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13/08/2021

Morts étranges

Le bureau des affaires occultes

Eric Fouassier

éditions Albin Michel

 

Un policier qui se veut dans la lignée du regretté Nicolas Le Floch. Je pense également au "Commissaire aux morts étranges" de Bade-Cabuçon.

Eric Fouassier place l'intrigue et les aventures en automne 1830. Il a manifestement étudié la période, après l'avènement sur le trône de Louis Philippe. De brèves notes en bas de page permettent de bien resituer le contexte historique.

Les Républicains, divisés, ne sont pas présentés de façon positive...

Il est obsédé par la traque d'un criminel sadique et pédophile surnommé "le Vicaire". Comme le héros ne parvient pas à cette capture il faut s'attendre à une suite.

 

16:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar historique

10/08/2021

Retour en Suède

1794

Niklas Natt och Dag

éditions Sonatine

 

Gustave III, "par la grâce de Dieu, roi de Suède, des Goths et des Vandales" est mort assassiné. Gustav Adolf, son fils unique, n'a que 15 ans et est sujet à des crises de démence. Son tuteur est son oncle. Il laisse la régence effective à son favori, le Baron Gustaf Adof Reuterholm. "Les mauvaises langues ont trouvé un surnom à 1794 : ils parlent d'âge de fer." "Un régime de régence en pleine déliquescence." "Je n'ai jamais entendu parler d'un régime qui souhaite autre chose que des sujets stupides et soumis."

Mais le roman s'attarde plus sur la vie miséreuse du peuple que sur les luttes au sein de la noblesse. "A Paris, l'aristocratie est envoyée à l'échafaud pour divertir la populace." (1794 est l'année de la Terreur. Après la chute de Robespierre en juillet - 9 thermidor- la terreur sera anti-jacobine)

L'orphelinat, l'hôpital, l'asile pour les fous, et la prison regroupent les pires misères.

"Q'un bandit s'échappe, passe encore mais on ne veut pas d'un fou dans la rue. Ce n'est pas pour rien que les asiles de fous sont appelés "tombeaux des vivants".

"La moitié des nouveaux-nés ont à peine le temps de venir au monde avant de devoir le quitter."

Si vous avez aimé 1793 vous retrouverez ces aventures plus noires que noires. Âmes sensibles s'abstenir !

Une virée à Saint-Barthélémy qui n'était pas encore "Saint-Barth",  nous apprend qu'à l'époque l'île était suédoise, offerte par Louis XVI,  en 1784, au roi de Suède, d'où le nom de la capitale "Gustavia". L'île restera suédoise jusqu'en 1878. En 1794, Saint-Barth était un port franc où le trafic des esclaves prospérait, alors que l'esclavage avait été aboli en France. Il sera rétabli par Bonaparte.

 

"Il ne sait rien de ce que c'est d'être une femme.C'est une vie où l'on attend de nous que nous étouffions la raison que nous a donnée Dieu pour nous en remettre en tout à l'homme."

"Sur le continent, on s'est libéré des chimères qui jadis nous opprimaient tous. Le Dieu du testament a été frappé à mort, les monarques qui gouvernaient en son nom sont remis en cause."

 

08:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thriller, histoire

06/08/2021

Drogué jusqu'à la moelle

Crénom, Baudelaire !

Jean Teulé

Mialet-Barrault éditeurs

 

Avec son talent d'écriture indiscutable, Jean Teulé dresse un portrait à charge de Baudelaire, l'homme plus que l'écrivain. L'homme dont la vie fut un roman.

Enfant gâté qui devra être mis sous tutelle en raison de la vitesse à laquelle il dilapidait son héritage.

Dandy snob qui vivait dans la misère. La drogue passait toujours avant la nourriture, le superflu toujours avant l'essentiel.

"Baudelaire aime les vices et puis c'est tout."

Les maladies vénériennes le tueront avant l'alcoolisme.

Quand à l'oral de français du Bac l'examinatrice m'a demandé quels poèmes de Baudelaire je préférais, ma réponse a été sans hésitation : les interdits !

 

"Là tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté."

 

"Ainsi je voudrais, une nuit,

Quand l'heure des voluptés sonne,

Vers les trésors de ta personne,

Comme un lâche, ramper sans bruit,"

 

"Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

A cette horrible infection,

Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,

Vous mon ange et ma passion !"

 

"Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches"

 

17:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

03/08/2021

75 ans de Lucky Luke

Lucky Luke de A à Z

numéro anniversaire

Hors série du Monde

 

Le Monde et Lucky Luke, mariage inattendu. Probablement justifié par la qualité des recherches historiques de Morris pour chaque album. Avec Lucky Luke, c'est toute l'histoire du Far West que nous (re)découvrons, avec des épisodes réels de la conquête de l'Ouest.

Le lecteur apprend plein de choses dans ce numéro spécial. Par exemple, je n'avais jamais remarqué que le célèbre cow-boy est toujours habillé aux couleurs du drapeau belge... J'ignorais également que tous ses personnages étaient créés à partir de personnes réelles, un peu caricaturées.

Il est , bien entendu, question de sa rencontre avec Goscinny, et leur façon de travailler ensemble.

"Morris n'a pas voulu que son western soit moralisateur". "Morris acceptait d'être moins célèbre que le personnage qu'il avait créé."

"La famille Dalton est emblématique de ce que l'on appelle la "frontière" (terme désignant la conquête de la région aux confins d'un territoire civilisé). Elle est très attachée aux moeurs puritaines et porteuse du rêve américain, selon lequel tout le monde, à force de travail et de courage, peut atteindre ses objectifs."

 

18:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

01/08/2021

Sous la menace de la peste

Benedetta

de Paul Verhoeven

avec Virginie Efira

Charlotte Rampling, Lambert Wilson, Daphné Patakia, Olivier Rabourdin

 

17ème siècle, en Toscane, un couvent de femmes. une jeune fille veut être l'épouse du Christ.

Le rôle repose largement sur les épaules de Virginie Efira. Son face à face avec la mère supérieure, magnifiquement interprétée par Charlotte Rampling, souligne toute la duplicité de l'institution religieuse ("vous avez consacré votre vie à la religion alors que vous n'y croyez pas"). Duplicité renforcée par le cynisme des supérieurs, bien entendu des hommes.

Loin des manigances politiques, la jeune nonne découvre la sexualité dans les bras d'une jeune soeur, qui ne semble pas plus croire en Dieu que les autres.

Pour prévenir l'épidémie de peste qui sévit dans la religion, rien de tel qu'une procession, des prières, un bucher, une juive à persécuter...Quand on vous dit que la Covid est un formidable mensonge ! Et pourtant le siècle des "Lumières" nous laissait espérer quelques rationalité.

 

16:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma