16/10/2020
Comment et pourquoi Donald est devenu un "menteur pathologique"
Trop et jamais assez
Mary L. Trump
"Comment ma famille a fabriqué l'homme le plus dangereux du monde"
éditions Albin Michel
C'est la faute du père de Donald, Fred Trump qui mettait systématiquement Donald en avant et lui a versé des millions pour le maintenir à flot. Pour rester dans les faveurs de son père, Donald a donc pris l'habitude d'avancer des "vérités alternatives". Et ça marchait à tous les coups..."Comme toujours avec Donald, la fable comptait plus que la vérité." "Pour Donald, le mensonge était avant tout une technique d'auto-glorification destinée à convaincre les autres qu'il valait mieux que ce qu'il était réellement". "Donald commença à s'apercevoir qu'il ne pouvait jamais mal faire, alors il s'arrêta d'essayer de bien faire."
L'auteure, Mary, la nièce de Donald, fille du frère ainé est diplômée (doctorat) de psychologie clinique. Elle propose donc la psychologie comme explication de ce personnage totalement égocentrique.
Mary démolit le mythe du "self made man". Les affaires gérées par Donald furent des catastrophes financières. C'est sur le nom, et la fortune, de son père que Donald a pu se lancer, et se maintenir, dans les affaires...et connaitre des fiascos mémorables.
"En plus d'avancer à Donald de quoi couvrir ses coûts d'exploitation, les banques parvinrent à un accord avec lui en mai 1990 aux termes duquel elles s'engageaient à lui verser une allocation mensuelle de 450.000 dollars...soit presque 5,5 millions par an pour s'être planté lamentablement. Cette année là, sa dette personnelle atteignait 975 millions. S'il voulait pouvoir vendre son image, Donald devait continuer à mener le train de vie qui allait avec." "Ses talents personnels pour la vantardise, le mensonge, la manipulation étaient interprétés comme des atouts, propres à son style de réussite."
"Du vivant de mon grand-père, Donald avait reçu l'équivalent de 413 millions de dollars, dont l'essentiel par des voies plus que discutables : prêts jamais remboursés, investissements dans des projets qui n'avaient jamais vu le jour." A la mort de Fred, l'héritage officiel se montait à 700 millions. En France, si un des fils est décédé, ce sont les enfants de celui-ci qui touchent la part de leur père. Pas aux Etats-Unis. Mary Trump en a manifestement gardé beaucoup de rancune contre son oncle.
Parmi les symptômes de la sociopathie, on peut citer un manque d'empathie, une facilité à mentir, une indifférence au bien et au mal, un comportement violent et un manque d'intérêt pour les droits d'autrui."
"Il est un Frankenstein sans conscience."
"Sa suffisance, sa croyance selon laquelle les règles de la société ne s'appliquaient pas à lui et ses étalages obscènes d'amour-propre attiraient à lui certaines personnes."
17:10 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : trump
12/10/2020
Les deux Révolutions du XVIIe siècle
50 années qui ébranlèrent l'Angleterre
Michel Duchein
éditions Arthème Fayard
Un siècle avant la France l'Angleterre à mis à mort son Roi et connu l'ébauche d'un système républicain, avant une Restauration pas vraiment réussie, avant d'aller chercher son Roi au Pays-Bas puis en Allemagne. Ce sont les descendants de ce Roi germanique, Georges 1er de Hanovre qui ont occupé le trône de 1714 jusqu'à aujourd'hui. Mais aucun Roi, aucune Reine n'a pu ignorer le rôle du Parlement. Aucun impôt, aucune taxe n'a pu plus être levé sans son vote. Le Royaume-Uni a une Reine, mais son système politique est bien plus parlementaire que le notre !
La grande différence entre l'Angleterre et la France, dans leur Révolution respective, est la situation religieuse. La lutte ne se fait pas entre catholiques, marginalisés, sauf au moment de la restauration, et protestants, mais entre presbytériens et anglicans.
Les "nivelleurs" prônaient plus d'égalité. Ils ont joué un rôle dans la chute du Roi mais étaient trop peu nombreux pour influencer la suite des évènements, Cromwell étant assez habile pour imposer son "protectorat".
Nous oublions trop facilement l'histoire de nos voisins...
08:25 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire
10/10/2020
De Pépin le Bref à Hugues Capet
Qui est Charlemagne ?
Sylvie Joye et Damien Vidal
Histoire dessinée de la France (tome 5)
La revue dessinée / La Découverte
Enfin les Carolingiens dans la collection "Histoire dessinée de la France" ! S'il n'est pas le premier des Carolingiens, Charlemagne en est probablement le plus connu.
L'album revient sur la légende et la réalité. Le lecteur croise également guerriers et paysans, princesses et boulangers...et, à la fin, les Vikings. Là encore les auteurs démêlent la légende de la vérité historique.
Charlemagne avait une moustache mais probablement pas de "barbe fleurie" (blanche), contrairement à ce que montrent les statues de lui, au Louvre et devant Notre-Dame de Paris. "Le sceptre que tient Charlemagne n'apparaîtra que 500 ans plus tard." "Le bâton est un insigne du pouvoir et un symbole de l'autorité." Frédéric Barberousse le fait déclarer Saint en 1165."
"Les Carolingiens inaugurent la pratique du sacre religieux." "Louis le Pieux, fils de Charlemagne, est le premier souverain sacré à Reims." "Charles le Chauve est le premier à dire que le pouvoir lui est transmis "par la grâce de Dieu". "Les grands se sentent légitimes pour prendre le titre de roi car, depuis le milieu du IXe siècle, ils se disent Comtes par la grâce de Dieu".
"A l'époque carolingienne, la guerre commence à devenir un vrai métier." "Charlemagne est allé en Espagne pour apporter son soutien aux Abbasides contre les Omeyyades."
"Les royaumes sans la justice ne sont que des entreprises de brigandages." (Charlemagne citant Saint Augustin)
08:59 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire
08/10/2020
Favorite de Louis XV
La chambre des dupes
Camille Pascal
éditions Plon
Intrigues amoureuses, querelles d'étiquette, complots politiques autour de Louis XV. Le spectacle de toutes les faiblesses humaines, y compris celles du Roi, est sous nos yeux. Tout est historique, donc crédible.
Mais 150 pages pour savoir si Madame de la Tournelle va obtenir son titre de Duchesse avant d'accorder une place dans son lit à sa Majesté...et remplacer ainsi sa soeur...
Le dernier tiers du livre est plus palpitant. Le Roi part à la guerre. Il s'est allié avec le Roi de Prusse pour combattre l'Autriche-Hongrie et l'Angleterre. A Metz il tombe gravement malade. Les médecins sont dignes des descriptions de Molière. Désolé pour La Peyronnie, même si, depuis, il a donné son nom au CHU de Montpellier. La bataille fait rage autour du lit de souffrances. Le Roi a peur de l'enfer. Il s'engage à renvoyer sa Favorite. Le parti des dévots tient le haut du pavé.
Un chirurgien de marine, très concret, sort le Roi de ce mauvais pas. Le Roi, retrouvant ses forces, règle ses comptes.
Ce que le livre ne raconte pas, mais que chacun sait, c'est que le Roi va trouver une nouvelle favorite, la future Marquise de Pompadour.
J'avais beaucoup aimé "L'été des quatre Rois" du même auteur qui racontait comment et pourquoi Louis Philippe avait remplacé Charles X.
Camille Pascal, fils d'une ancienne conseillère municipale de Montpellier, passé par l'ENA et le cabinet de Sarkozy vient d'être recruté par l'actuel Premier Ministre.
08:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature, histoire
06/10/2020
Berlin, avril, mai, juin 1945
Derniers jours à Berlin
Harald Gilbers
10/18 n°5416 "Grands détectives"
L'ex commissaire Oppenheimer a été radié de la police parce que Juif, mais il garde ses capacités à enquêter, surtout quand il cherche celui qui a profité du chaos de la fin de la guerre pour violer son épouse.
Comme beaucoup de Berlinois, Oppenheimer se réjouit de la chute du régime nazi, avec une crainte à l'égard des soldats russes. Les troupes occidentales sont encore trop loin pour contester les Russes.
Lors de son enquête, Oppenheimer réalise que les Russes comme les Américains cherchent à mettre la main sur les documents concernant les recherches allemandes sur l'arme atomique. Des deux côtés les services spécialisés cherchent à attirer les chercheurs.
15:37 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, histoire


