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07/01/2015

Dessins de presse

Tout va bien

Mana Neyestani

Arte éditions

 

200 dessins de presse de Mana Neyestani, dessinateur iranien, réfugié politique en France.

Membre de "Cartooning for Peace", il a reçu en 2012 le Prix international du dessin de presse.

Ses dessins parlent, avec sobriété,  essentiellement d'oppression et de liberté. La plupart du temps en noir et blanc.

De nombreuses références à son pays, ainsi qu'à la Syrie.

Malheureusement, ses thèmes s'appliquent à de nombreux autres pays...

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dessins de presse

03/01/2015

Prix du quai des Orfèvres 2015

Tromper la mort

Maryse Rivière

éditions Fayard

 

Le prix du Quai des orfèvres récompense un roman policier qui, généralement, met en valeur le travail des différents services de police ou de gendarmerie. A tour de rôle. Cette année, c'est la coopération entre polices européennes qui est en vedette.

La police française travaille avec la police irlandaise pour arrêter un tueur en série, français, sévissant sur le sol irlandais. Avec toutes les limites des procédures de coopération internationale entre polices. Souverainetée partagée et efficacité contre esprit de clocher. Contrairement à ce qu'écrit l'auteure, ce ne sont pas les parlementaires européens mais les gouvernements des Etats membres qui "n'ont pas envisagé que les polices de deux pays puissent travailler ensemble sur le terrain." 

De même, ce n'est pas "Bruxelles" qui était responsable du fait que l'Etat irlandais était en quasi cessation de paiement, mais parce que celui-ci avait renfloué des banques au bord de la faillite à force de spéculer.

Le tueur est atypique, puisqu'il est libraire, intelligent et très cultivé, mais complètement fou. "Ce mal étrange qu'on appelle folie et que les psychiatres s'évertuent à baptiser de noms multiples et savants."  "En tuant, il ne cherchait pas la jouissance érotique, mais un sentiment de domination totale qui le mettrait à égalité avec Dieu." "Il cherche à donner une dimension culturelle à ses actes."

"Mon âme reste muette, en es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ?" (Baudelaire)

L'occasion pour le lecteur de s'approcher de l'histoire de l'Irlande, "sombre comme la Guiness", aussi bien ses racines celtiques que ses guerres civiles plus récentes. "On n'efface pas d'un coup de baguette magique huit siècles d'occupation britannique, Cromwell, les révoltes réprimées dans le sang, la Grande Famine, la guerre civile et trente années de trouble."

"Comment un si petit pays a pu féconder tant de conteurs, et pas moins de quatre Prix Nobel de littérature ?" Sans parler d'un prix Nobel de la paix, mon ami John Hume, catholique et social-démocrate du Nord de l'Irlande.

Une petite histoire d'amour vient compléter le tableau.

 

11:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

31/12/2014

Tu mourras moins bête (3)

Science un jour, science toujours !

Marion Montaigne

éditions Delcourt

 

Pas besoin d'avoir lu les deux premiers tomes pour profiter de celui-ci. Pas besoin d'être adolescent pour aprécier son humour, ou d'être homosexuel pour approuver ses arguments. Pas besoin d'être un scientifique pour vous amuser à sa lecture. Si, comme moi, vous avez lu les deux premiers, vous ne manquerez pas ce tome 3. Si vous ne connaissez pas, il est tant de découvrir.

Au programme, sans interro surprise en fin de parcours :

- Pourquoi nous avons tant de mal à perdre nos cellules adipeuses (décourageant au moment des fêtes de fin d'années) ?

- Pourquoi même Spiderman n'avale pas d'araignées en dormant ?

- Pourquoi Hibernatus est une fiction ?

Et plein d'explications, sur les turbulences en avion, les règles des femmes, les acariens, les robots, l'alcoolémie, l'adolescence, l'homosexualité, et tant d'autres choses...

 

07:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, sciences

27/12/2014

Moïse et Pharaon

La dame d'Abou Simbel

Christian Jacq

éditions Robert Laffont

 

L'Egypte vient d'interdire "Exodus, Gods and Kings" comme non conforme à l'Histoire, et le Maroc a exprimé ses réserves.

Que disent les historiens ? Que Moïse est le premier personnage de la bible dont ils ont la preuve de l'existence, et que le règne de Ramsès II est une date possible (mais non certaine) pour l'exode. Moïse aurait reçu l'éducation des futurs scribes (l'ENA de l'époque). Christian Jacq en fait un congénère et un ami de Ramsès, ce qui n'est pas historiquement avéré. Ce roman raconte la déchirure de cette amitié datant de l'adolescence, Moïse étant manipulé par un agent hittite se faisant passer pour un partisan du dieu unique, Aton devenu Yahvé (nom d'une montagne dans le désert du Sinaï).

Christian Jacq raconte également ce que disent les historiens : il y avait des Hébreux en Egypte, ainsi que beaucoup d'autres travailleurs immigrés, tous intégrés dans la population, tous autorisés à suivre les cultes à leurs dieux. Les Hébreux étaient spécialisés dans la fabrication des briques. Ils n'étaient pas esclaves et pouvaient circuler librement. Ils n'étaient pas retenus prisonniers en Egypte.

La Bible est la seule source parlant de l'exode. Aucune source égyptienne, dont l'administration était efficace et les bibliothèques riches n'en fait mention. Les scribes du pharaon n'avaient aucune raison de mentionner un évènement mineur. Traverser la Mer Rouge ? De l'autre côté, c'était également le royaume de pharaon ! Pour Christian Jacq, Moïse et les siens sont passés par un zone marécageuse, sur une bande de terre stable. La Bible, et le cinéma, auraient un peu exagéré en parlant de mer s'ouvrant et se refermant sur l'armée égyptienne. De même Christian Jacq voit des explications naturelles aux fameuses "plaies d'Egypte" et non "la colère du dieu de Moïse". "Tu ne fais qu'interpréter des phénomènes naturels en les attribuant à ton dieu". Selon Nicolas Grimal, professeur à la Sorbonne, "le refus du roi de laisser les Hébreux partir dans le désert est alors compréhensible, la zone étant particulièrement peu sûre. Christian Jacq reprend cette justification : tribus bédouines alliées aux Hittites.

La terre "promise" à Moïse par son dieu est le pays de Canaan (dont la capitale était alors Gaza), protectorat égyptien, et dont le roi et les habitants n'avaient aucune intention de laisser leur place à ces envahisseurs à qui il faudra rester quarante ans dans le désert...sans laisser aucune trace ! "Les conséquences d'une vérité absolue et définitive, imposée par des hommes à d'autres hommes".

La grande affaire de Ramsès II ce n'est pas l'exode des Hébreux, si tant est que cet exode ait eu lieu pendant son règne et non pendant celui de son fils et successeur Mineptah, mais la signature avec leurs ennemis habituels les Hittites, du premier Traité d'Etat à Etat de l'Histoire, transcrit dans la langue de chacun des deux Empires, fondant une paix durable. Il est vrai que la menace assyrienne, qui allait se concrétiser quelques décennies plus tard, pouvait être une bonne raison à ce rapprochement. Ramsès a également profité de la querelle de succession entre le frère et le fils de l'empereur hittite. Chritian Jacq en parler abondamment.

Le titre du roman "La Dame d'Abu Simbel" fait référence à la Grande épouse royale, Nefertari, pour qui  Ramsès a fait construire un "temple de millions d'années" à Abou Simbel, en Nubie, très au sud de son royaume.

 

24/12/2014

Septembre 1914

Les chemins de l'enfer

éditions Delcourt

 

Deuxième tome de la saga de huit jeunes hommes, du même bourg, mobilisés pour participer à la "Grande Guerre", de 1914 à 1918. La guerre vue à hauteur de "poilu".

Parmi eux un dessinateur qui envoie à sa famille les croquis pris sur le vif. L'exposition "vu du front" à l'hôtel des Invalides" en présente un certain nombre.

Si l'un dessine, d'autres écrivent, et d'autres encore ne manient pas facilement les mots et la plume.

Septembre 14, c'est la bataille de la Marne. Le moment où se joue le sort de la capitale, de la réussite, ou de l'échec,  des plans de l'état-major allemand de "guerre éclair". Nous connaissons le résultat : la progression allemande a été stoppée, avec l'aide des taxis parisiens. Nous connaissons également le bilan : 300.000 morts !

Le bilan comptable n'est pas en notre faveur : l'armée allemande a 1 000 canons de plus que l'armée française qui dispose de 300 pièces d'artillerie contre 600. Les Allemands ont également plus d'avions.

Nos soldats ne comprennent pas pourquoi ils doivent charger avec leur "barda" sur le dos.

Premières accusations de mutilation volontaire pour éviter le combat. 

Le sentiment, déjà, que "rien ne sera plus comme avant".

 

 

07:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire