19/07/2006
Pour mieux comprendre
Les 100 clés du Proche-Orient
Alain Gresh et Dominique Vidal
Editions Hachette
Malheureusement le Proche-Orient reste d'actualité et l'on peut se demander si un jour cette région vivra en paix.
Alain Gresh et Dominique Vidal sont journalistes au Monde diplomatique et spécialistes de la région.
Leur livre ressemble plus à un dictionnaire qu'à un roman.
Il y a de l'Histoire, très ancienne ou plus récente, de la géographie (bien au delà d'Israël et la Palestine), de l'économie, des drames humains, bref des données bien utiles pour mieux comprendre la complexité du problème.
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15/07/2006
matins d'un européen
Matins d'un Européen
Olivier Duhamel
Editions du Seuil
Dans la famille Duhamel, tout le monde connaît Alain, chroniqueur politiques à la télévision, à la radio et différents journaux.
Olivier, fils de Jacques, dirigeant centriste rallié à De Gaulle en 1965, ancien ministre, gagne à être connu. C'est un esprit cultivé, imaginatif et brillant. Il "sévit" chaque matin sur France culture, mais je dois dire la vérité : je n'écoute jamais France culture, mais je lis la chronique d'Olivier sur le Web.
J'ai fait la connaissance d'Olivier Duhamel à Montpellier, à l'occasion de journées d'études du groupe socialiste.
Tout juste élu député européen, grâce à la dissolution ratée de Chirac, il avait les certitudes péremptoires du brillant professeur de la Sorbonne qu'il était, mais ne s'était pas encore frotté aux réalités européennes, parfois bien éloignées de celle des livres.
Européen convaincu et spécialiste international des Constitutions, il fut naturellement désigné par le groupe socialiste pour faire partie de cette Convention qui a écrit le projet de Constitution européenne que l'on sait.
Avant même le référendum, le projet de Constitution était tout sauf un "laissez passer" pour la reconduction d'un mandat de député européen socialiste français.
Il n'est plus député européen mais il écrit, comme il le fait depuis 30 ans, avec cette constatation un rien désabusée : "nous avons fait l'Europe, il nous reste à faire les Européens".
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15/05/2006
Cécilia
Entre le cœur et la raison
Valérie Domain
Editions Fayard
Elle a donc écrit une biographie de cette personne, publique bien que non élue, dont la photo apparaissait régulièrement dans les magazines, y compris à la "une".
Par correction elle a montré son projet de livre à Cécilia, qui n'a pas aimé du tout son portrait, et qui a demandé à son "ex", le ministre de l'intérieur d'intervenir ("quand on n'est pas capable de garder sa femme, on n'est pas capable de garder la France" aurait dit Villepin). L'ex est intervenu auprès de l'éditeur qui s'est exécuté en renonçant à publier le livre.
Valérie Domain, furieuse, ce qui est bien compréhensible, n'a pas voulu laisser perdre son travail. Elle a donc sur le métier remis son ouvrage, l'a transformé en roman, en changeant les noms, mais en gardant la trame de la vie de Cécilia et de ses relations avec son bientôt ex-mari pour qui elle avait quitté Jacques Martin (comme tous les autres son nom a été changé).
C'est la belle histoire d'une femme qui fait passer l'amour au dessus de l'ambition.
Mais ça ne donne pas envie de voter Sarko !
Valérie Domain
Editions Fayard
Valérie Domain est journaliste. Elle a fait son métier de journaliste en "suivant" Cécilia Sarkosy, élément important dans le dispositif d'un homme politique important.
Elle a donc écrit une biographie de cette personne, publique bien que non élue, dont la photo apparaissait régulièrement dans les magazines, y compris à la "une".
Par correction elle a montré son projet de livre à Cécilia, qui n'a pas aimé du tout son portrait, et qui a demandé à son "ex", le ministre de l'intérieur d'intervenir ("quand on n'est pas capable de garder sa femme, on n'est pas capable de garder la France" aurait dit Villepin). L'ex est intervenu auprès de l'éditeur qui s'est exécuté en renonçant à publier le livre.
Valérie Domain, furieuse, ce qui est bien compréhensible, n'a pas voulu laisser perdre son travail. Elle a donc sur le métier remis son ouvrage, l'a transformé en roman, en changeant les noms, mais en gardant la trame de la vie de Cécilia et de ses relations avec son bientôt ex-mari pour qui elle avait quitté Jacques Martin (comme tous les autres son nom a été changé).
C'est la belle histoire d'une femme qui fait passer l'amour au dessus de l'ambition.
Mais ça ne donne pas envie de voter Sarko !
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07/04/2006
Afrique
L'Afrique
Sylvie Brunel
éditions Bréal
Dans son roman, "Frontières", elle faisait vivre à une équipe d'humanitaires, le temps d'une mission, toutes les vicissitudes probablement vécues par plusieurs dizaines d'équipes sur plusieurs années.
Elle retrouve sa veine critique dans son chapitre 8, "le risque alimentaire", et en particulier dans des paragraphes dont les titres parlent d'eux mêmes : "l'instrumentalisation politique des famines" et "trop de programmes d'aide inadaptés".
- l'Afrique, "continent riche peuplé de pauvres", a besoin de continuer à bénéficier de traitements préférentiels, dérogatoires de l'OMC ;
- il faut donner du pouvoir d'achat aux paysans et donc cesser de ponctionner leurs plus values ;
- "la première révolution culturelle qui s'impose à l'Afrique est celle de la probité" ;
- le développement durable est incompatible avec la sous scolarisation (la moitié des Africains, 2/3 des Africaines sont analphabètes) ;
- l'aide doit être conditionnée à la réalisation de ces objectifs.
Hier les experts considéraient que l'Asie n'avait aucune chance de sortir de la pauvreté, alors, demain l'Afrique ?
Sylvie Brunel
éditions Bréal
Sylvie Brunel s'est fait connaître du grand public en claquant la porte de l'ONG "Action contre la faim", qu'elle présidait.
Dans son roman, "Frontières", elle faisait vivre à une équipe d'humanitaires, le temps d'une mission, toutes les vicissitudes probablement vécues par plusieurs dizaines d'équipes sur plusieurs années.
Elle retrouve sa veine critique dans son chapitre 8, "le risque alimentaire", et en particulier dans des paragraphes dont les titres parlent d'eux mêmes : "l'instrumentalisation politique des famines" et "trop de programmes d'aide inadaptés".
Aujourd'hui Sylvie Brunel est professeur de "géographie du développement" et son petit livre, dense, devrait intéresser bien au delà des étudiants, tant il pose bien les problèmes tout en livrant les données de base.
Ses conclusions :
- l'Afrique, "continent riche peuplé de pauvres", a besoin de continuer à bénéficier de traitements préférentiels, dérogatoires de l'OMC ;
- il faut donner du pouvoir d'achat aux paysans et donc cesser de ponctionner leurs plus values ;
- "la première révolution culturelle qui s'impose à l'Afrique est celle de la probité" ;
- le développement durable est incompatible avec la sous scolarisation (la moitié des Africains, 2/3 des Africaines sont analphabètes) ;
- l'aide doit être conditionnée à la réalisation de ces objectifs.
Il faut donc rester optimistes, l'Afrique est "en réserve de développement".
Hier les experts considéraient que l'Asie n'avait aucune chance de sortir de la pauvreté, alors, demain l'Afrique ?
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31/03/2006
Mitterrand et la Palestine
Mitterrand et la Palestine
Jean-Pierre Filiu
Editions Fayard
En 1983, il juge "illusoire" de "prétendre régler le sort de la Palestine sans les Palestiniens", puis "au carrefour de la guerre et de la paix, il ne s'agit pas de choisir son interlocuteur, il est là", avant de rappeler en 1992 "un Etat palestinien a été reconnu par les Nations Unies lorsqu'a été créé l'Etat d'Israël".
Jean-Pierre Filiu
Editions Fayard
Ancien du cabinet de Lionel Jospin quand celui-ci était Premier ministre, Jean-Pierre Filiu retrace l'évolution de François Mitterrand, ami d'Israël, qui favorise le départ des émigrants sur l'Exodus (en leur délivrant de faux papiers), qui devient le premier Président de la République française à se rendre dans ce pays (le premier chef d'Etat français à se rendre en "Terre sainte" depuis 1250)...pour évoquer devant la Knesset la perspective d'un Etat palestinien et qui, sensibilisé au drame palestinien empêchera l'élimination d'Arafat en 82 à Beyrouth assiégé par l'armée israélienne et les milices chrétiennes, puis en 83 dans le Nord du Liban face aux assauts syriens.
Dès 1970 il déclare : "Tout comme on ne peut nier l'existence de l'Etat d'Israël, on ne peut nier le peuple palestinien."
En 1983, il juge "illusoire" de "prétendre régler le sort de la Palestine sans les Palestiniens", puis "au carrefour de la guerre et de la paix, il ne s'agit pas de choisir son interlocuteur, il est là", avant de rappeler en 1992 "un Etat palestinien a été reconnu par les Nations Unies lorsqu'a été créé l'Etat d'Israël".
Ce n'est probablement pas un hasard si c'est à Paris que Yasser Arafat a déclaré "caduque" la charte de l'OLP qui prévoyait la destruction de l'Etat d'Israël.
09:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)