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13/12/2007

la preuve de l'échec de l'intervention américaine

Les réfugiés irakiens en Syrie

 

 

Aux 500.000 réfugiés palestiniens, certains présents depuis 60 ans dans 13 camps, s'ajoutent, progressivement depuis quatre ans, entre un million et demi et deux millions de réfugiés irakiens (à peine plus de 150.000 sont enregistrés), vivant pour la plupart à Damas et dans sa banlieue.

 

 

Parmi eux, des Palestiniens venant d'Irak qui ont, comme les autres Palestiniens déjà réfugiés en Syrie ou au Liban, la même revendication du droit au retour, avec leurs titres de propriétés, conformément aux résolutions de l'ONU, même si le mythe du caractère "temporaire" de l'exil commence à s'écorner.

 

 

Au début, les premiers réfugiés irakiens étaient médecins, enseignants, à commencer par les universitaires, ingénieurs, officiers de l'armée de Saddam, journalistes, etc. Ils/elles (une majorité de femmes)  sont venu(e)s avec leurs économies, aujourd'hui épuisées.

 

Ils n'ont pas le droit de travailler mais n'hésitent pas à faire des "petits boulots" non déclarés pour survivre.

 

Les Syriens assistent à cette dégringolade sociale avec quelque surprise : ils considéraient leurs voisins comme  plus éduqués et plus riches qu'eux ! Ce qui était généralement  vrai.

 

Aujourd'hui,  ces réfugiés irakiens veulent partir, non pas pour retourner en Irak. Ils n'attendent rien des USA, et pas grand chose des pays membres de l'Union européenne, mais rêvent du Canada, de l'Australie, de la Norvège...

 

Les USA ont accepté l'immigration de 3.000 d'entre eux, en sélectionnant celles et ceux dont ils pouvaient avoir besoin.

 

Le Ministre français des Affaires étrangères a annoncé que la France pourrait en accueillir "plusieurs centaines" (sur deux millions !) mais uniquement... des Chrétiens.

 

Comment un Etat laïc, comme la France,  peut-il faire le tri entre réfugiés chrétiens et musulmans ? Là est une autre question...

 

Puis sont arrivés des réfugiés de plus en plus pauvres qui n'avaient à vendre que leurs filles, parfois très jeunes : soit en les mariant, soit en les laissant fréquenter les bars de nuit.

 

Ceux-là vivent dans des "bidonvilles" souvent sans eau courante et sans électricité. Du

 

fait de l'entassement, les violences conjugales se multiplient.

 

 

Ils et elles veulent nous raconter leur histoire et celle de leur famille, parfois en anglais. Ils et elles pleurent, la voix étranglée par l'émotion.

 

Ils en veulent à la "communauté internationale" qui a détruit leur riche pays, sans faire beaucoup de distinction entre les uns et les autres, les alliés des USA et ceux qui ne voulaient pas de cette guerre.

 

"Rendez nous l'argent de notre pétrole" est une revendication courante.

 

 

En Irak, du temps de la dictature,  la médecine et les médicaments étaient gratuits. Aujourd'hui, seuls des médicaments basiques leur sont distribués.

 

 

Les enfants, qui ont vu la mort de très près, sont traumatisés, même si les garçons jouent au foot dans la cour comme tous les petits garçons du monde.

 

 

Les ONGs  non syriennes ayant des difficultés pour se faire habiliter, ce sont les agences de l'ONU qui leur apportent un peu d'aide : nourriture, médicaments, papiers.

 

 

Au début,  la Syrie a accueilli ses "frères" irakiens (même peuple), leur offrant l'hospitalité, les soins et l'éducation.

 

Aujourd'hui,  le Gouvernement comme la population les considèrent comme un fardeau (quelle serait l'attitude des Européens face à presque deux millions de réfugiés européens dans la banlieue de leur capitale,  depuis quatre ans ?).

 

"Nous avons déjà eu deux vagues de réfugiés palestiniens ; notre économie ne nous permet pas de faire plus pour cette troisième vague de réfugiés irakiens" (Ministre des Affaires étrangères).

 

Non seulement la frontière est fermée pour bloquer toute nouvelle arrivée, alors que jusqu'à présent aucun Arabe avait besoin d'un visa pour entrer en Syrie, mais le sentiment est que les Irakiens doivent repartir.

 

La Syrie se dit déçue de la faiblesse de l'aide internationale. Selon le Ministre de l'Economie, la présence des réfugiés irakiens coûte 2 milliards de $ par an au budget syrien. Même si l'estimation est exagérée, elle montre que l'aide de l'Union européenne (10 millions d'euros,  sous conditions,  pour les réfugiés dans tous les pays voisins de l'Irak) ne constitue qu'une goutte d'eau.

 

"Si vous voulez nous aider, et aider les réfugiés,  gardez vos ONGs dont nous n'avons que faire et aidez-nous à construire des écoles, car les enfants s'entassent à 70 élèves par classe, et des hôpitaux". Discours ministériel contradictoire avec la volonté de les voir repartir.

 

 

Au moins, la Syrie ne souffle plus sur les braises du conflit interne irakien, car les conséquences de ces incendies sont revenues chez elle très vite et durablement.

 

 

L'équivalent de 500 euros est promis pour celles et ceux qui acceptent de retourner en Irak. Mais un cachet sur leur passeport les empêche de ressortir avant 5 ans (pour ne pas toucher plusieurs fois la prime !).

 

 

Le Gouvernement irakien a promis 25 millions de $ pour les réfugiés, mais cette somme semble consacrée à l'aide au retour.

 

11/10/2007

Sierre Leone, Afrique : l'importance de la justice

Les problèmes de la justice internationale

 

 

 

Il n'y a pas de paix sans justice, surtout à l'intérieur de pays ayant connu la guerre civile.

 

L'Afrique du Sud de la sortie de l'apartheid, peu confiante dans une justice aux mains des seuls juges blancs, avait créé une commission "vérité et réconciliation".

 

Très souvent,  la justice est celle des vainqueurs et les juges, comme les policiers,  sont d'autant plus prompts à servir les nouveaux maîtres qu'ils  méritaient les remerciements du régime précédent.

 

L'ONU a créé la "Cour pénale internationale", mais certains pays n'en reconnaissent pas l'autorité, en particulier les USA qui se considèrent comme au dessus des lois du commun.

 

Le Tribunal pour les crimes de guerre et contre l'humanité,  commis pendant la guerre en ex Yougoslavie,  est assez connu.

 

La Cour spéciale pour la Sierra Leone, créée par l'ONU en 2002,  est moins connue, malgré le film, avec Leonardo Di Caprio,  "le diamant du sang" qui montrait bien ces horreurs,  symboles d'une Afrique dépecée et déchirée, pendant une guerre civile qui a duré pendant plus de dix ans pour piller le pays.

 

Pour établir des "Etats de droit" en Sierra Leone,  comme dans tous les Etats africains, il faut lutter contre l'impunité et donc punir sévèrement les responsables des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, qui se commettaient souvent en utilisant des enfants soldats.

 

Malheureusement, comme toutes les décisions de l'ONU, le plus difficile est de  financer.

 

Ne participe au financement que les pays qui le veulent bien.

 

Il n'y a plus d'argent et il faudrait encore une centaine de millions d'euros pour terminer le travail,  et juger les responsables des atrocités, en particulier les amputations restées célèbres (le choix était laissé entre "manches courtes" ou "manches longues".

 

 

Pour ne pas discréditer la justice internationale. Pour que la justice permette la paix et la réconciliation, il est essentiel de chercher toutes les voies financières possibles, par exemple  le "Fonds Européen pour le Développement".

 

 

 

04/10/2007

Bangladesh

Ne pas oublier le Bangladesh

 

 

 

Aujourd'hui des réseaux d'internautes ont décidé de se mobiliser en faveur de la Birmanie.

 

Comme j'aime bien être en décalage, et que j'ai parlé, sur ce blog, de la Birmanie,  bien avant d'autres, et bien avant les télévisions, je voudrais que la dictature birmane, assurément une des plus dure et répressive du monde, n'occulte pas d'autres situations.

 

En particulier le Bangladesh, où il n'y a pas que le problème des inondations, et où "l'état d'urgence" a été déclaré depuis janvier,  et les élections repoussées, à une date de plus en plus lointaine.

 

Toutes les activités politiques ont été interdites et la liberté de la presse suspendue. Ce qui n'est pas la meilleure manière de préparer des élections libres et justes.

 

L'armée joue un rôle croissant,  et il est possible de parler d'une véritable "militarisation" du pays.

 

Les manifestations estudiantines ont été réprimées de façon disproportionnées par l'armée et la police. 100.000 personnes ont été arrêtées, pour des raisons uniquement politiques,   parce qu'elles réclamaient la démocratie.

 

 

En pensant à la Birmanie aujourd'hui, n'oubliez pas les autres...

 

 

20/09/2007

ça bouge en Birmanie

Birmanie : le début de la fin de la dictature ?

 

 

Malgré la dictature militaire,  le pays connaît les manifestations les plus importantes depuis 1988.

 

La grande nouveauté est la présence,  quasiment majoritaire,  des femmes dans les cortèges de protestation.

 

La raison en est simple : la junte militaire a augmenté les prix de l'énergie (gaz, fuel, essence etc. jusqu'à 500%).

 

Ce n'est pas une question de lutte pour la démocratie, mais de survie.

 

L'autre grande nouveauté, vient des moines qui manifestent par centaines, dans la capitale et en province, malgré la répression féroce.

 

Les moines bouddhistes, qui représentent l'autorité morale du pays, parce que leur religion est  hyper dominante en Birmanie, s'accommodent généralement assez bien avec le pouvoir, et ne veulent pas faire de "politique", mais ils vivent de mendicité et sont assez proches du peuple. Il est tout à fait inhabituel qu'ils se heurtent physiquement à l'armée, mais ils sont entrés dans le cycle manifestations/répression/manifestations.

 

Les militaires intensifient leur répression, ce qui n'est pas peu dire. On aurait pu croire que tous les "opposants" étaient en prison : une centaine d'autres ont été arrêtés.

 

 

Il serait utile que la Chine, la Russie, l'Inde cessent de soutenir le régime et de lui fournir des armes.

 

 

Le Parlement européen a demandé un renforcement des sanctions (interdiction de voyager en Europe pour les dirigeants, gel de leurs avoirs bancaires), une augmentation des crédits européens en faveur des projets promouvant les droits humains,  et de l'aide en faveur des Birmans réfugiés dans les pays voisins.

 

 

 

30/08/2007

libéralisme aux armées : le mauvais exemple américain

Le libéralisme aux armées : l'exemple américain en Irak

 

 

Selon une enquête du quotidien La Croix, 180.000 hommes et femmes sont employés en Irak par des sociétés militaires privées, sous-traitantes de la guerre en Irak, sous contrats avec le ministère américain de la défense, c'est à dire 20.000 de plus que les militaires de l'armée américaine régulière.

 

Cette opération, qui échappe presque totalement au contrôle démocratique et parlementaire,  génère des milliards de $ de revenus aux frais des contribuables américains, mais au profit d'entreprises proches du pouvoir "républicain".

 

Même,  et surtout,  professionnelle, même, et surtout, sur des théâtres d'opérations extérieurs, les forces de défense ne doivent-elles pas être l'expression de la volonté du peuple ?