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17/03/2008

Hausse des prix de l'énergie

Statistiques énergétiques: pour une redéfinition cohérente

 

 

Alors que les citoyens européens subissent de plein fouet des hausses de prix énergétiques, il devient important que les Etats membres établissent un cadre légal commun pour la production, la transmission, l'évaluation et la dissémination de statistiques énergétiques au sein même de l'Union européenne.

 

 

Les socialistes européens,  ont donné leur aval à un texte qui ne vise pas à modifier intrinsèquement le travail statistique effectué aujourd'hui, mais à lui garantir un cadre légal pour que des données fiables, complètes et comparables puissent être disponibles dans des délais brefs afin de développer des politiques énergétiques européennes ambitieuses pour l'avenir.

 

 

Le texte a le grand mérite de rendre obligatoire la participation des Etats membres à la collecte des données nécessaires. C'est la condition sine qua non pour permettre aux Institutions de l'UE d'être à la hauteur de l'ambition affichée: construire progressivement une politique énergétique européenne et parler d'une seule voix sur la scène internationale.

 

Il est important d'élaborer enfin une base juridique pour la collecte et la dissémination de statistiques alors que l'Europe se dote progressivement d'instruments pour limiter les changements climatiques liés aux émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Il est tout aussi pressant de les mettre en cohérence avec les enjeux auxquels nous faisons face, comme les économies d'énergie, ou encore la redéfinition de nos mélanges énergétiques (moins d'énergies carbonées, plus de renouvelables).

 

 

Que ces statistiques puissent être toujours plus utiles aux citoyens européens, mais aussi à celles et ceux qui les gouvernent.

 

 

- pour les citoyens d'abord: des statistiques plus transparentes ont été défendues, et obtenues, couvrant des éléments les touchant au plus près: habitat, transports, mais aussi nucléaire...

 

 

- pour les gouvernants ensuite: il est acquis que les statistiques les plus à jour possibles seront disponibles pour les habituels "Conseils énergie" se tenant tous les printemps. Ainsi les socialistes français verront dans quelle mesure les objectifs sont tenus en la matière.

 

08:05 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2008

Avant le Conseil européen

LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE, BARROSO "S'EST ENFONCÉ LA TÊTE DANS LE SABLE", DISENT LES SOCIALISTES EUROPEENS

 

Avant le Conseil européen de printemps, le Groupe socialiste au Parlement européen lance un appel solennel aux chefs d'Etat et de Gouvernement des Vingt-Sept afin qu'ils agissent dans cinq domaines prioritaires délaissés par la Commission européenne.

 

 

Alors que 78 millions d'Européens sont menacés de pauvreté et que l'Union est confrontée aux défis du chômage, de l'exclusion sociale du changement climatique et de l'instabilité financière, le président de la Commission européenne continue d'ignorer les appels du Parlement européen.

 

L'Assemblée européenne s'est prononcée à de très larges majorités en novembre de l'année dernière puis en février de cette année en faveur de changements dans la stratégie.

 

 

Toutefois, en dépit des souhaits émis par une institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct, Jose Manuel Barroso n'est pas parvenu à donner une réponse appropriée.

 

 

Le Groupe socialiste juge "l'inaction de M. Barroso inacceptable et estime qu'il est temps que le Conseil européen prenne ses responsabilités".

 

 

Les citoyens d'Europe veulent un agenda social et environnemental plus ambitieux afin de permettre le progrès social et de lutter contre le changement climatique. Ils veulent que l'on agisse contre l'exploitation, l'injustice, l'insécurité et l'exclusion sur notre marché du travail fragmenté en Europe.

 

 

Les socialistes européens appellent le Conseil européen à prendre des mesures décisives afin de :

 

- renforcer l'intégration sociale et la protection sociale dans le but de permettre à tous de participer à la production de la prospérité et d'en partager les fruits,

 

- mettre en place des normes sociales minimales contraignantes

 

- porter une attention accrue au rôle économique et social des services publics

 

- d'accroître la coordination d'investissements publics et privés dans la recherche, les nouvelles technologies, les énergies renouvelables, l'éducation et les services sociaux

 

-permettre plus de transparence sur les marchés financiers.

 

 

Le Président de la Commission s'est "enfoncé la tête dans le sable".

 

 

Il revient au Conseil européen de montrer à nos citoyens que l'Union européenne se préoccupe de leurs problèmes, y compris des problèmes de l'économie réelle et des incertitudes dans leurs vies quotidiennes.

 

 

 

 

 

07:52 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2008

Journée des femmes

7000 FEMMES SONT MUTILÈES CHAQUE JOUR DANS LE MONDE

Pas moins de 155 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations sexuelles, 500 000 de ces femmes vivent en Europe et chaque jour, 7000 femmes sont victimes de ce genre de mutilations. Aucune culture n'a le droit de mutiler ces femmes et ces jeunes filles. Les gouvernements de l'Union Européenne doivent faire preuve de plus de fermeté et d'engagement  pour éradiquer ces pratiques en Europe mais aussi dans le reste du monde.

 

Les violences faites aux femmes et aux enfants, mutilations, violences conjugales, traite des femmes, harcèlement... doivent être débattues dans le cadre d'une "Année européenne contre la violence". Ces mutilations sont un crime contre l'humanité, contre les droits de la femme. L'Union européenne a accepté de financer des projets pour lutter dans les pays tiers contre les mutilations sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Il faut souligner le rôle décisif des femmes comme intermédiaires pour promouvoir la paix et le dialogue entre les cultures.

08:05 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (2)

20/02/2008

Améliorer la qualité de la vie

Développement urbain: identifier d'abord les facteurs annonciateurs du déclin de certains quartiers

 

 

 

 

Les socialistes européens exigent que plus d'attention soit consacrée aux dimensions territoriale et urbaine des politiques européennes, notamment par le biais de plans de développement intégrés et une meilleure coopération entre régions urbaines et périphériques.

 

 

Les éléments les plus importants du rapport sont les suivants:

 

 

•         Nécessité de créer des indicateurs concrets et mesurables des objectifs à atteindre lors de l'élaboration du  programme d'action, permettant ainsi d'évaluer objectivement le développement territorial de l'UE.

 

 

•         Nécessité de l'élaboration d'un cadre européen cohérent pour les études d'impact territorial

 

 

•         Nécessité d'une réelle interconnexion des transports, de l'amélioration des infrastructures pour les cyclistes et les piétons et de création de réseaux de transport intégrés.

 

 

•         Rôle important des villes dans la réalisation des objectifs communautaires en matière de protection climatique: nécessité d'investissement dans les technologies soucieuses de l'environnement

 

 

•         Nécessité d'une meilleure intégration des quartiers défavorisés afin de mettre en place une réelle politique d'intégration sociale pour prévenir les exclusions sociales

 

 •         Nécessité d'accorder une attention particulière au logement décent et abordable et à la qualité de l'espace public

 

 

 

 

Il est avant tout primordial de rendre les zones rurales plus attractives et surtout plus compétitives afin de remédier aux problèmes que pose l'exode rural.

 

 

 

 

08:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2008

Démographie : à propos du vieillissement de la population

Le vieillissement de la population n'est pas une prévision irréversible!

 

 

La population européenne est vieillissante et le taux de natalité moyen en Europe est de 1,5 enfant. Sauf à agir dès aujourd'hui, la moyenne d'âge pourrait passer de 39 ans en 2004 à 49 ans d'ici 2050. 

 

 

Certes, ces projections constituent de sérieuses alertes, mais elles ne sont pas des prévisions irréversibles. Il convient dès lors d'apporter des réponses qui permettent demain, de maintenir la compétitivité, une économie durable, la cohésion sociale, la solidarité entre générations et le modèle social européen.

 

 

Les problèmes que cette tendance démographique peut entraîner, sont une diminution du nombre de personnes en âge de travailler et une augmentation de la demande de soins liés à l'âge. Cela représente un défi pour les finances publiques et le dynamisme général de l'Union européenne. Mais il reste des marges d’action, notamment par l'objectif de plein emploi. Nous pouvons aussi favoriser un meilleur taux de natalité comme nous l'avons fait en France.

 

En effet, la baisse du taux de natalité jusqu'à 1,2 enfant dans certains Etats membres est un vrai problème mais se pose en préalable la maîtrise par les femmes de leur fécondité et leur participation accrue à la vie active,  résultat de leur émancipation qui doit être considérée comme des acquis irréversibles pour l'humanité. Il est essentiel d'agir rapidement pour améliorer les politiques en faveur de la petite enfance et la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale.

 

 

L'idée dominante des libéraux est de prolonger la durée de la vie active. Le chômage des jeunes et des plus de 50 ans limite la vie active à 25 ou 30 ans. Que l'on garantisse d'abord que  tout le monde ait ses 40 ans de vie active !

 

Si on veut être l'économie la plus compétitive au monde, il faut une vraie politique de gestion de la ressource humaine avec de la formation, des reconversions qualifiées, des plans de carrières valorisés, l’organisation d’itinéraires professionnels sécurisés tout au long du cycle de vie active.

 

Actuellement, le taux d’emploi des actifs âgés est faible parce que les entreprises préfèrent des jeunes et ne forment pas suffisamment leurs salariés. C’est un mauvais calcul : il faut que les entreprises anticipent leurs besoins de compétences et intègrent la formation dans leurs dépenses d'investissements. Elles vont de toute façon très vite s'apercevoir qu'il y a une pénurie de main-d'œuvre, qui ne pourra pas être uniquement résolue par de l'immigration choisie.

 

L'immigration doit être considérée comme un élément positif de la composition de la population européenne. Le solde positif net de 2 millions d'immigrés en 2004-2005 contribuant à ralentir la baisse de la population en âge de travailler devra être au minimum maintenu si l'Union ne veut pas voir sa population en âge de travailler diminuer fortement dès 2017.

 

 

On ne peut pas avoir une approche purement économique et quantitative  de l'immigration dite choisie. En fait, c'est une immigration jetable! Nous devons aux immigrés la légalité, la dignité et la possibilité de s'intégrer et de rester en Europe.

08:45 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (1)