28/05/2013
la crise de la soixantaine, côté féminin
Le démon du soir
Ou la ménopause héroïque
Florence Cestac
De Florence Cestac, j'avais beaucoup aimé son "Démon du midi" ("changement d'herbage réjouit les veaux"), dans lequel elle se moquait de la "crise de la quarantaine", des hommes. Il n'y avait pas encore de "cougards".
J'ai manqué celui de la cinquantaine.
Celui de la soixantaine, vu côté féminin est à ne pas manquer.
L'âge de la mammographie inquiétante.
L'âge où le mari a faim à heures fixes (je confirme), préoccupé prioritairement par la télé, le foot, le foot à la télé, et les voitures (je nie).
L'âge où, au travail, vous êtes considéré(e)s comme un dinosaure.
L'âge où vos enfants considèrent que vous n'avez rien d'autre à faire que de vous occuper des petits enfants, ainsi que de leur chien !
L'âge où les parents âgés posent problèmes.
Bref, de quoi accentuer les bouffées de chaleur de la ménopause, de donner envie de prendre sa retraite, de partir loin pour commencer une nouvelle vie, de faire mentir le dicton "c'est la biche fécondable qui fait bander le cerf".
Bref, de faire le "papillon".
Les pages concernant la restauration d'un mas, avec les relations avec les artisans locaux, ont peu à voir avec le thème central mais peuvent faire sourire, jaune, les amateurs de vieilles pierres rurales (lire sur ce thème "Vous plaisantez Mr Tanner".
13:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
26/05/2013
Mamans, c'est votre fête !
Le livre qui t'explique enfin tout sur les parents
(Pourquoi ils te font manger des légumes et tout le reste)
Françoize Boucher
Editions Nathan
Le livre parfait pour lire en famille en ce jour de la Fête des Mères.
Probablement seuls les grands-parents peuvent profiter de leur position pour se permettre de l'offrir à leurs enfants et petits-enfants.
Assurément d'autant plus amusant qu'il traite de situations que la plupart d'entre nous ont traversées, comme enfants puis comme parents, dans la vie quotidienne.
Il y a une soixantaine d'années ma mère m'affirmait déjà que tout ce qu'elle me faisait subir était "pour mon bien", pour que je sois "bien élevé".
L'amour maternel est un excellent alibi pour nous obliger à manger des épinards, faire nos devoirs, et ranger notre chambre.
Octogénaire ma mère déclarait encore avec fierté : "je n'ai jamais fait de compliments de mes enfants". Aujourd'hui, nonagénaire, elle est plus modérée.
Les parents, et surtout les mamans, ont une mentalité très particulière et ce livre le démontre, en leur donnant raison.
08:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fête des mères
25/05/2013
le roman policier de G. Moustaki
Georges Moustaki
Petite rue des bouchers
Livre de poche n°15366
Tout le monde connait les grands succès de Georges Moustaki. Ses romans sont moins connus. Il a même écrit, il y a dix ans, un roman policier qui s’inspire de ses années bruxelloises, bien avant l’immense succès du « métèque ».
L’enquête policière est accessoire, mais constitue un excellent prétexte pour parler de la « petite rue de bouchers », avant qu’elle ne soit l’actuel passage obligé de « hordes de touristes ».
Est-ce pour « nettoyer la place » de ce « quartier interlope », spéculation foncière à la clé, que s’enchaînent disparitions et morts suspectes, menaces et apparition des mafias italienne et yougoslave ?
C’était un temps où il était possible de rencontrer, au fond d’un estaminet, un chanteur idéaliste, à grandes dents, prénommé Jacques et surnommé « l’abbé », parlant toujours de lui à la troisième personne ». « On ne peut pas ne pas l’aimer ».
« Ca bouge dans les bouges, comme dit Jacques dans sa chanson ».
Rien à voir avec « le haut de la ville » et la très cossue avenue Louise.
Il y a même un protagoniste qui habite « en plein cœur de Woluwe » !
« Bruxelles est une ville au féminin et au pluriel. C’est une mère, une sœur, une amante, une houri, une prostituée, une jeune fille. Elle se donne facilement et personne ne la possède. » « Sa situation géographique en fait le centre névralgique de tous les trafics. »
13:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moustaki, littérature
22/05/2013
les funérailles de Staline
La mort de Staline (2)
Les funérailles
Scénario : Fabien Naury, Dessin : Thierry Robin
Couleur :Lorien Aureyre
Editions Dargaud
Khrouchtchev, qui n'a pas, encore, pu devenir Secrétaire général du parti, reçoit comme "lot de consolation", la responsabilité de l'organisation des funérailles.
Les choses se passent mal. Le peuple veut rendre un hommage à Staline. Mais la nomenklatura au pouvoir craint les attroupements qui pourraient devenir hostiles. L'armée tire sur la foule qui chante "l'Internationale".
Chaque clan du pouvoir prépare des listes d'épuration.
Le maréchal Joukov, héros des batailles de Stalingrad et Berlin, réclame, au nom de l'armée, la destitution du fils de Staline, général incompétent et alcoolique. "Comment peut-on vivre quand on est le fils de Dieu ?".
L'album se termine par la chute de Béria, qui se croyait protégé par les fiches qu'il possédait sur tout le monde. Mais c'est peut-être à cause d'elles que les autres membres de la direction ont organisé son arrestation.
"Est-ce qu'ils croient vraiment que moi, Béria, j'ai été assez puissant pour liquider sans procès des centaines de milliers de gens ?"
Béria sert de fusible. La remise en cause de Staline viendra plus tard.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
18/05/2013
dernier volet du quatuor algérien
L'automne des chimères
Yasmina Khadra
Folio policier n°510
Le commissaire Llob a 58 ans, il est poussé vers la retraite, en raison de sa "grande gueule".
"La retraite est une nouvelle vie qui démarre, un retour d'âge époustouflant. Les étalons de race meurent d'orgasme."
"Je suis un peu comme le melon. Je prends du ventre au détriment du pédoncule".
Pour ce dernier volet du "quatuor algérien", Yasmina Khadra ne se donne pas la peine d'inventer une intrigue policière. Le commissaire se déplace entre attentats et meurtres perpétrés par les islamistes. Sa haine pour ceux-ci dépasse celle qu'il éprouve pour les nantis du pouvoir. Il soupçonne la caste prédatrice au pouvoir d'instrumentaliser les terroristes pour assoir son pouvoir.
"D'un côté le territoire des magouilleurs, des lèche-bottes et des maquignons, de l'autre, celui des illuminés."
"A quoi sert la guerre aux intégristes si elle ne suscite pas la guerre aux intègres ?"
"Pour unique gloire, le culot d'avoir eu du talent à l'heure où le mérite revenait exclusivement à ceux qui en étaient totalement dépourvus" ; "Compétence, mère de tracasseries".
"Le pouvoir réside dans le degré de menace qu'il exerce"
Lorsque vous êtes hiérarchiquement subordonné, vous êtes censé l'être de galons et d'esprit. Vos talents se doivent de ne pas péter plus haut que vos talons."
"Vous êtes amenés à accrocher votre dignité aux vestiaires et à dérouler votre fierté à hauteur des paillassons"
"Yasmina Khadra, c'est pour rendre hommage au courage de la femme. Parce que, s'il y a bien une personne à les avoir en bronze, dans notre pays, c'est bien elle."
"Comment veux-tu que j'arrête de jacter, si tu te tais tout le temps ?"
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature


