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13/03/2013

Les Hauts de Hurlevent toujours dans le vent

Les Hauts de Hurlevent

 

Scénario de Yann, d'après le roman d'Emily Brontë

 

Dessin et couleur d'Edith

 

Editions Delcourt, collection Ex-libris

 

 

 

Excellente adaptation en BD du chef d'œuvre d'Emily Brontë, paru un an avant le décès de l'auteur, alors âgée de trente ans. Un grand classique de la littérature anglaise du XIXe siècle.

 

Le jeune Heathcliff, bohémien, aujourd'hui nous dirions probablement "Rom", est adopté par le bourgeois propriétaire des "Hauts de Hurlevent".

Le fils de la maison ne supporte pas cette arrivée.

Les relations d'Heathcliff, avec la fille, Catherine, sa sœur adoptive, sont beaucoup plus ambigus. Un amour impossible, car la différence sociale est trop grande. Quelle petite bourgeoise de Neuilly accepterait de se marier avec un Rom ? Même si elle en est un peu amoureuse.

L'amour contre les conventions sociale = un grand livre romantique !

Les enfants reproduisent en partie, mais pas complètement, les schémas culturels de leurs parents, surtout quand l'esprit de vengeance guide leurs actions.

 

Roman féministe ? Emily n'était pas une "suffragette" avant l'heure, mais ses héroïnes sont loin d'être totalement soumises.

 

 

08:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

02/03/2013

Isabel Allende parle de l'esclavage

L'île sous la mer

 

Isabel Allende

 

Editions Grasset

 

 

 

1770 de Saint Domingue, qui deviendra "Haïti" à 1810 : La Nouvelle Orléans

 

Une histoire de femme. Une histoire douloureusement banale, celle de l'esclavage, transformée par la personnalité de l'héroïne.

 

Vendue comme esclave à neuf ans. Intime de son maître, au point d'avoir deux enfants de lui. Non reconnus, comme de bien entendu.

Grâce à son courage et son intelligence, elle sauve son maître de la révolte des esclaves conduite par Toussait Louverture. Elle arrache une liberté qu'elle aura bien du mal à faire valider.

Ensemble, ils fuient vers Cuba puis vers La Nouvelle Orléans, pour commencer une nouvelle vie.

 

Sympathie pour la révolte des esclaves, qui subissaient les pires horreurs. "Sans doute l'esprit des Blancs n'enregistrait-il même pas la souffrance qu'ils causaient aux autres."  Mais, l'auteur dénonce également les trahisons des leaders noirs.

"Dessalines finançait ses armes et s'enrichissait en vendant ceux-là même qui avaient lutté à ses côtés pour la liberté."

 "Blancs et Noirs, libres et esclaves, tous vivaient sous l'empire de la peur."

 

"La Révolution américaine de 1776 avait eu une énorme influence en France, où certains groupes attaquaient la monarchie en des termes aussi virulents que ceux qu'avaient utilisé les Américains dans leur  Déclaration d'indépendance".

 

"Beaucoup de Grands Blancs faisaient du négoce et considéraient l'indépendance comme la meilleure option. L'indépendance, au contraire, ne convenait pas du tout aux affranchis, car seul le gouvernement républicain était disposé à accepter leur statut de citoyens."

 

1801/1802 : Le général Leclerc, époux de la belle Pauline Bonaparte,  perd 30.000 hommes, avant de périr lui même,  pour rétablir l'autorité de la France, et l'esclavage. Toussaint Louverture qui venait négocier est arrêté et déporté en France, où il meurt dans un cachot.

 

Décembre 1803 :

 

Dessalines proclame l'indépendance de Saint Domingue sous le nom de République noire d'Haïti ("terre de montagnes").

 

"Dans la nouvelle République noire d'Haïti, le général Dessalines éliminait de façon systématique tous les Blancs, ceux-là même qu'il avait invités à revenir. Même les enfants finissaient dans des fosses communes."

 

Transfert des Français aux Américains de la Louisiane, reçue de l'Espagne trois ans plus tôt.

"L'une des premières mesures prises par le gouverneur fut de déclarer l'anglais langue officielle".

 

1810 : fin de la saga.

"L'île sous la mer", est, selon la tradition vaudou, l'endroit où se trouvent les ancêtres.

 

 

"Il voulait une épouse honnête et une mère exemplaire pour sa descendance ; pour se distraire il avait ses livres"

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

27/02/2013

BD blogs

La blogoshère

 

Bastien Vivès

 

Editions shampoing

 

 

Bastien Vivès, auteur de l'inoubliable "Polina", nous offre quelques croquis humoristiques concernant la "blogosphère", en particulier cette catégorie de blogs consacrés à la BD, matrice de grands talents, en particulier féminins.

 

Certains sont particulièrement drôles, comme celui mettant en scène le dialogue entre un père et sa fille préadolescente, ou la candidate à un emploi mettant en avant son aptitude à "twiter", ou encore celle du cadre qui croit tout savoir parce qu'il a une fille adolescente.

 

Agréable, dans le style graphique très particulier de Bastien Vivès.

 

 

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

26/02/2013

amours, sexes et politique, à gauche

L'amour à gauche

 

Marivaudages, jalousies et désirs d'avenir

 

Anna Alter et Perrine Cherchève

 

 

Schématiquement, il y aurait, à gauche,  trois conceptions de l'amour.

Celle, "cul serré" de Robespierre.

Celle, permissive, de Danton.

Et celle, révolutionnaire et féministe d'Olympe de Gouges.

Ces trois modèles ont été guillotinés, mais leurs héritiers sont toujours là.

Mais pas d'exemple révolutionnaire à proposer pour les tenants de la liberté de choix de l'orientation sexuelle.

 

Ne cherchez pas des révélations fracassantes. Les seuls ragots rapportés concernent Dominique Voynet, qui a refusé de répondre. Elle a probablement bien fait.

Quelques personnalités, plus ou moins importantes (Roland Castro, l'ex épouse de José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Alain Krivine...), livrent leurs souvenirs et leurs analyses, plus ou moins représentatives.

 

La vérité est que le pouvoir est un aphrodisiaque.

 

Un livre racoleur qui ne tient pas ses promesses, par deux journalistes femmes et féministes, l'une à "Marianne", l'autre indépendante, au nom trop évocateur pour ne pas être un pseudo.

 

 

"La pleine puissance orgastique est la condition de tout progrès humain" (Wilhem Reich)

 

"Ce sont les enfants des soixante-huitards - ces hédonistes ne pensant qu'à eux mêmes et à leur bon plaisir - qui écoperont plus tard."

 

"Sur les positions au lit, il n'y a pas eu de décision de congrès. Le missionnaire, étant donné notre attachement à la laïcité, aurait dû être exclu, mais nous fermons les yeux"

 

"Je ne connais pas l'amour à gauche, mais seulement l'amour gauche"

 

"Les illusions des médecins et des femmes, c'était de croire que le plaisir viendrait dès que la peur de la grossesse serait endiguée."

"L'erreur était de penser que l'on pouvait si facilement dissocier la sexualité de l'affectivité".

 

"J'ai beau fouiller dans ma mémoire, je n'ai connu que des sexes de gauche".

 

09:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique

22/02/2013

meilleur polar 2012

Mapuche

 

Meilleur polar 2012 du magazine "Lire"

 

Caryl Férey

 

"Série noire", éditions Gallimard

 

 

Le peuple mapuche vivait dans le cône sud de l'Amérique du Sud avant l'arrivée des Espagnols et ont, en particulier au Chili, mené une guerre sans merci contre les envahisseurs : 800.000 morts, surtout dans leurs rangs, avec la perte de leurs terres.

"Aujourd'hui, les Mapuche ne représentent plus que 3% de la population argentine, concentrés dans les régions pauvres du Sud, ou noyés dans les bidonvilles."

 

Du peuple mapuche il est peu question, sinon à travers une des héroïnes, qui fait équipe avec un détective privé, rescapé des tortures infligées à l'époque de la dictature militaire, responsable de 30.000 disparitions.

 

Dans ce livre plein d'actions et de rebondissements, c'est toute cette époque noire qui remonte à la surface, trente ans plus tard. Avec pour axe central les cinq cent enfants enlevés à leurs parents pour être adoptés par des familles aisées proches du régime. Avec la complicité de l'Eglise.

 

Il est également question de la débâcle financière de 2001/2002. "Les liasses d'argent liquide qui quittaient le pays par camions entiers." "Les banques et les multinationales avaient fait les poches du cadavre politique du pays."

 

 

"Les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas, les Colombiens des Mayas, les Argentins descendent du bateau."

 

"L'allégresse paisible des femmes mûres lorsqu'elles sont de nouveau amoureuses"

 

"L'étranger, c'est fait pour en revenir. Autrement, ça devient chez nous".

 

10:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature