide pendant laquelle la menace nucléaire et la délimitation des zones d'influences "gelaient" les conflits.
C'est l'opposition, par la force, des nationalismes...
19:07 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : georgie
13/08/2008
Russie : jusqu'où ?
1938 :
15 septembre : L'Allemagne exige la cession immédiate des territoires comptant plus de 50% d'Allemands
Aujourd'hui : la Russie distribue des passeports russes aux habitants des régions séparatistes de Georgie
26 septembre : Hitler affirme que le pays des Sudètes, en Tchécoslovaquie, est sa dernière revendication territoriale.
Aujourd'hui : le gouvernement russe affirme qu'un "coup fatal a été porté à l'intégrité terrioriale de la Georgie".
30 septembre : accords de Munich : démembrement de la Tchécoslovaquie + annonce d'un référendum pour demander leur avis aux habitants (référendum qui ne sera jamais organisé)
Aujourd'hui : les Russes ont organisé un référendum, non reconnu par la communauté internationale + Ossétie et l'Abkhazie, de facto, ne font plus partie de la Georgie
A partir d'octobre : le gouvernement allemand ne reconnait pas le gouvernement tchèque comme légitime
Aujourd'hui : le gouvernement russe ne considère pas le gouvernement georgien comme un interlocuteur valable
1939 :
15 mars : les troupes allemandes occupent Prague
1er septembre : les troupes allemandes envahissent la Pologne
Demain ?
Lors de la dernière réunion de l'OTAN, il a été décidé, sur proposition du gouvernement français, de reporter l'examen de la candidature de la Georgie : 2 questions :
a) n'est ce pas pour cela que la Russie s'est considérée comme autorisée à envahir et occuper une partie du territoire géorgien ?
b) la meilleure réponse pour signifier qu'une ligne rouge a été franchie, ne consisterait-il pas à entamer sans tarder les négociations pour l'adhésion de la Georgà l'OTAN ?
Dans un monde idéal, probablement, mais quand les pays de l'Union européenne dépendent à 80% de la Russie pour leur approvisionnement en gaz ?
10:09 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, georgie
10/08/2008
Droit des peuples à disposer d'eux mêmes ?
Droit des peuples à disposer d'eux mêmes ; intangibilité des frontières : 2 grands principes dont personne n'a que faire en ce moment
Si la Russie était en faveur du premier, les Tchéchénes seraient heureux del'apprendre.
Si les Amércains étaient tellement soucieux du second, cela ferait plaisir à Staline, responsable des frontières actuelles du Caucase, comme Tito était responsablle des frontières internes de la Yougoslavie.
Comme en Chine le vide idéoligique post-communiste a été rempli par le nationalisme.
Le communisme a disparu reste l'impérialisme, qu'il soit russe, chinois...ou américain .
Une seule certitude : l'Union européenne va payer les frais de la crise humanitaire et une partie de la reconstruction, sans avoir son mot politique à dire...
15:09 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ossétie