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02/12/2014

Un 2ème jour au musée avec les Bidochon

Christian Binet

Editions Fluide Glacial

 

Les Bidochon vont piqueniquer au musée. Par le miracle de l'édition, ils se retrouvent devant des œuvres des musées des Beaux Arts de Lyon et de Caen, comme la première fois.

Une vingtaine de toiles nous sont présentées et commentées, par les responsables de ces deux musées...et par les Bidochon, avec leur verve habituelle !

S'instruire tout en se divertissant est possible en associant, avec humour,  la BD à des informations sur les œuvres.

Un cadeau sympa, par exemple pour Noël...

 

08:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, beaux-arts

29/11/2014

Avant Erlendur

Le duel

Arnaldur Indridason

Métaillé noir

 

Arnaldur Indridason délaisse une nouvelle fois son héros, le sympathique et tourmenté commissaire Erlendur pour mettre en avant Marion Briem, mentor d'Erlendur, personnage qui apparaît dans un certain nombre de romans antérieurs.

Comme avec Erlendur, Indridason fouille son personnage en remontant dans son enfance difficile, en l'occurrence la tuberculose qui faisait des ravages jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale, particulièrement en Islande.

L'action se passe en 1972 à Reykjavik. Un jeune homme est poignardé en plein cœur pendant une séance de cinéma, apparemment sans raison.

Au même moment se déroule le fameux affrontement entre les deux grands champions d'échecs Fischer et Spassky, l'Américain et le Russe, alors en pleine guerre froide. Tous les coups sont permis dans cette guerre psychologique que sont les échecs.

Dans la même période les Islandais sont au bord de la "guerre de la morue" pour empêcher les pêcheurs britanniques de s'approcher de leurs côtes poissonneuses. (Une des raisons de la non-adhésion de l'Islande à l'Union européenne : ne pas laisser les bateaux de pêche étrangers venir travailler dans leurs eaux territoriales)

Malheureusement, n'est pas John Le Carré qui veut, et le récit d'Arnaldur Indridason n'est pas toujours crédible.   

 

"Nos compatriotes aiment les westerns, ces films leur rappellent les sagas islandaises."

 

08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

26/11/2014

Retour en France

Moi René Tardi

Prisonnier de guerre au

Stalag IIB

Mon retour en France

Tardi

Casterman

Tardi a une œuvre prolifique. J'avais été particulièrement captivé par ses adaptations en BD de livres de Louis-Ferdinand Céline, "Voyage au bout de la nuit" et "Mort à crédit".

Avant que ne commencent les commémorations du déclanchement de la première guerre mondiale, il avait sorti deux albums choc intitulés "Putain de guerre".

A partir des carnet de son père, prisonnier de guerre au stalag IIB, au fin fond de la Poméranie, il a eu la bonne idée de raconter cette guerre vécue "à hauteur d'homme".

Ce deuxième tome est particulièrement prenant. Quatre mois de marche forcée avant de pouvoir se rapprocher de la France grâce aux camions américains, puis de trains en trains. Des convois de "clodos" épuisés et affamés, vivant sur le dos des habitants. "Le contact avec nos sauveurs a été assez froid et méprisant. Nous n'étions que des vaincus." Aux milliers de prisonniers de guerre, de toutes nationalités, se mêlaient, dans un chaos absolu, des dizaines de milliers de réfugiés fuyant l'avancée de l'armée russe.Afin de bien comprendre le contexte, généralement inconnu de ces prisonniers de guerre, l'agonie du régime nazi est racontée, avec toutes ses atrocités, malheureusement pas uniquement du côté de ceux qui vont, enfin, être vaincus. La destruction des villes allemandes, et donc les victimes civiles, les horreurs commises en particulier à l'égard des femmes, sont évoquées, même si les prisonniers de guerre éprouvent plus de haine que de compassion.

Avec parfois des retours en arrière, par exemple pour expliquer les Einsatzgruppen, dont j'ai déjà parlé dans ce blog.

Deux millions de personnes sont revenues en France au même moment, accueillies par la Croix Rouge...et des représentants de toutes les polices militaires d'Europe, y compris russe voulant "récupérer" les siens pour les envoyer au goulag.

Un remarquable travail de mémoire, une excellente BD.

 

16:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

22/11/2014

Ramses

Le fils de la lumière 

Christian Jacq

éditions Robert Laffont

 

Afin de mieux connaître l'Egypte ancienne (voir ma note de jeudi), à côté du livre savant de Nicolas Grimal, je me suis plongé dans l'oeuvre du romancier le plus connu pour cette période.

Ce tome raconte le parcours de Ramsès vers l'intronisation, à partir de ses 14 ans, son père Séthi,  qu'il rencontre pour la première fois,  l'initiant aux mystères religieux et à l'exercice du pouvoir, tandis que son frère aîné conspire, considérant que le pouvoir doit lui revenir de droit.

Pas vraiment de suspens, puisque le lecteur sait que Ramsès va l'emporter, à 23 ans, et pour 67 ans.

Pas de roman, même historique, sans amour. Ramsès, initié au plaisir par la belle Iset, qui lui donnera un fils, et qu'il continuera à aimer, préfère comme "Grande épouse royale" la très sérieuse, et plus intelligente Néfertari.

Parmi les amis du jeune prince : un scribe dévoué, un charmeur de serpents...et Moïse !

 

"Le raffinement n'était-il pas la caractéristique d'une civilisation qui attachait le plus grand prix à l'hygiène, aux soins du corps et à son embellissement ?"

"Un puissant obélisque dont la pointe couverte d'or perce le ciel afin d'y dissiper les influences nocives."

"Construire le temple est le premier devoir de Pharaon ; c'est par lui qu'il bâtira son peuple." "Nulle vérité absolue n'était enseignée dans le temple, aucun dogme n'enfermait la pensée dans le fanatisme."

"La recherche d'une solution juste commence par le respect de la pensée d'autrui"

"Bien qu'elle fût une femme, elle semblait sincère..."

"Les femmes se révélaient beaucoup plus indépendantes qu'en Grèce. Elles n'étaient pas cloîtrées dans des gynécées, circulaient librement le visage découvert, tenaient tête aux homme et occupaient de hautes fonctions."

"Qui désire régner est un insensé ou un incapable".

 

 

08:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire

04/11/2014

Une odyssée américaine

Jim Harrison

J'ai lu n°9322

 

Cliff, ancien professeur de littérature, et ancien paysant, ayant dépassé la soixantaine, se voit plaqué par son épouse qui part avec un copain, à l'occasion de la fête des anciens du lycée. "Dix ans d'enseignement et vingt-cinq ans d'agriculture avaient entièrement détruit mon idéalisme juvénile."

Il part, décidé à faire le tour des 50 Etats américains, en jetant une pièce du puzzle à chaque passage d'une frontière intérieure, "vieux corps à l'aube d'une vie nouvelle".

"Lorsque l'on arrive à la soixantaine, les femmes plus jeunes vous flanquent volontiers à la déchetterie biologique."

"Au lieu de se contenter de lire des bouquins sur les Etats-Unis, il vaut bien mieux partir à l'aventure, regarder et sentir le pays." "Regarde le monde, pas ton trou du cul !"

Une carte des Etats-Unis nous aide à suivre le périple, sur les traces de Geronimo et Jack London. "Cinglé des cartes, il croyait qu'on ne pouvait pas comprendre un évènement sans le situer géographiquement ".

Truculent !

 

"L'idée américaine de Dieu vu comme un type se baladant au volant d'une benne à ordures bourrée de figurines en sucre qu'il lance à ceux qui le méritent et qui lui parlent correctement."

"La seule aristocratie est celle de la conscience" D.H. Lawrence

"On est obligé de regarder en arrière parce qu'on ne voit rien de nouveau par devant."

"Un professeur d'histoire a dit que le porc avait été le carburant de l'expansion de notre empire vers l'Ouest, les cochons ayant joyeusement suivi les convois de chariots qui transportaient leur repas du soir."

 

 

08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature