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07/09/2007

3 amis

3 amis

 

 

De Michel Boujenah

 

 

Avec Mathilde Seigner, Pascal Elbé, Kad Merad et Philippe Noiret

 

 

Trois amis d'enfance, avec des problèmes dans leurs vies. Ils craquent,  chacun leur tour,  et les deux autres arrivent en renfort avec tant de bonne volonté maladroite que le résultat est à l'opposé de l'effet espéré.

 

Les acteurs sont sympathiques, il y a des moments agréables, quelques gags, le film se laisse regarder sans déplaisir, mais à aucun moment je n'ai senti la "mayonnaise" en train de prendre.

 

Le moment,  involontairement,  le plus émouvant est l'apparition de Philippe Noiret, décédé depuis, manifestement shooté à la cortisone, à peine reconnaissable, sauf la voix, magique.

 

 

08:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2)

31/08/2007

Tel père, telle fille

Tel père, telle fille

 

 

De Olivier de Plas

 

 

Avec Vincent Elbaz, Elodie Bouchez, Léa Drucker, Frédérique Bel

 

 

Il paraît que beaucoup de jeunes hommes d'aujourd'hui ont du mal à sortir de l'adolescence.

 

A moins que le phénomène ne soit pas si nouveau, puisque Brel chantait : "il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes...".

 

N'ayant pas connu cette vie là (au boulot à 19 ans !), je suppose qu'il est plus facile de glander en se rêvant une vie d'artiste, entre incrustes chez les copains/copines et petits joints, plutôt que d'être obligé de se lever pour aller bosser.

 

 

 

L'histoire du film est donc celle d'un adolescent attardé qui se découvre soudainement père d'une véritable adolescente à problèmes, qui lui sert de miroir, et se faisant l'aide à prendre conscience de la situation.

 

"Happy end" assurée !

 

 

Depuis "la vie rêvée des anges",  j'ai un faible pour la petite Elodie Bouchez, je n'ai rien contre Vincent Elbaz, mais son jeu ne varie pas beaucoup tout le long du film, alors que la situation évolue, et Frédérique Bel prouve qu'elle vaut mieux  que  "la minute blonde" de Canal +.

 

 

Un film pour les trentenaires, même s'ils n'ont pas encore d'adolescents à la maison.

 

09:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier

 

 

De Jean Becker

 

 

Avec Jean-Pierre Daroussin et Daniel Auteuil

 

 

Les films de Jean Becker sont toujours dans la même veine : bucolique et nostalgique.

 

Celui-ci est dans la même ligne : si vous avez aimé "les enfants du marais", vous aimerez cette histoire de deux amis d'enfance qui se retrouvent à la fin de la cinquantaine (pas besoin de commentaires, je sais que j'ai quelques raisons de me sentir concerné !) : l'un bourgeois, bohème (Daniel Auteuil), fils du pharmacien ayant renoncé à reprendre l'officine familiale pour faire les "Beaux Arts". Il vend assez bien ses toiles pour avoir un atelier à Paris et s'installer dans la maison familiale. Il est en crise, entre sa femme,  qui veut divorcer,  et sa maitresse qui a 20 ans de moins que lui, et qui regarde un peu ailleurs,  sans parler de sa fille qui veut se marier avec un agent immobilier qui a 20 ans de plus qu'elle... Mais très rapidement il devient évident que Daniel Auteuil n'est qu'un faire valoir pour l'extraordinaire, l'époustouflant Jean-Pierre Daroussin qui joue le rôle du "prolo", tout juste retraité de la SNCF (et oui, si j'y étais resté, je serais aujourd'hui retraité...mais je ne regrette rien !) passionné par le jardinage, marié avec une immigrée qu'il aime et qu'il respecte infiniment.

 

Cette amitié entre deux hommes n'a rien de macho,  "entre mecs",  et l'humour y est tout en finesse et allusions. On rit souvent dans la salle. D'un rire intelligent.

 

Je ne vous raconte pas la fin. Elle est à l'image de toute l'histoire : un beau morceau d'humanité.

 

Un film pour ceux qui aiment la tendresse.

 

09:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2)

22/07/2007

Persépolis

Persépolis

 

 

De Marjane Satrapi

 

 

Que je vous dise d'entrée : c'est un des meilleurs films que j'ai vu ces derniers mois et si vous avez l'occasion d'aller le voir, ne la manquez pas.

 

Pourtant ce n'est pas évident,  ce dessin animé quasiment toujours en noir et blanc, sans effets spéciaux.

 

Ce n'est pas un dessin animé, "pour adultes", genre "Tarzoon", mais pas pour les enfants non plus, cette histoire d'une petite fille devenue adolescente, puis jeune femme, en Iran, sous la dictature du Shah, vivant avec sa famille les espoirs nés de la chute de celui-ci, puis sous la dictature islamiste, en passant par la guerre Iran/ Irak (un million de morts), et l'exil en Europe ("la liberté a un prix"), avec la découverte du racisme et de l'indifférence.

 

 

C'est drôle (impossible de ne pas rire à certains moments), c'est émouvant (difficile de ne pas pleurer à d'autres), jamais ennuyeux malgré l'austérité des dessins, mais avec les voix de Catherine Deneuve, de sa fille Chiara Mastroianni, et surtout la voix de Danielle Darrieux pour la grand-mère qui montre en chaque occasion le chemin de la dignité.

 

 

Ce film étant tiré d'une Bande Dessinée, je vais illico la commander à mon libraire préféré, probablement en offrir quelques exemplaires,  en attendant le DVD.

 

 

Encore un film qu'il faudrait passer à l'AREA, pour les lycéens, et pour les autres,  en organisant des débats avec des professeurs d'Histoire.

 

09:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (6)

15/07/2007

Raison d'Etat

Raison d'Etat

 

 

(The good shepherd)

 

De Robert De Niro

 

Avec Robert De Niro, Matt Damon, Angelina Jolie

 

 

J'avais parlé de ce film,  avant sa sortie en France, il y a quelques semaines déjà, quand je l'ai vu sous le titre "the good shepherd" (le bon berger) :

 

 

Amis de la vérité, bonjour !

 

Un monde de manipulations, de mensonges, d'"intox", de trahisons, ce n'est pas Aire-sur-la-Lys mais le monde du contre espionnage, et plus précisément de l'OSS (organisation connue en France par son agent 117 - à ne pas confondre avec SAS),  devenue la CIA.

 

Le film se passe pendant et après la guerre. Matt Damon joue, très bien, le rôle du brillant étudiant de Yale (un peu comme notre ENA) qui consacre sa vie à son métier d'agent de "renseignements", délaissant sa famille. Angelina Jolie est moins convaincante en épouse délaissée... Robert De Niro en chef de la CIA nous montre qu'il s'agit d'une sorte de mafia.

 

Un peu désespérant sur la nature humaine (mais non, tout le monde n'est pas comme ça !), un film qui, une fois de plus, prouve que les cinéastes américains n'hésitent pas à critiquer leur système et ses échecs.

 

Mais ce serait une curieuse idée de l'Histoire de croire que l'échec du débarquement de la Baie des cochons qui visait à renverser Castro n'est dû qu'à une fuite au sein de la CIA...

 

09:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (35)