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08/12/2015

vote républicain

Je suis soulagé de ne plus être électeur dans le Pas-de-Calais.

J'ai voté, et appelé  à voter,  Chirac, sans plaisir, mais parce que je faisais la différence entre Chirac et Le Pen.

Sarkozy affirme ne pas faire de différence entre les socialistes et le Front National.

Moi, je vois beaucoup de convergences entre beaucoup de propos de Sarkozy, alors même qu'il était encore président de la République, et certains de ses affidés, et particulier Estrosi,  et ceux du FN.

Sarkozy porte la lourde responsabilité d'avoir banalisé, justifié, les idées xénophobes de l'extrême droite.

Je comprends ma copine Marie-Arlette Carlotti, de Marseille, avec qui j'ai longtemps travaillé au Parlement européen, qui affirme que si Estrosi veut des voix de gauche au deuxième tour, il doit changer de discours, et ne plus faire de surenchères sur sa concurrente.

Je comprends la frustration de tous les électeurs de gauche qui se vont plus être représentés dans les conseils régionaux dans lesquels il n'y aura plus d'opposition de gauche pendant cinq ans. Personne pour faire des propositions progressistes et s'opposer aux politiques de droite.

Je fais la différence entre l'extrême-droite et la droite républicaine, quand elle est républicaine, quand elle défend les valeurs de la République, quand elle est humaniste et non xénophobe.

Amis du Pas-de-Calais : bon courage pour dimanche...et pour la suite.

 

07/12/2015

Terrorisme et démagogie

La dernière fusillade de San Bernadino, comme les massacres de Paris, ont permis à Donald Trump de faire un nouveau bond dans les sondages.

Les mesures qu'ils proposent sont démagogiques et impossibles à mettre en oeuvre : expulsion de tous les réfugiés vers leur pays d'origine et punition des familles de terroristes.

Un des principes de base des droits de la personne est la responsabilité individuelle et non collective.

Malgré ces énormités, de plus en plus d'Américains se disent disposés à voter pour lui.

Les Français sont-ils capables de réponses plus rationnelles ?

 

06/12/2015

Aux urnes, citoyens !

Les terroristes ne veulent pas entendre parler de ce système qui nous permet de choisir les gens qui vont prendre des décisions qui influent directement sur notre vie. Que ce soit au niveau municipal, national...ou régional.

Quelle réponse apporter ? Comment résister ? La meilleure façon n'est-elle pas d'aller voter ?

Malgré toutes ses imperfections, ce système nous y tenons car nous refusons les dictatures. 

08:02 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vote

20/10/2015

Le jour où François Hollande est devenu Président

Le stage est fini

Françoise Fressoz

éditions Albin Michel

 

Selon la journaliste Françoise Fressoz, François Hollande est devenu véritablement Président en  janvier, à l'occasion des assassinats des journalistes de Charlie Hebdo. "Il a les mots justes, les gestes qu'il faut".

"Ce n'est pas François Hollande qui a inventé les déficits, le chômage de masse, la désindustrialisation, l'accumulation de dépenses et d'impôts."

"Entre 2007 et 2012, la dette publique a augmenté de 600 milliards d'euros. Elle pèse désormais près de 90% de la richesse nationale . Le remboursement de ses intérêts coûte chaque année l'équivalent des budgets de la défense et de la justice réunis." Voilà l'héritage sarkozyste." "0% de croissance, 10% de chômage, 90% de dette publique, détenue aux deux tiers par des capitaux étrangers, 65 milliards d'euros de déficit de la balance commerciale. Merci Sarkozy."

Mais, "un invraisemblable excès d'optimisme lui fait rater l'opération vérité des comptes." "Le refus de la dramatisation est le péché originel du quinquennat." 

L'impasse du début du quinquennat : il y a une grave crise de l'offre et il faut réduire les charges sociales : "ils devront massivement aider les entreprises et clament qu'ils vont les taxer."

"Il était impossible de mener de front la lutte contre les déficits et la restauration de la compétitivité."

"Hollande choisit de traiter en priorité la question des déficits et s'embourbe rapidement dans les hausses d'impôts."

"Valls est un accoucheur de décisions. Il aide Hollande à être un homme d'action."

"L'impuissance du politique qui résiste à l'alternance gauche/droite n'en finit pas de faire le lit du Front National."

Les qualités de François Hollande : "l'instinct de survie, le sens des situations et la lucidité."

"La gauche a toujours été faite de deux courants : l'un attaché "à son pouvoir tribunicien", et l'autre "à l'art du compromis." "Lorsque l'un entre ouvertement en guerre contre l'autre, on peut estimer que le camp, dans son ensemble, entre dans une zone de grand danger." "La gauche n'a pas su se mettre au clair avec la mondialisation, ni résoudre la question de l'appartenance à l'Europe, devenue le bouc émissaire facile des impasses nationales."

 

 

18:34 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

06/10/2015

Dialogue social

Les images de la fin de la réunion du comité d'entreprise d'Air France font le tour des médias du monde entier.

Elles sont l'illustration de l'extrême difficulté du dialogue social dans notre pays.

Notre patronat répugne à négocier. D'autant plus que les syndicats sont faibles et divisés.

Il y a quelques années, j'avais fait une étude sur le taux de syndicalisation dans les pays de l'Union européenne (avant élargissement) . Le résultat était très clair : plus il y a de syndicats, moins il y a de syndiqués. Et la France bat des records, en nombre de syndicats, et en faible nombre de syndiqués.

Comme la négociation, devant débouché sur un compromis,  entre partenaires sociaux, est difficile sinon impossible, les protagonistes se tourne vers l'Etat. spécificité française.

Tout le monde se souvient des reproches fait à Lionel Jospin, alors Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, osant déclarer : "l'Etat ne peut pas tout !".

Je me souviens d'une conversation avec le Premier ministre suédois, social-démocrate, cherchant à comprendre la loi sur les 35 heures, et m'expliquant que dans son pays, où le temps de travail moyen est inférieur au notre, les partenaires sociaux, avec un syndicat unique très puissant, n'auraient jamais accepté que l'Etat légifère. Je lui ai expliqué que chez nous le patronat au niveau national renvoie à des négociations par branches, et au niveau des branches renvoie au niveau national, bien décidé à ne rien accepté.

L'angoisse et la colère des salariés d'Air France est compréhensible. Leur violence est répréhensible, autant mais pas plus que celle des agriculteurs, ou des "bonnets rouges". Comme l'expliquait sur Arte le sociologue Jean-François Amadieu, la vérité, regrettable, en France, est que seules les actions violentes sont entendues.

20:47 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : air france