28/10/2013
Allo quoi !
CONSEIL EUROPÉEN ET TÉLÉCOMS: NON MAIS ALLO QUOI!
Le Parlement européen a voté un rapport dressant le bilan du paquet Telecom, quatre années après son adoption.
Il aurait été souhaité que le résultat de ce paquet de directives, une régulation équilibrée profite aux entreprises, aux salariés et aux consommateurs. Le secteur des télécommunications est en effet appelé à contribuer largement à la relance de notre économie et à la sauvegarde des emplois en Europe.
Quatre ans après son adoption, il était nécessaire de mesurer sa mise en oeuvre - la date butoir pour la transposition avait été fixée à mai 2011, mais une minorité d'Etats-Membres seulement a respecté ce délai - et de faire un point sur ce qui a bien ou moins bien fonctionné dans la régulation.
Si le mécanisme de "co-régulation" a permis d'améliorer la cohérence réglementaire intra-européenne, nous n'en sommes pas au stade du "marché unique": il n'y a pas d'opérateur "pan-européen" ou de service identifié comme tel .
Par ailleurs, différents sujets méritent un approfondissement: utilisation des fréquences radioélectriques, neutralité du net, service universel. Certains se retrouvent dans la nouvelle proposition de la Commission Européenne -sous des formes plus ou moins satisfaisantes- mais l'inclusion de l'Internet haut débit dans le service universel fait malheureusement toujours défaut.
Dommage que la proposition de la Commission Européenne ne soit pas le reflet d'une vaste consultation réalisée auprès de l'ensemble du secteur et qu'elle fournisse les outils pour répondre au manque d'investissements en la matière. Il y a un ensemble de propositions les unes à côté des autres mais dont la cohérence et la stratégie d'ensemble font défaut.
L'attention portée au numérique dans le Conseil européen d'octobre, censé se concentrer sur cette question, se réduit comme peau de chagrin.
08:09 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe
22/10/2013
Pour une législation européenne sur les produits financiers
Les atermoiements des conservateurs européens retardent l'adoption d'une législation favorable à la protection des petits investisseurs et à une plus grande transparence des produits financiers
Report des négociations sur le nouveau règlement relatif aux informations clés à fournir aux investisseurs concernant les produits financiers.
Le projet de règlement concernant les informations clés pour les investisseurs est l'un des textes législatifs importants pour assurer une information et une protection efficace des petits investisseurs face aux produits financiers parfois complexes auxquels sont associés des profils de risque variés.
L'équipe de négociations du Parlement européen a réalisé un travail important pour assurer notamment une harmonisation des informations fournies aux consommateurs, procéder à une vérification des caractéristiques du produit en fonction du type d'investisseur et enfin d'accroître les compétences des autorités de supervision européennes et nationales pour suspendre ou interdire les produits financiers toxiques.
Malgré le travail accompli, une partie des conservateurs a bloqué hier soir à Strasbourg en Commission des affaires économiques et monétaires, l'ouverture des négociations avec le Conseil pour l'adoption finale de ce texte.
Il est désormais fondamental que chacun prenne ses responsabilités pour que la législation relative aux produits d'information clefs à l'intention des petits investisseurs débouche sur un cadre réglementaire exigeant et protecteur des intérêts des consommateurs avant la fin de cette mandature.
15:21 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
08/10/2013
la fumée des "vapoteurs" ne doit pas cacher les dangers du tabac
15:34 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, tabac
07/10/2013
Lampedusa : en attendant la prochaine fois...
Lampedusa : aller au delà de la compassion
Ils étaient 500. Combien sont arrivés au port ? Combien sont morts noyés ? Combien meurent noyés chaque semaine, chaque mois, chaque année, moins visibles parce que moins nombreux à périr ensemble, mais au destin tout autant tragique.
Notre conscience est interpellée. Pas celle de chacun d'entre nous. Mon attention a été attirée par les réactions, sur internet, des lecteurs du "Corriere de la serra". La tonalité générale était digne des Le Pen : "ils n'ont qu'à rester chez eux, nous ne voulons pas d'eux chez nous". Repli xénophobe aggravé en période de crise. La dernière élection de Brignoles le montre bien.
Tout cela va de pair, bien entendu, avec une nouvelle mise en cause de l'Union européenne.
Tout le monde semble découvrir que les frontières maritimes du sud de l'Union européenne sont les frontières de tous, et que la solidarité européenne doit jouer, car les effets se font sentir dans toute l'Europe.
Sauf que le budget européen pour la politique de l'immigration a été diminué, en particulier le budget de "Frontex" qui organise les patrouilles maritimes au large des côtes européennes.
Des instruments communs existent, il faut leur donner les moyens d'être efficaces.
Resserrer la surveillance, au départ, en route et à l'arrivée ne réglera pas le problème de fond. Depuis la préhistoire les hommes ont migré à la recherche d'une vie meilleure. Ils migrent massivement au sein du continent africain avant, pour les plus courageux, de tenter l'aventure de l'exil vers l'Europe.
Le problème de base est donc l'amélioration des conditions de vie dans les pays de départ.
Quoiqu'en dise l'extrême droite, l'Europe a eu, a, et aura besoin de l'apport des migrants dans les pays vieillissant. Il faut pour cela organiser des canaux plus fluides de migration légale.
18:39 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lampedusa, europe
24/09/2013
Angela, pour et par les Allemands
Les Grecs n'ont pas voté dimanche
Ni les Grecs, ni aucun autre Européen, seulement les Allemands, et ils sont contents d'Angela.
Pendant toute la crise, la chancelière n'a pas été guidée par une vision de l'Europe, mais tout simplement par son échéance électorale. Elle a fait ce que son électorat attendait d'elle, et celui-ci l'a remercié en se mobilisant massivement en sa faveur.
En France nous avons eu trois cohabitations, mais il est peu probable de voir dans le même gouvernement des responsables du grand parti de Droite avec des responsables du grand parti de Gauche. En Allemagne, les coalitions sont la règle habituelle, mais ce qui vient d'arriver aux Libéraux, le fort recul subi par le SPD après sa dernière coalition avec la Droite donne à réfléchir, au delà du désir légitime d'exercer des responsabilités gouvernementales.
Au moment de voter, ceux qui sont contents votent pour le parti au pouvoir, et ceux qui ne le sont pas votent pour l'opposition. Les partenaires minoritaires dans une coalition, ceux qui apportent une nuance, en font les frais. Les Libéraux viennent d'en faire les frais. Il est normal que les sociaux-démocrates hésitent avant d'accepter une telle coalition.
17:01 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne