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12/10/2013

une enquête du mandarin Tân

Le temple de la grue écarlate

 

Tran-Nhut

 

Picquier poche n°164

 

 

XVIIe siècle, Vietnam.

 

Les bonzes du "temple de la grue écarlate", sous influence chinoise,  s'entraînent assidument aux arts martiaux.

Pourquoi le temple a-t-il perdu de sa splendeur passée ?

Qui sont ces enfants, tous difformes, qui viennent,  chaque soir,  trouver refuge au temple.

 

Le mandarin Tan, tout juste nommé dans la province "de Haute Lumière", enquête sur la mort brutale et successive de plusieurs de ces enfants.

 

Une occasion de se plonger dans le fonctionnement d'une société marquée par l'enseignement de Confucius, mais où le surnaturel reste présent dans les esprits, même si "en contradiction avec les doctrines bouddhiques, Confucius rejette les éléments magiques d'une croyance religieuse". "Avec cette suprématie confucianiste de l'enfant mâle, les femmes sont laissées pour compte : la femme réduite à une matrice nourricière" (Le livre a été écrit par deux femmes...).

 

 

"Dans sa maturité, ses traits étaient empreints d'une poignante séduction"

 

"La richesse, c'est comme le pouvoir, ça vous donne  des droits sur tout : le droit de prendre, le droit d'oublier."

 

 

08:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

09/10/2013

Dans la rue

Le monsieur de la rue

Maximilien Le Roy

Extrait de « Grands reporters, 20 histoires vraies »

Editions « Les Arènes XXI »

 

Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour faire des reportages poignants.

Maximilien Le Roy nous raconte l’histoire d’un « monsieur de la rue », que l’on appelait « clochard » quand j’étais jeune, et aujourd’hui SDF.

Titulaire d’un CAP de plomberie, et d’un CAP de cuisine, Hosni sombre dans l’alcool après une rupture amoureuse qu’il attribue au racisme. Hosni est Lyonnais, de nationalité française,  mais son père est venu de Tunis travailler en France, avant de repartir, son usine ayant été « délocalisée ». Hosni ne se sent pas Tunisien, car il ne connait pas le pays de ses parents, mais il sent bien que les Français ne le considèrent pas comme étant des leurs, même au sein de l’armée de son pays, même après la victoire de l’équipe « black/blanc/beur ». Zidane est Français, pas lui !

Dans la rue, « la  bouteille est le seul compagnon fidèle » ; « Il ne faut pas imaginer les sans-le-sou solidaires » ; « Le peu que tu as est toujours trop pour qui a encore moins ».

Hosni va de ville en ville, de Paris (la pire) à Pau (la meilleure).

Trois SDF sur dix ont un boulot, avec toutes les difficultés pour se présenter au travail  quand les gestes quotidiens sont autant de difficultés.

Jospin (battu) et Sarko (élu) avaient promis, avec beaucoup de sincérité,  l’éradication d’un phénomène qui ne va pas disparaitre de si tôt, et dont Maximilien Le Roy nous montre une dimension humaine.

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

06/10/2013

Reporters sans frontières avec AI WEI WEI

100 photos

 

De AI WEI WEI

 

Pour la liberté de la presse

 

Reporters sans frontières

 

Je me garderai bien de porter un jugement artistique sur les photos de AI WEI WEI,  encore moins sur l’ensemble de son travail d’artiste. AI WEI WEI  est un dissident,  victime de la répression du système chinois. Cela suffit à le soutenir.

 

Toute une partie de ces 100 photos est consacrée à la surveillance policière, directe ou par l’intermédiaire de caméras, dont il est l’objet.

Une autre partie est consacrée à ses « installations ».

 

La photo de couverture est une exception. Chez nous, cette image de jeune fille soulevant sa jupe pour montrer sa petite culotte blanche serait qualifiée de « coquine ». En Chine, avec le portrait du Président Mao en arrière plan, sur la place Tien An Men, elle constitue une transgression impensable.

 

Reporters sans frontière aide les journalistes chinois emprisonnés, il faut donc aider Reporters sans frontières, même si son ancien Secrétaire général se présente à Béziers à la tête d’une liste composée par le Front National et le Bloc identitaire.

 Re

13:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photos

05/10/2013

Sexe, argent, politique...

Bonita Avenue

Peter Buwalda

Actes Sud

 

Bonita avenue, était l’adresse de Sigérius quand il enseignait dans une prestigieuse université californienne.

Mais l’essentiel du roman se déroulent aux Pays-Bas où Sigérius est recteur d’une grande université, pressenti pour devenir ministre dans un gouvernement de gauche. Sigérius, médaille « Field », l’équivalent du Nobel pour les mathématiques, mais également champion de judo. Un homme solide, donc, dans tous les sens du terme.

Mais, bien entendu, Sigérius a une faille : sa libido défaillante qui l’amène à surfer sur Internet pour regarder des sites érotiques, ou même pornos.

Cette créature de rêve qui l’accroche particulièrement ne serait-elle pas Joni, la fille, d’un premier mariage,  de son épouse, sa fille adoptive ? "Qu'est-ce uqe ça sait, un père ?"

A partir de là, tout dérape, jusqu’à l’explosion finale.

 

"Si être amoureux revient à friser la psychose, se mettre en ménage, c'est plonger dedans".

08:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

02/10/2013

L'Afrique pour retraités européens

L’Afrique de papa

Hippolyte

Extrait de « Grands reporters, 20 histoires vraies »

Editions « Les Arènes XXI »

 

Il y a un peu plus de quarante ans, quand je me suis rendu sur la « petite côte », au sud de Dakar, je me souviens du sable, des petits bateaux de pêche, mais il n’y avait aucune installation touristique.

Comme les Marocains et les Tunisiens, les Sénégalais ont construit une ville nouvelle, pour les retraités européens qui trouve là non seulement le soleil toute l’année, mais aussi une main d’œuvre bon marché, y compris pour les services sexuels. C’est là que vit le père du dessinateur. Il lui rend visite, et raconte.

Pour certains, c’est le bonheur, plus ou moins réel, pour d’autres « pour s’en sortir, tu as le sport, ou les Européens ; être un champion, ou un étalon, c’est toujours ton corps qui t’aide…ou qui te perd ».

 

Hippolyte incorpore quelques photos, en noir et blanc, au milieu de ses dessins.

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, afrique