20/11/2013
Astérix : nouveaux auteurs dans la continuité
Texte de Jean-Yves Ferri et Dessins de Didier Conrad
Editions Albert René
Albert Uderzo, et la fille de René Goscinny se fendent de quelques mots en préface pour donner leur bénédiction au nouveau-né qui respecte la filiation des deux grands créateurs d'Astérix.
Tout y est : les personnages, l'humour au deuxième degré, les aventures improbables, les clichés bien connus sur la peuplade concernée...
Le mur d'Hadrien est resté dans ma mémoire. C'est à son immédiate proximité que j'ai passé mon premier séjour chez les Angles. J'ai appris alors que les Romains, sous l'autorité d'Hadrien, avaient construit ce mur pour marquer leur territoire face à deux féroces tribus : les Scots (Scotland : le pays des Scots) et les Pictes, moins connus dans nos contrées.
Comme d'habitude, personne ne donnera une caution historique aux aventures d'Astérix, mais le voyage est plaisant...
09:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
19/11/2013
Budget de l'Union européenne 2014/2020
Perspectives budgétaires de l'UE : sans enthousiasme !
Après des mois de négociations, le Parlement européen a finalement approuvé, sans enthousiasme, les perspectives financières pour le budget de l'Union européenne pour la période 2014/2020.
Pour la première fois, alors que l'Union européenne est davantage sollicitée, avec plus de responsabilités, le budget va diminuer.
Cela démontre que l'Union européenne doit avoir ses propres ressources, et non pas dépendre du bon vouloir des Etats membres...à qui il est demandé de diminuer leur propre budget.
Quelques bons points, quand même, pour les années à venir : un effort pour amortir les effets sociaux de la crise, en particulier pour les plus défavorisés, avec un budget de 6 milliards pour lutter contre le chômage des jeunes, ainsi qu'une augmentation du budget consacré à la recherche, de façon à préparer l'avenir.
15:04 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
17/11/2013
1914-1918 : la pub !
La pub est déclarée !
Didier Daeninckx
Editions Hoëbeke
Le centenaire du début de la première guerre mondiale n’est que l’année prochaine, mais les commémorations et les publications ont déjà largement commencé.
Didier Daeninckx, célèbre auteur de romans policiers généralement engagés, et souvent dans un contexte historique, propose un livre qui reproduit de nombreuses publicités datant de 14/18.
Elles sont regroupées en plusieurs chapitres :
- les publicités pour les objets, ou les produits, pouvant améliorer la vie du soldat, ou de l’officier, sur le front, à commencer par des vêtements plus chauds et plus confortables, car, au moment de la déclaration de la guerre, au mois d’août, peu de gens avaient prévu les vêtements d’hiver en nombre suffisant pour nos soldats, mais aussi aliments et médicaments ;
- les publicités pour « ceux de l’arrière », contre le gaspillage, ou pour lancer des emprunts alimentant l’effort de guerre ;
- les publicités qui s’appuient sur le sentiment patriotique. « Made in France » ;
- les publicités qui s’appuient sur la haine de l’ennemi allemand, avec un souci de ne pas employer les mots de l’ennemi. Le café viennois devient « liégeois », et la station de métro « Berlin » est rebaptisé « Jean Jaurès », et certaines publicités sont d’abord « anti-boches » ;
- « la guerre fait vendre », et le soldat figure souvent sur les affiches, ainsi que Clémenceau ;
- Mais la paix peut également être un support pour la publicité, à commencer par les produits pour les nombreux mutilés !
20:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 14-18
16/11/2013
Woodsworth a-t- il raconté les révoltés du Bounty ?
Noirs tatouages
Val McDermid
J’ai lu « thriller » n°8964
« Lake district », région anglaise frontalière avec l’Ecosse. Autrefois, avant les charters bon marché, les Anglais allaient y passer leur lune de miel, comme d’autres allaient à Venise.
Le tourisme y est encore une activité essentielle.
Là haut, dans une tourbière, est retrouvé un cadavre vieux de deux cent ans.
S’agit-il de Fletcher Christian, chef des révoltés du Bounty, revenu clandestinement dans sa région natale ?
Ses tatouages indiquent clairement qu’il s’agit d’un marin ayant séjourné dans le Pacifique.
Et Fletcher Christian a-t-il donné sa version de la mutinerie du Bounty à son camarade d’école, l’écrivain William Wordsworth qui en aurait fait un poème épique disparu ?
Une jeune universitaire, spécialiste de Wordsworth, en est persuadée car elle a trouvé dans les archives des indices troublants.
Elle enquête, mais elle n’est pas seule sur la piste, car ce manuscrit pourrait être vendu très cher à des collectionneurs.
Les cadavres s’accumulent et ce n’est qu’à la toute fin du livre que les lecteurs connaîtront les réponses aux questions et sauront qui est l’assassin.
« De même que les pauvres, le passé est toujours parmi nous »
« Dès que vous mettez un dieu dans la danse, toute logique fiche le camp »
08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
15/11/2013
la famille Bruni et son château
De et avec Valeria Bruni-Tedeschi
Avec Louis Garel, Marisa Bonini, Filipo Timi, Xavier Beauvois
L'actrice-réalisatrice insiste sur le fait que son film n'est pas autobiographique, mais seulement inspiré de faits réels et de situations vécues.
Mais quand même : son film est dédié à son frère, mort du sida, comme son frère de cinéma, sa maman joue le rôle dramatique qui a été le sien (une actrice qui joue le rôle d'une mère qui perd son enfant peut-elle être une mère qui a perdu son enfant ?), Louis Garel a été son compagnon à la ville comme il l'est à l'écran (être au cinéma et avoir été dans la vie), il ne manque qu'une sœur mannequin, ou chanteuse. Et le château en Italie a vraiment appartenu à la famille Bruni. Les psy devraient se régaler...On espère que Valéria Bruni-Tedeschi, qui semble si douce, est moins hystérique dans la vie que son personnage.
Un film qui nous parle de la vie et de la mort.
La vie avec le désir obsessionnel de maternité du personnage principal. La scène dans laquelle elle tente d'expliquer à une vieille religieuse la fécondation in-vitro est une des meilleures du film.
La mort, non seulement celle du fils, mais aussi celle de toute la famille, encore riche par héritage, mais en voie de délitement. Pour que nous comprenions bien, le marronnier centenaire est abattu à la fin du film.
Un mot encore pour parler de Xavier Beauvois, dont j'adore tous les films, mais que je trouve moins convaincant comme acteur. Aurais-je osé le dire à sa maman, mon amie Gaby, malheureusement aujourd'hui disparue ? Une pensée émue pour elle...
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


