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24/07/2007

Dictionnaire égoïste de la littérature française (citations)

Citations de l'auteur

 Sur la vie

"L'explication "je n'étais pas né" pour justifier l'ignorance est une explication de barbare"

"Les musés remplacent les visites au cimetière"

"La perfection est la première marche vers la mort"

"La théorie du complot flatte l'idée des hommes que les puissances s'intéressent à eux"

"La politique est l'art de se persuader qu'on rationalise les fantasmes"

"L'inconvénient de ceux qui ont reçu  une illumination est qu'ils en sortent illuminés"

"Les convertis forment avec les repentis l'espèce la plus dangereuse : ils mettent tout leur zèle à montrer la fermeté de leur nouvelle conviction"

"Le cynisme est un aussi grand piège que l'idéalisme. Les deux sont des paresses. Ils refusent de voir la variété de la vie"

"Il suffit, pour faire tomber la fourberie, de la montrer. Ce n'est pas poli, mais c'est le seul moyen"

"Installez un obstacle devant vous, vous sauterez plus haut"

"Qu'est-ce qui compte le plus, que les hommes soient brillants ou heureux ?"

"Les sociétés protestantes, où il est érigé en principe moral de se mêler de ce qui ne vous regarde pas"

09:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5)

20/07/2007

RG Riyad sur Seine

R.G.

 

Riyad sur Seine

 

 

Pierre Dragon et Frederik Peeters

 

 

Editions Gallimard

 

Collection "Bayou"

 

 

 

Pierre Dragon, policier des Renseignements Généraux a raconté au dessinateur suisse Frederik Peeters de vraies aventures policières, des faits réels, à partir desquels ils ont fait une œuvre d'imagination qui raconte la vie  de policiers qui traquent des trafiquants. Ils sont plus souvent en "planques",  qui durent des heures,  que dans l'action.

 

Leur vie de couple est difficile mais les auteurs ne font pas la morale.

 

Les rivalités entre services ne sont pas oubliées.

 

Les dessins sont sobres, parfois un peu sombres.

 

Au total une bonne BD qui ne révolutionne ni la littérature, ni l'art graphique mais très agréable à lire.

 

09:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (14)

19/07/2007

Une élection imperdable

Une élection "imperdable"

 

 

Claude Bartolone

 

 

Editions "l'archipel"

 

 

 

Claude Bartolone, premier lieutenant de Laurent Fabius,  est connu pour ses "petites phrases" et ses formules accrocheuses souvent reprises par la presse.

 

C'est probablement pour cela que, le temps d'une campagne électorale,  il a été le responsable des relations de la candidate avec la presse. Il a donc vu la campagne d'assez près, surtout sous cet angle.

 

 

Son livre, constitué d'un long entretien avec le journaliste de France 2 Gérard Leclerc,  est un cri de colère, de frustration face à ce qu'il considère comme un gâchis.

 

 

IL rappelle que "au lendemain de la désignation, des sondages créditaient notre candidate de 54%, voire 57%.

 

"Si Ségolène était une grande prêtresse, le culte était mal organisé".

 

"Tout remontait à Ségolène. C'est elle qui décidait, qui tranchait, qui imposait. Se voulant réactive, elle ne donnait pas de réponse, pour se préserver la possibilité de décider à la dernière minute".

 

Et dans les relations avec les journalistes, les résultats ont été catastrophiques.

 

 

"François Mitterrand, lui aussi, était traité d'incompétent. Mais il avait su se construire un rempart d'experts." "Ségolène Royal tenait à distance tous ceux qui auraient pu lui apporter une crédibilité politique".

 

"Une campagne électorale, c'est aussi une bonne gestion des ressources humaines. Si l'on est pas magnanime par caractère, au moins peut-on tenter de l'être par intérêt".

 

"François Hollande nous sommait régulièrement "d'y aller" ! Mais où ? Quand ? Comment ?"

 

"On ne gagne pas contre sa famille politique ; on gagne si l'on sait la rassembler", et "le parti socialiste a perdu ce bonheur d'être ensemble et ce plaisir de se retrouver après les querelles".

 

 

Il démissionne de sa responsabilité entre les deux tours, en désaccord avec les appels à Bayrou "sans accord programmatique ni idéologique".

 

Il n'est pas contre "un compromis sur une base politique", mais refuse "une reddition".

 

 

Il considère que dans une élection est élu(e) "celui ou celle qui est taillé(e) pour le job".

 

"Sarkozy commettait presque autant d'erreurs, mais il avait l'avantage de se reposer sur un programme affirmé, une stratégie visible et une idéologie assumée. Le socle était solide et assumé".

 

"Nous donnions l'image de politiques à la recherche de solutions, alors que notre rôle aurait été plutôt de soumettre des propositions, fruits de notre réflexion."

 

"Dans un programme, on a besoin d'une ligne de force et de symboles politiques, de "marqueurs de gauche, au cœur des préoccupations des Français, en adéquation avec les préoccupations de la société".

 

"Une bataille politique se gagne sur le terrain des valeurs et des idées."

 

"Une campagne ne commence pas cinq ou six semaines avant le scrutin. C'est l'aboutissement d'une stratégie de longue haleine, cohérente, puissante, coordonnée, relayée."

 

 

Il critique sévèrement le Premier Secrétaire du PS, considérant que "s'il a été élu à ce poste, c'était parce que l'on considérait qu'il ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle", mais que ce sont ses ambitions qui auraient empêché le parti d'être en ordre de bataille.

 

Il considère que le PS doit incarner une opposition frontale.

 

Il rappelle, à juste titre, que "le réformisme est une méthode, pas un projet de société".

 

"Si la gauche ne parle pas des plus faibles et ne les aide pas à vivre, et parfois à survivre quand les temps sont durs, qui le fera ?"

 

Mais la gauche doit faire face à un monde nouveau, avec l'inversion de la pyramide des âges, les dérèglements climatiques, les progrès de la biotechnologie."Le socialisme est un progressisme, pas un obscurantisme".

09:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

17/07/2007

Dictionnaire égoïste de la littérature française (citations)

Dictionnaire égoïste de la littérature française

 

 

Charles Dantzig

 

 

Citations de l'auteur

 

 

 

Sur la littérature

 

 

"Le dictionnaire est le seul livre qu'on trouve dans les familles qui ne lisent pas ou dans les familles françaises les plus pauvres, quand, dans les autres pays occidentaux, c'est la Bible"

 

 

"Les critiques et le public n'attendent que des motifs de ne pas aimer les livres : il y en a tant !"

 

 

"La crainte de l'adjectif est le commencement du style" (Claudel)

 

"Le français est une langue de verbes" (Charles Dantzig)

 

 

"La lecture révèle le lecteur"

 

 

"Si on lit, c'est par égoïsme"

 

 

"Les écrivains sont toujours plus connus que lus"

 

 

"Nous avons tellement horreur du talent que nous ne pouvons l'excuser que douloureux"

 

 

"Qu'est-ce qu'une réputation sinon une croyance en ce que serait une personne ?"

 

 

"Les femmes deviennent amoureuses espérant introduire du romanesque dans leur vie. Ayant constaté que cela a surtout introduit des emmerdements, elles lisent des romans"

 

 

"Les romans cherchent à expliquer l'amour par la raison, alors que, tout au plus, l'amour se cherche des raisons"

 

 

"On écrit, on écrit et la fleur surgit de la fin de la phrase. Possible définition de la littérature"

 

 

"On ne se cultive pas pour devenir plus savant mais parce qu'on veut être aimé"

 

 

"On a des moments de génie, comme on a des moments d'amour, d'intelligence"

 

 

"Les causes de l'échec sont toujours claires, celles de la réussite restent obscures"

 

 

"Corneille nous montre les hommes tels qu'ils n'ont jamais été, et Racine les hommes tels que les femmes voudraient qu'ils fussent"

 

 

"La littérature est l'ennemie de tout ce qui voudrait limiter la liberté de l'homme"

 

 

" L'érudition sait, la littérature veut découvrir"

 

 

"L'écrivain réactionnaire ne réfléchit pas, il se gratte"

09:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (20)

13/07/2007

Dictionnaire égoïste de la littérature française

Dictionnaire égoïste de la littérature française

 

 

Charles Dantzig

 

 

Prix "Décembre" (2005)

 

 

Grasset

 

 

 

Vous trouvez peut-être curieux que je parle en juillet 2007 d'un livre qui a eu le prix "décembre" en 2005, mais je ne parle que des livres que j'ai lu, et c'est bien la première fois que je lis un dictionnaire de bout en bout (un millier de pages quand même !), mais il est vrai que ce n'est pas un dictionnaire comme les autres.

 

Charles Dantzig tient une chronique littéraire radiophonique le samedi matin, et il n'hésite pas à dire du mal des écrivains les plus célèbres.

 

Dantzig est romancier mais, à l'origine, il est traducteur. On sent à travers les rubriques qu'il connaît bien la littérature étrangère mais dans ce dictionnaire il ne parle, presque, que des auteurs français. Des auteurs français morts, plus précisément car il ne veut pas exercer son talent iconoclaste au détriment de ses contemporains.

 

Complément ou remplaçant indispensable des Lagarde et Michard de nos années lycéennes, il vous permettra de briller dans les dîners en ville pour parler d'auteurs à jamais oubliés ou d'exprimer une pensée critique à l'égard des "monstres sacrés" de la littérature.

 

Si le titre n'avait déjà été pris ce "dictionnaire" aurait pu s'intituler "qu'est-ce que la littérature ?", avec cette conclusion fulgurante : "un livre, au fond, ça ne veut rien dire de plus que : aimez moi" !

 

 

09:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4)