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05/10/2014

Le biopic de Gérard Depardieu en BD

Gérard Depardieu

Sergio Salma

éditions Bamboo

 

Depardieu est né en 1948. Il fait donc partie de la vie de ma génération.

Sergio Salma est comme la plupart d'entre nous : attendri devant le gamin de Châteauroux pas loin de tourner voyou, admiratif devant l'acteur de génie qui a tourné avec les plus grands cinéastes, les plus grands acteurs,  interprété les plus grands rôles, qui a mérité ses Césars et autres récompenses internationales, mais complètement dubitatif à l'égard du personnage actuel qu'il est , ou qu'il surjoue, malgré un fond de tendresse qui ne se cache pas.

"Il était celui qui travaillait le plus. Il ne savait rien, ne connaissait rien. Il ne se contentait pas d'apprendre la scène, il apprenait la pièce entière." Jean-Laurent Cochet, metteur en scène, découvreur du jeune Gérard Depardieu.

"La tentation serait plutôt la dive bouteille. Contre les petits vins de Loire, Elizabeth, épousée à 22 ans, ne pourra pas lutter."

"Au cinéma le charme semble brisé même s'i redevient ponctuellement tête d'affiche ; la grande différence c'est qu'avant il était un acteur qui faisait du vin, il est devenu un viticulteur qui fait des films."

Est-ce parcequ'il a été longtemps un généreux donateur du parti communiste que Gégé trouve que "la Russie est une gande démocratie" ?

Gérard Depardieu était bien trop occupé pour s'occuper de ses enfants, en particulier les deux premiers, bien connus, Guillaume et Julie. Depuis il y a eu Roxane, née en 92,  et Jean, né en 2006. Et puis, comme d'autres, il a l'âge d'être grand-père : Louise la fille de Guillaume, Billy, le fils de Julie.

"J'aime tellement la vie que je me suis toujours senti riche". (Gérard Depardieu)

Le dessin final, sur le modèle de l'évolution de l'Homme, est significatif.

 

11:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, cinéma

26/09/2014

Voyage chez les capitalistes

Les Banksters

Marc Roche

éditions Albin Michel

 

Marc Roche est le journaliste du Monde chargé des affaires financières. Depuis 25 ans il "couvre" Wall Street et la City.

Dans ces lieux prestigieux, il a relevé 6 des 7 péchés capitaux : l'orgueil (sentiment d'impunité et de supériorité), gourmandise (cupidité), la luxure (machisme), l'avarice (évasion fiscale), la colère et l'envie (course au bonus).

Cela explique la crise de 2008, dont les effets en Europe sont encore bien présents. "Bon nombre de Banksters sont toujours en place. Et ne manifestent aucun regret. L'absence de sens des responsabilités au sommet est choquante." "La réticence à faire repentance fait partie des gènes de ce prototype des Maîtres de l'univers." "Personne n'a eu de compte à rendre." "Les PDG ne peuvent se voir réclamer le remboursement des dettes sur leur fortune personnelle. Ce sont les actionnaires et le contribuable qui doivent régler la note." "Le succès est un mauvais professeur, il pousse des gens intelligents à croire qu'ils sont infaillibles" (Bill Gates).

"L'insensibilité au doute et la certitude d'avoir toujours raison favorisent tous les dérapages. Le despotisme est de plus en plus souvent perçue comme la clé du succès."

"Après 2008, les Etats et les banques n'ont survécu que grâce aux milliards d'argent public injectés dans le système. C'est le public, et pas les Banskers, qui a payé par des déficits budgétaires monumentaux qui ont provoqué des politiques d'austérité qui frappent durement les populations."

Evasion fiscale = "optimisation" fiscale, "le droit de tirer profit de pratiques fiscales différentes." "On compte plus de 120.000 sociétés opaques dans les paradis fiscaux".  "Nauru est devenu la Mecque des activités illicites des riches Chinois et des oligarques russes." "Le statut privilégié sur mesure concocté par le fisc britannique pour attirer les fortunes étrangères facilite la balade des fonds." "Mystérieux oligarques russes, capitalisme chinois hors la loi et finance islamique trouble : la City reste une "vieille dame permissive" sachant utiliser à bon escient les richesses d'autrui."

"L'accroissement des inégalités et l'appauvrissement des classes moyennes au profit d'une élite mondialisée des super riches peuvent entraîner l'implosion du tissu social."

"Comme l'esclavage et l'apartheid, la pauvreté n'est pas naturelle" (Nelson Mandela)

 

10:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie

23/09/2014

Une biographie d'Albert Camus en BD

Camus

Entre justice et mère

Scénario José Lenzini

Dessin et couleurs Laurent Gnoni

éditions du soleil

 

Tous les Français d'Algérie n'étaient pas des nantis. Le père d'Albert Camus était caviste, avec un salaire modeste. Il est tué en 1914. La mère d'Albert Camus est femme de ménage. Ils vivent chez la grand-mère, sévère, et qui compte les sous parce qu'il y en a très peu.

Elève brillant Camus doit à son instituteur d'avoir reçu une bourse pour continuer ses études. "Enfant du peuple, il ne se sent pas à l'aise avec ce nouveau milieu. Plus tard, il dira "avoir honte d'avoir eu honte".

Heureusement, il y a le foot, excellent moyen de mélanger les classes sociales. Albert est gardien de but.

De petits boulots, pour gagner sa vie,  en écrits militants, des livres et des pièces de théâtre jusqu'au succès de l'Etranger, et la consécration avec le Prix Nobel de littérature.

Brièvement membre du Parti communiste algérien, il réprouve le système stalinien autant que le système américain.

Défenseur des droits des Kabiles et des Arabes d'Algérie, il refuse les méthodes du FLN : "j'ai toujours condamné la terreur, je dois condamner aussi un terrorisme qui s'exerce aveuglement et qui, un jour, peut frapper ma mère ou ma famille. Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice."

Le dessin, et surtout les couleurs, sont de vrais réussites.

 

07:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

18/09/2014

100 photos de Peter Lindbergh

Pour la liberté de la presse

Reporters sans frontières

 

L'idéal de "Reporters sans frontières", pour la liberté de la presse est essentiel. Je me pose des questions quand je vois les décisions du nouveau maire de Béziers, ancien responsable principal de cette association. Mais faut-il tenir "Reporters sans frontières" comme responsable de la dérive frontiste de son ancienne figure emblématique ?

"Reporters sans frontières" publie régulièrement des albums photos pour se financer. Le dernier en date regroupe 100 photos superbes, toutes en noir et blanc, de mannequins, d'actrices, de mannequins devenues actrices. Certaines grâce au film de Peter Lindbergh "Models".

Impossible de citer les plus belles, sauf peut-être la photo de Mademoiselle Jeanne Moreau.

 

 

17:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photos

13/09/2014

Le parcours d'un gestapiste

Franz Stangl et moi

Dominique Sigaud

éditions Stock

 

Ceux qui, comme moi, aiment la "Trilogie berlinoise" et les romans de Philip Kerr ne manqueront pas de trouver une certaine ressemblance entre Bernie Gunther et Franz Stangl, "bon professionnel de la police, embauché par l'histoire dans la Gestapo."

Divergence de carrière, Stangl est promu commandant du camp de Treblinka, où 900.000 hommes, femmes et enfants furent exterminés parce qu'ils étaient Juifs. Une partie de la Shoah, de l'hébreu "anéantissement". "Il n'avait pas choisi ce poste ? Il ne l'avait pas non plus refusé. A Treblinka il avait prouvé d'excellentes capacité d'organisation."

"Catholique pratiquant qui se dédouanerait, comme les autres, de toute responsabilité et sentiment coupable quant aux crimes perpétrés sous son autorité ; il n'avait fait qu'obéir aux ordres." "Il inculquait à ses enfants la prééminence du croire sur le savoir."

A la fin de la guerre, comme Gunther il peut fuir vers l'Amérique du Sud, avec l'aide du Vatican qui lui fournit un faux passeport.

Rattrapé par son passé, après plusieurs années de vie heureuse, il est extradé vers l'Allemagne, condamné à perpétuité, fait appel. Sa femme l'avait alors quitté, "tant qu'elle n'avait pas eu à rougir de lui devant les autres, elle était restée."

 

Pourquoi lui ? "Des 23 responsables des Einsatzgruppen comptables de plus de un million de morts, jugés à Nuremberg en 1948 seuls quatre ont été condamnés à mort, la plupart libérés en 1951." "Il n'avait jamais infligé de souffrance physique de ses propres mains, contrairement à d'autres. Il devait s'assurer que les procédures d'extermination seraient respectées." "Aucun de ses supérieurs n'avait été inquiété." "La honte n'avait atteint que leur proie."

 "Les morts militaires furent évalués à 20 millions, les civils à 30 et les Juifs à 7. On ne sait toujours pas si les Roms comptaient 250.000 ou un million de morts." "La réalité était si démesurée qu'elle parut insensée à ceux qui en eurent connaissance."

 

 

 

 

11:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire