09/12/2008
Somalie : la nausée
Violée et lapidée à 13 ans
En Somalie, la guerre civile n'en fini pas de faire des victimes innocentes.
Parmi toutes ces victimes, un cas encore plus révoltant que les autres :
Dans une zone contrôlée par une milice islamiste, Aïcha, une petite fille de 13 ans a été lapidée, accusée d'"adultère" après avoir été violée par trois hommes armés.
Le groupe de 50 hommes qui a procédé à cette ignominie n'a pas hésité à ouvrir le feu sur ceux qui tentaient de lui sauver la vie. 1.000 spectateurs ont assisté à cette barbarie.
Il y a en Somalie une mission de paix de l'Union africaine, bien trop occupée à se protéger elle même pour penser à protéger les civils.
Qui pourrait faire appliquer l'embargo de l'ONU sur les armes, pour que ces milices cessent de faire régner la terreur ?
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17/11/2008
Abkhazie, Ossétie du sud : chiche ?
Abkhazie, Ossétie du Sud : prendre Moscou au mot !
Lors du Sommet Union européenne / Russie, à Nice, le Président russe a réaffirmé sa détermination concernant "l'indépendance" de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.
Comme il le fait depuis cet été, il prend appui sur l'exemple du Kosovo.
L'Union européenne réaffirme le principe "d'intangibilité" des frontières, mais Moscou sait bien que personne ne ferra rien pour faire respecter celui-ci.
Pourquoi, dans ces conditions, ne pas prendre au mot Moscou et proposer une solution décalquant ce qui s'est passé au Kosovo :
- mise sous tutelle internationale pendant 10 ans ;
- démilitarisation, avec sécurité assurée, y compris aux frontières, par des casques bleus ;
- retour des réfugiés ;
- respect des droits des minorités garanti par l'OSCE ;
- au bout de dix ans : référendum d'autodétermination et élections libres, ouvertes, démocratiques, sous contrôle de l'OSCE.
La démocratie, le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, y gagneraient ce qu'y perdraient les discours de principes que personne ne fait appliquer.
Et le Kosovo cesserait de servir de faux nez à la politique impériale russe.
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20/10/2008
promesses augmentées, crédits diminués
Insuffisance criante des crédits pour les actions extérieures de l'Union européenne
Il y a un écart criant entre les intentions, les annonces, et la réalité budgétaire de l'action de l'Union européenne...qui remet en cause la possibilité d'atteindre les objectifs fixés.
Le Conseil des ministres a encore réduit un budget déjà maigre.
L'aide à la reconstruction de la Géorgie (500 millions d'euros promis) se rajoute, sans un euro supplémentaire dans le budget, à l'aide à l'Afghanistan, à la Palestine, au Kosovo, aux pays pauvres...
Face aux annonces, les crédits prévus ne permettent pas à l'Union européenne de tenir ses promesses et de jouer son rôle de partenaire au niveau mondial.
08:00 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
13/10/2008
Le prix Nobel de la paix pour un social-démocrate diplomate
Martti Ahtisaari : un Prix Nobel dont les socialistes européens peuvent être fiers
J'ai fait la connaissance de Martti en 1994. Il était le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle finlandaise, c'était ma première "sortie" en tant que Secrétaire général du Parti Socialiste Européen.
Il m'avait reçu dans sa maison au bord d'un grand lac, et avait mis de la musique de Sibelius.
Il m'avait expliqué que le parti social-démocrate l'avait choisi comme candidat en raison de sa carrière de haut fonctionnaire de l'ONU. Le Président finlandais, élu au suffrage universel direct, comme en France, a essentiellement des responsabilités internationales. Il avait réussi, dans les années 80, à aider la Namibie à passer à l'indépendance et à la démocratie. Aujourd'hui encore la Namibie est un des pays les plus démocratiquement stable du continent africain.
Il était le candidat de gauche, rassurant, dans un pays penchant généralement à droite.
Et il a été élu.
Lui qui venait de Carélie, une région annexée par la Russie, il m'avait expliqué également pourquoi le parti social-démocrate finlandais était le seul, de notre famille politique, à refuser de faire campagne pour la disparition des mines, leur meilleure protection contre l'envahisseur habituel.
Des journalistes, des enseignants et des responsables politiques, pourtant spécialisé(e)s, expliquent doctement que dans les réunions européennes de Chefs d'Etats et de gouvernements, le Président français est le seul Chef d'Etat, tous les autres participants étant des chefs de gouvernement.
Martti Ahtisaari, s'appuyant sur l'exemple français a imposé sa présence. Et la Présidente qui lui a succédé, Tarja Halonen, qui était ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de mon ami Paavo Liponen, a suivi son exemple.
Quand Martti a quitté la Présidence, il n'est pas resté inactif. Il a créé l'"International Crisis Group", groupe d'études dans les régions en crise qui fait autorité dans le monde.
"International Crisis Group" aurait pu recevoir le Prix Nobel de la paix.
Ne se contentant pas des études et des propositions de solutions, Martti a été appelé, en 2005, par l'ONU, au chevet de l'Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, en proie à une rébellion islamiste extrémiste à Aceh. Prenant conscience de la situation économique et sociale, il a proposé, en tant que médiateur, des solutions qui, aujourd'hui encore, évitent la reprise du conflit.
Il est mieux connu du grand public depuis que l'ONU lui a confié une mission au Kosovo. S'il n'a pas trouvé de solutions faisant l'unanimité, c'est probablement qu'il n'y en a pas, mais le plan qu'il a proposé a été mis en place par l'ONU, et tout le monde salue l'amélioration de la situation.
10:05 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, prix nobel
13/09/2008
Pour la liberté de pensée
Prix Sakharov 2008
Chaque année le Parlement européen remet le "prix pour la liberté de pensée" à une personnalité, ou à une organisation, particulièrement remarquable dans ce domaine.
La liberté de pensée étant bafouée dans tant de pays, il est difficile de faire un choix.
Ci dessous la liste, par ordre alphabétique, des "nominés" entre lesquels il va être difficile de départager :
Ingrid Bétancourt
Elle est restée 2.321 jours en captivité, retenue prisonnière alors qu'elle menait campagne pour les élections présidentielles.
A travers elle, il s'agirait d'honorer tous ceux qui ont été enlevés par des forces armées.
Dalai Lama
Il est le symbole de la lutte du peuple tibétain pour le respect de sa culture, et plus largement de la lutte contre la dictature chinoise.
Centre européen pour les droits des Roms
Difficile d'ignorer les discriminations dont son victimes les Roms et les Tziganes.
A Rome un centre s'est donné pour but de faire des propositions pour y mettre fin.
Hu Jia
Probablement le plus célèbre dissident chinois emprisonné, en cette année de Jeux Olympiques à Pékin.
Alenxander Kozulin
Prisonnier de conscience, et reconnu comme tel par "Amnesty International", en Biélorussie, une des dernières dictatures en Europe.
Apollinaire Malu Malu
Ce prêtre, diplômé de "Sciences politiques" à Grenoble, est un symbole. Désigné par consensus comme Président de la commission électorale de la République démocratique du Congo, il s'est acquitté de sa tâche de façon exemplaire. Il a montré que la démocratie est possible en Afrique, même dans un pays de la taille du Congo Kinshasa.
Pour une fois une candidature qui symbolise un succès...
Mikhail Trepaskin
Militer pour les Droits de l'Homme peut conduire en prison, même (surtout ?) quand on est un ancien du KGB et que l'on dénonce la corruption et les abus de pouvoir de ce célèbre service, qui a changé de nom.
Morgan Tsvangirai
Leader de l'opposition au Zimbabwe, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, il a préféré renoncé au deuxième tour, en raison du harcèlement physique subis par ses militants.
08:19 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : droits de l'homme