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12/02/2008

Excommunié !

Excommunié !

 

 

Extraits du blog du curé - doyen d'Aire, que je remercie pour son geste d'humanité fraternelle :

 

 

" J'ai appris sur le journal local, l'Echo de la Lys, que JFV, qui se présente aux élections municipales sur la liste "Désirs d'Aire" était exclu du PS. Sanction octroyée pour avoir mis en route une liste concurrente à la liste "officielle" du parti. Laquelle liste pourtant n'affiche pas la couleur du PS.

 

Autrefois l'Eglise excommuniait, et je ne suis pas fier de cette page de l'Histoire.

 

Il faut rentrer dans le rang, que pas un clou ne dépasse.

 

Heureux les groupes qui accueillent dans la diversité, sans exclure. Les équipes où l'on peut ne pas avoir la même pensée ; heureuse la confrontation respectueuse. Heureuse démocratie qui met en débat, qui incite à formuler des projets."

 

 

 

Franchement, j'ai été surpris. Dans un deuxième temps, le connaissant, j'ai pensé que ce n'était pas surprenant.

 

Je dois préciser que, heureusement, je n'ai pas été soumis à "la question" puisque, malheureusement, je n'ai pas eu à comparaître devant un tribunal, fusse-t-il celui de l'Inquisition.

 

J'ai été viré par voie de presse. Comme j'avais appris par voie de presse que la tête de liste et la candidature aux cantonales était "réservés".

 

J'espère que les résultats me vaudront un procès en sorcellerie, alors que la démocratie, ce n'est pas "sorcier", même si c'est un peu compliqué...

 

 

 

11/02/2008

Une société de jeux de hasard

Jeux de hasard

Les instances du PS, nationales et départementales, ont décidé, à l'unanimité, d'élaborer partout des listes de gauche.

Une exception à Aire ? Aucune instance du PS n'a jamais rien décidé de tel !   

 

Ce que nous faisons à Aire-sur-la-Lys, en présentant la liste "Désirs d'Aire", conduite par Jean-Claude Wident, est donc dans la droite ligne politique, officielle,  du PS.

Le PS devrait s'en réjouir, puisqu'il n'y a pas d'autre liste de gauche à Aire.

  

Nous ne comprenons rien aux magouilles politiciennes qui demeurent obscures. Nous sommes 29 Airoises et Airois, de toutes les nuances de la gauche, désireux de présenter, conformément à nos idéaux et à nos convictions, des propositions concrètes pour la vie quotidienne de nos concitoyens qui, comme nous, considèrent que le trèfle n'est pas un symbole de gauche mais le logo d'une société de jeux de hasard.  

 

08:10 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (6)

10/02/2008

Ma plus belle hsitoire, c'est vous (Ségolène Royal)

Ma plus belle histoire, c'est vous

 

 

Ségolène Royal

 

 

Editions Grasset

 

 

 

 

Il y a eu tellement de livres, essentiellement critiques, sur Ségolène et sur sa campagne électorale,  qui s'est achevée par la victoire de Sarkozy, qu'il n'est pas anormal qu'elle ait éprouvé le besoin de se justifier, un peu, et même de faire,  à peine,  d'autocritique.

 

 

La première partie est le relevé des coups bas dont elle a été victime, depuis la déformation de ses propos jusqu'aux attaques venant du parti dont elle était la candidate.

 

 

La deuxième partie met en lumière la complicité de Sarkozy avec les patrons de presse et d'instituts de sondages. L'addition des deux instruments étant d'une redoutable efficacité.

 

"J'aurais, pour ma part, voulu non pas un mais trois débats avec lui (le candidat Sarkozy) car ils auraient permis d'aller au fond des choses devant les Français."

 

 

La troisième partie parle du combat des femmes pour l'égalité, bien au delà de la campagne des présidentielles, en partant de ce constant : ce sont les femmes âgées qui ont donné la victoire à Sarkozy.

 

"Les femmes, plus libérales que les hommes en matière de mœurs, sont aussi celles dont la demande de sécurité est la plus forte,  et s'aiguise avec l'âge qui fragilise".

 

 

 

Vers la fin, un mot sur ses relations avec François Hollande, en parlant à la troisième personne ("la candidate") et ce jugement plus personnel : "Je souhaite qu'il soit heureux. Il a tant de qualités. Et je l'ai aimé si longtemps, homme politique le plus brillant de sa génération".

 

 

"La seule campagne parfaite est celle du vainqueur" ;

 

"Le mot "revers" est préférable à celui d'"échec" (personnel) ou de "défaite" (collective). "Revers" contient une promesse de rebond, donc de victoire".

 

"La vérité est en marche, et c'est la marche du progrès"

 

 

Citations :

 

"Pourquoi un tel torrent de jugements hostiles ? Pourquoi de telles attaques personnelles ? Notamment de la part de socialistes qui ont parlé de moi comme jamais ils n'auraient osé parler d'un adversaire politique ? Leurs auteurs ont-ils eu conscience qu'ils ne se grandissaient pas en s'évertuant à m'abaisser ?"

 

"C'est vrai qu'un candidat désigné par un petit conclave, cela représente des avantages et n'offre pas de surprises. Désolée, ce n'est pas ma culture politique" ;

 

" Les gens ne veulent plus être assujettis, voilà la vérité. Ils veulent être vraiment consultés et que leur parole soit respectée."

 

"Personne n'a eu suffisamment de sagesse et de force de caractère pour dépasser les divisions, les amertumes, les blessures de l'ego afin de créer l'union sans laquelle aucune victoire n'est possible" ;

 

"L'humanité, je le crois, se divise en deux. Ceux qui détournent les yeux face à l'injustice. Et ceux qui disent : la souffrance des autres me regardent, toujours, par principe". Je reste, à jamais, dans cette seconde catégorie."

 

 

"Je ne puis croire qu'il faille tout asservir au but que l'on poursuit. Il est des moyens qui ne s'excusent pas" Albert Camus

 

"Vous vous battrez dos au mur. Il vous faudra du courage, et sans cesse recommencer." François Mitterrand

07:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

09/02/2008

Lust, caution (attention : désir !)

Lust, Caution

 

 

(Attention : Désir !)

 

 

De Ang Lee

 

 

Avec Tony Leung, Chiu Wai et  Joan Chen

 

 

Lion d'or à Venise

 

 

 

Le Taïwanais, maintenant installé aux Etats-Unis,  Ang Lee a voulu faire un film politique sur une période douloureuse pour la Chine : l'occupation d'une partie de son territoire par l'armée japonaise, pendant la guerre.

 

Un groupe d'étudiant(e)s en art dramatique veut résister à l'occupant japonais en assassinant un collaborateur chinois important : le responsable du contre espionnage.

 

La plus belle des actrices se voit confier le rôle le plus difficile : séduire l'homme à abattre.

 

Pour y parvenir,  elle doit sacrifier un élément précieux pour toutes les femmes,  jusqu'à une époque récente : sa virginité.

 

Elle semble devenir assez vite experte dans les joutes amoureuses.

 

Mais, et c'est le but de la démonstration d'Ang Lee, il est difficile d'impliquer son corps à ce point sans répercussions émotionnelles.

 

A moins d'être complètement schizophrène, il est impossible de faire toujours totalement semblant. Même pour une étudiante en art dramatique. D'où le titre. Si des anglophones trouvent ma traduction erronée, merci de le faire savoir.

 

A quel moment commence la complicité avec l'ennemi que l'on veut séduire pour le combattre ? Le thème avait été traité l'année dernière dans "Black book".

 

 

Le film a obtenu un énorme succès à Taiwan. Un grand succès également en Chine où il a été amputé des 10 minutes de scènes de nu(e)s et de relations sexuelles,  "soft" mais belles. Ce qui, selon Ang Lee, prouve "les liens entre le sexe et la politique".

 

 

Le film dure 2 heures 37. Le rythme n'est pas trépidant.

 

07:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2)

08/02/2008

Gaza : ne pas reconstituer le ghetto !

 Tous les murs  finissent un jour par s'effondrer. Le mur de Jéricho, celui du ghetto de Varsovie, le mur de Berlin, le mur de l'Atlantique.              Ou encore le mur de l'indifférence. Le mur de Rafah, par son poids symbolique, fait partie  de cette poussée aveugle des hommes vers la liberté.            Mais qu'ont-ils fait les Gazawi de cette liberté retrouvée? Ont-ils fui vers l'Egypte ? Sont-ils allés s'armer de kalachnikovs?  Non hélas,  car les armes, avec ou sans mur, arrivent toujours à destination. Les Gazawi sont allés se ravitailler en produits de première urgence! Ils ont été faire leurs courses, chercher des médicaments et du lait pour bébé, introuvable à Gaza. Des vélomoteurs,  des chèvres et des vaches soulevés par des grues ont pénétrés par les airs à Rafah devant les acclamations de la foule.  Surréaliste. Et puis, chacun est rentré chez soi. Tout est dans ces images: l'impossible d'hier, soudain à portée de main, et la vie prosaïque qui reprend ses droits.

            La responsabilité de l'Union européenne est historique. Il ne s'agit plus de savoir qui va ouvrir les portes d'une prison à ciel ouvert mais qui osera les refermer pour toujours . ? Qui osera renvoyer les Gazawi à leur lente asphyxie ? Depuis le début d'Annapolis, l'Union européenne perdait pied. Elle, à la base de la Road Map, avait passé la main du processus de paix aux Etats-Unis. Obtenir la co-présidence de la Conférence des donateurs de Paris a été un vrai tour de force. Mais pour les accès à Gaza, depuis 2005, les Européens ont un mandat. Allons-nous avec les Egyptiens, avec l'Autorité palestinienne, avec le Hamas et avec Israël parvenir à renouer le dialogue et gérer les accès des Palestiniens au monde extérieur ou, au contraire, allons-nous assister en observateurs à l'inévitable répression qui ne manquera pas de surgir? C'est toute la question.  Au delà de la mission de l'EU Ban, cette question engage le sort de l'unité palestinienne, du processus de paix, le respect du droit international et l'honneur de l'Union européenne.